<?xml version="1.0" encoding="utf-8" ?><rdf:RDF xmlns:rdf="http://www.w3.org/1999/02/22-rdf-syntax-ns#" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/" xmlns:admin="http://webns.net/mvcb/" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/" xmlns="http://purl.org/rss/1.0/"><channel rdf:about="https://www.06.unpi.org/index.php"><title>Actualité de la chambre - UNPI 06 Nice</title><description><![CDATA[UNPI 06 Nice]]></description><link>https://www.06.unpi.org/index.php</link><dc:language>fr</dc:language><dc:creator>https://www.06.unpi.org</dc:creator> <dc:rights>UNPI 06 Nice</dc:rights><dc:date>2023-05-09</dc:date><items><rdf:Seq><rdf:li rdf:resource="https://www.06.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=781" /> <rdf:li rdf:resource="https://www.06.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=780" /> <rdf:li rdf:resource="https://www.06.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=779" /> <rdf:li rdf:resource="https://www.06.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=778" /> <rdf:li rdf:resource="https://www.06.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=777" /> <rdf:li rdf:resource="https://www.06.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=776" /> <rdf:li rdf:resource="https://www.06.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=36" /> <rdf:li rdf:resource="https://www.06.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=32" /> <rdf:li rdf:resource="https://www.06.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=33" /> <rdf:li rdf:resource="https://www.06.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=31" /> </rdf:Seq></items></channel><item rdf:about="https://www.06.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=781" > <title>Analyse juridique : Gardien d'immeuble et pouvoirs pour l'assemblée générale des copropriétaires</title> <link>https://www.06.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=781</link><dc:date>2023-05-09</dc:date><dc:language>fr</dc:language><dc:subject></dc:subject><description><![CDATA[<div class="fond_gris"><strong><span class="rouge">Le gardien d&#39;un immeuble peut-il obtenir des pouvoirs pour assister et voter &agrave; une assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale de la copropri&eacute;t&eacute; au sein de laquelle il est employ&eacute; ?</span></strong></div><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p><p style="text-align: justify;">En droit de la copropri&eacute;t&eacute;, il est de principe que ne peuvent participer et voter &agrave; l&#39;assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale que les copropri&eacute;taires. Cela s&#39;explique par le caract&egrave;re priv&eacute; de ces r&eacute;unions. L&#39;article 22 de la loi du 10 juillet 1965 apporte une exception &agrave; cette r&egrave;gle en pr&eacute;voyant que &quot;<i>tout copropri&eacute;taire peut d&eacute;l&eacute;guer son droit de vote &agrave; un mandataire, que ce dernier soit ou non membre du syndicat</i>&quot;. Le gardien d&#39;une&nbsp;copropri&eacute;t&eacute;, n&#39;&eacute;tant pas un membre du syndicat, pourrait d&egrave;s lors se voir confier, par un copropri&eacute;taire, un pouvoir pour une assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale.</p><p style="text-align: justify;">Toutefois, l&#39;article 22 pr&eacute;cit&eacute; ajoute que&nbsp;ne peuvent recevoir de d&eacute;l&eacute;gation de pouvoir les &quot;<b><i>pr&eacute;pos&eacute;s</i></b>&quot; du syndic. Il est donc n&eacute;cessaire de d&eacute;terminer si les gardiens d&#39;immeuble, en tant que salari&eacute;s du syndicat des copropri&eacute;taires, mais embauch&eacute;s et cong&eacute;di&eacute;s par le syndic (selon l&#39;article&nbsp;31 du d&eacute;cret du 17 mars 1967), entrent dans cette cat&eacute;gorie de &quot;<i>pr&eacute;pos&eacute;s</i>&quot; du syndic.</p><p style="text-align: justify;">Une r&eacute;ponse minist&eacute;rielle a d&eacute;j&agrave; pu indiquer &quot;<i>qu&#39;en l&#39;absence de lien juridique de subordination, l&#39;interdiction faite aux pr&eacute;pos&eacute;s du syndic de recevoir des mandats ne concerne pas les concierges ou gardiens d&#39;immeuble</i>&quot; (R&eacute;p. min. n&deg; 32353 : JOAN Q, 19 f&eacute;vr. 1996, p. 948). Cela confirmerait que les gardiens d&#39;immeuble sont en mesure de repr&eacute;senter un copropri&eacute;taire &agrave; une assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale, et donc de prendre part au vote de certaines r&eacute;solutions.</p><p style="text-align: justify;">Toutefois, la cour d&#39;appel de Paris, dans un arr&ecirc;t du 26 mai 2021, a nuanc&eacute; ce principe en indiquant qu&#39;il est possible de consid&eacute;rer le gardien comme un pr&eacute;pos&eacute; du syndic si est rapport&eacute;e la preuve (difficilement) que m&ecirc;me en dehors de tout contrat de travail, il se comporte comme tel &agrave; l&#39;&eacute;gard des tiers et des copropri&eacute;taires, qu&#39;il travaille pour son compte, ex&eacute;cute ses ordres et accomplit des actes de gestion incombant au syndic (cour d&#39;appel de Paris, 26 mai 2021, n&deg; 18/03741). Si tel &eacute;tait le cas, le gardien ne saurait recevoir des pouvoirs pour une assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale de copropri&eacute;t&eacute;.&nbsp;</p><p style="text-align: justify;">En tout &eacute;tat de cause, pour pr&eacute;venir toute difficult&eacute; (et toute contestation du proc&egrave;s-verbal d&#39;assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale), il est recommand&eacute; de ne pas confier de pouvoir au gardien d&#39;immeuble, et plus particuli&egrave;rement lorsque l&#39;assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale concern&eacute;e doit&nbsp;&eacute;voquer une question relative &agrave;&nbsp;ses fonctions.</p><p style="text-align: right;">C&eacute;dric Chapelle</p>]]></description></item><item rdf:about="https://www.06.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=780" > <title>Analyse juridique : Le congé délivré par le bailleur d'un bail d'habitation doit l'être pour l'échéance du bail</title> <link>https://www.06.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=780</link><dc:date>2023-03-03</dc:date><dc:language>fr</dc:language><dc:subject></dc:subject><description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Qu&#39;un contrat de bail d&#39;habitation concerne un logement nu ou meubl&eacute;, la loi du 6 juillet 1989&nbsp;(art. 15 pour les logements nus ; art. 25-8 pour les logements meubl&eacute;s)&nbsp;donne la possibilit&eacute; au bailleur de d&eacute;livrer un cong&eacute; au locataire dans 3 situations :&nbsp;pour reprendre le logement afin d&#39;y vivre ou loger un proche ; pour vendre le logement ; pour un motif l&eacute;gitime et s&eacute;rieux. Ces dispositions pr&eacute;voient &eacute;galement les modalit&eacute;s de d&eacute;livrance du cong&eacute;, notamment le d&eacute;lai de pr&eacute;avis qui s&#39;impose au bailleur : il est de 6 mois pour les logements nus, et de 3 mois pour les logements meubl&eacute;s.</p><p style="text-align: justify;">Toutefois face au silence de ces articles sur le moment de d&eacute;livrance du cong&eacute;, nombreux sont les bailleurs qui estiment que celui-ci peut &ecirc;tre d&eacute;livr&eacute; &agrave; tout moment pendant l&#39;ex&eacute;cution du bail, faisant d&eacute;buter le d&eacute;lai de pr&eacute;avis &agrave; sa date de d&eacute;livrance. Or, en application de l&#39;article 10 de la loi du 6 juillet 1989 et selon la jurisprudence, la r&egrave;gle est claire : le cong&eacute; ne peut &ecirc;tre d&eacute;livr&eacute; que pour la date d&#39;&eacute;ch&eacute;ance du bail (pour exemple d&#39;une jurisprudence r&eacute;cente : cour d&#39;appel de Douai, 15 d&eacute;cembre 2022).</p><p style="text-align: justify;">Cette r&egrave;gle stricte impose donc aux bailleurs d&#39;&ecirc;tre particuli&egrave;rement attentifs : le cong&eacute; doit &ecirc;tre d&eacute;livr&eacute; au locataire au moins 6 mois (logement nu) ou au moins 3 mois (logement meubl&eacute;) avant l&#39;&eacute;ch&eacute;ance du bail. Tout cong&eacute; tardif est consid&eacute;r&eacute; comme nul (Cour de cassation, 3&egrave;me&nbsp;chambre civile, 10 juillet 1996). Bien entendu, cela n&#39;emp&ecirc;che pas le bailleur de d&eacute;livrer le cong&eacute; de mani&egrave;re anticip&eacute;e, mais il&nbsp;produira ses effets &agrave; la date &agrave; laquelle il aurait d&ucirc; &ecirc;tre donn&eacute; (Cour de cassation, 3&egrave;me chambre civile, 17 mai 2005).</p><p style="text-align: right;">C&eacute;dric Chapelle</p>]]></description></item><item rdf:about="https://www.06.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=779" > <title>Information pratique : Nouvelle obligation déclarative pour les propriétaires</title> <link>https://www.06.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=779</link><dc:date>2023-02-17</dc:date><dc:language>fr</dc:language><dc:subject></dc:subject><description><![CDATA[<div class="fond_gris" style="text-align: justify;"><strong><span class="rouge">Une nouvelle obligation d&eacute;clarative pour les propri&eacute;taires de biens immobiliers &agrave; usage d&#39;habitation</span></strong></div><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p><p style="text-align: justify;">Conform&eacute;ment &agrave; la loi de finances pour 2020 du 28 d&eacute;cembre 2019, les propri&eacute;taires de biens immobliers &agrave; usage d&#39;habitation sont tenus, <strong>depuis le 1er janvier 2023</strong>,&nbsp;de d&eacute;clarer ces derniers en ligne sur le site des imp&ocirc;ts, dans leur espace personnel ou professionnel (onglet &quot;G&eacute;rer mes biens immobiliers&quot;). Les propri&eacute;taires n&#39;ayant pas acc&egrave;s &agrave; ce service en ligne pourront se rendre dans leur centre des imp&ocirc;ts ou le contacter par t&eacute;l&eacute;phone. Les propri&eacute;taires concern&eacute;s (personnes physiques et morales - s&#39;&eacute;levant &agrave; 34 millions selon les donn&eacute;es communiqu&eacute;es par le gouvernement) auront <strong>jusqu&#39;au 30 juin 2023 inclus</strong> pour effectuer cette d&eacute;claration.<br />Ils devront notamment indiquer s&#39;ils occupent personnellement leur bien en tant que r&eacute;sidence principale ou secondaire, si le logement est occup&eacute; par un locataire, ou s&#39;il est tout simplement inoccup&eacute;.&nbsp;&nbsp;</p><p style="text-align: justify;">Cette d&eacute;claration a pour objet de permettre &agrave; l&#39;administration fiscale de d&eacute;terminer, en fonction des donn&eacute;es renseign&eacute;es par les propri&eacute;taires, si les logements restent soumis &agrave; la taxe d&#39;habitation (ce sera le cas pour des r&eacute;sidences secondaires) ou si leurs propri&eacute;taires sont assujettis &agrave; la taxe sur les logements vacants (pour les logements nus et inoccup&eacute;s).</p><p style="text-align: justify;">L&#39;absence de d&eacute;claration, une d&eacute;claration incompl&egrave;te ou erron&eacute;e pourra conduire au prononc&eacute; d&#39;une amende forfaitaire de 150 euros par local.</p><p style="text-align: right;">C&eacute;dric Chapelle</p>]]></description></item><item rdf:about="https://www.06.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=778" > <title>Analyse juridique : Bail commercial et tacite prolongation</title> <link>https://www.06.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=778</link><dc:date>2023-01-23</dc:date><dc:language>fr</dc:language><dc:subject></dc:subject><description><![CDATA[<div class="fond_gris" style="text-align: justify;"><span class="bleu"><b>Le bail commercial prend-il automatiquement fin &agrave; l&#39;issue de sa dur&eacute;e ?</b></span></div><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p><p style="text-align: justify;">De nombreux bailleurs sont inquiets &agrave; l&#39;approche de l&#39;&eacute;ch&eacute;ance du bail commercial qui les lie avec le preneur. Ils craignent qu&#39;&agrave; l&#39;issue des 9 ans du bail commercial (dur&eacute;e pouvant &ecirc;tre plus longue dans certaines hypoth&egrave;ses), celui-ci cesse et que le preneur se trouve dans l&#39;obligation de quitter les lieux. Si c&#39;est le principe pour les baux d&eacute;rogatoires (art. L. 145-5 du code de commerce) et les conventions d&#39;occupation pr&eacute;caire (art. L. 145-5-1 du code de commerce), tel n&#39;est pas le cas en mati&egrave;re de baux relevant du statut des baux commerciaux.</p><p style="text-align: justify;">En effet, l&#39;article L. 145-9 alin&eacute;a 2 du code de commerce offre une s&eacute;curit&eacute; aux parties li&eacute;es par un bail commercial, en pr&eacute;voyant que &quot;<i>&agrave;&nbsp;d&eacute;faut de cong&eacute; ou de demande de renouvellement, le bail fait par &eacute;crit se prolonge tacitement au-del&agrave; du terme fix&eacute; par le contrat</i>&quot;. Il en r&eacute;sulte qu&#39;au terme de la dur&eacute;e du bail commercial, si aucune partie n&#39;en sollicite le renouvellement ou ne d&eacute;livre un cong&eacute;, le contrat se poursuit par tacite prolongation, pour une dur&eacute;e ind&eacute;termin&eacute;e&nbsp;, ce qui donne la possibilit&eacute; &agrave; chacune des parties d&#39;y mettre fin &agrave; tout moment&nbsp;(Cour de cassation, 3&egrave;me chambre civile, 7 d&eacute;cembre 2004, n&deg; 03-19.226)&nbsp;selon les modalit&eacute;s l&eacute;gales relatives aux cong&eacute;s&nbsp;(Cour de cassation, 3&egrave;me chambre civile, 30 juin 1999, n&deg; 97-20.521), et m&ecirc;me d&#39;en solliciter le renouvellement (article L. 145-9 alin&eacute;a 2 du code de commerce).&nbsp;&nbsp;</p><p style="text-align: justify;">La tacite prolongation du bail commercial implique bien &eacute;videmment que les parties continuent &agrave; respecter les obligations contenues dans le bail prolong&eacute;.</p><p style="text-align: right;">C&eacute;dric Chapelle.</p>]]></description></item><item rdf:about="https://www.06.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=777" > <title>Analyse juridique : Fonds de travaux et petites copropriétés</title> <link>https://www.06.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=777</link><dc:date>2023-01-09</dc:date><dc:language>fr</dc:language><dc:subject></dc:subject><description><![CDATA[<div class="fond_gris" style="text-align: justify;"><strong><span class="bleu">Une copropri&eacute;t&eacute; compos&eacute;e de 8 lots est-elle dans l&#39;obligation de constituer un fonds de travaux ?</span></strong></div><p style="text-align: justify;">Cr&eacute;&eacute; par la loi Alur du 24 mars 2014, le fonds de travaux se d&eacute;finit comme une somme &eacute;pargn&eacute;e par les copropri&eacute;taires sur un compte d&eacute;di&eacute; et aliment&eacute; par une cotisation annuelle, dans le but d&#39;anticiper le financement de travaux dans l&#39;immeuble. Il s&#39;agit donc d&#39;un fonds de &quot;s&eacute;curit&eacute;&quot; permettant la mise &agrave; disposition quasi-imm&eacute;diate de fonds lorsque des travaux s&#39;av&egrave;reraient n&eacute;cessaires. Il est &agrave; noter que le montant du fonds de travaux varie en fonction des situations.</p><p style="text-align: justify;"><u>Avant le 1er janvier 2023</u> :&nbsp;<br />L&#39;article 14-2 de la loi du 10 juillet 1965 pr&eacute;voit que la cotisation annuelle vers&eacute;e par les copropri&eacute;taires pour alimenter ce fonds de travaux est &quot;obligatoire&quot;, donnant un caract&egrave;re imp&eacute;ratif &agrave; ce dernier. Ce m&ecirc;me article indique toutefois que &quot;<em>lorsque l&#39;immeuble comporte moins de dix lots, le syndicat peut d&eacute;cider de ne pas constituer de fonds de travaux</em>&quot;. Ainsi, dans les copropri&eacute;t&eacute;s allant jusqu&#39;&agrave; 9 lots, le fonds de travaux est facultatif, les copropri&eacute;taires pouvant d&eacute;cider de s&#39;en dispenser. Une telle d&eacute;cision rel&egrave;ve cependant de l&#39;unanimit&eacute; des copropri&eacute;taires.&nbsp;De m&ecirc;me, si les copropri&eacute;taires prennent le soin de faire r&eacute;aliser un diagnostic technique global de l&#39;immeuble&nbsp;et que ce document ne fait appara&icirc;tre aucun besoin de travaux dans les dix prochaines ann&eacute;es, le syndicat est dispens&eacute; de l&#39;obligation de constituer un fonds de travaux pendant la dur&eacute;e de validit&eacute; du diagnostic.</p><p style="text-align: justify;">Le montant du fonds de travaux ne saurait &ecirc;tre inf&eacute;rieur &agrave; 5% du budget pr&eacute;visionnel vot&eacute; en assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale.</p><p style="text-align: justify;"><u>Depuis le 1er janvier 2023</u> :&nbsp;<br />Le fonds de travaux est pr&eacute;vu &agrave; l&#39;article 14-2-1 de la loi du 10 juillet 1965. Les syndicats de&nbsp;copropri&eacute;taires comprenant plus de 200 lots &agrave; usage de logements, de bureaux ou de commerces ont&nbsp;l&#39;obligation de constituer&nbsp;un fonds de travaux. Cette obligation s&#39;&eacute;tendra progressivement dans le temps : pour les syndicats de&nbsp;copropri&eacute;taires comprenant entre 51 et 200 lots &agrave; partir du 1er janvier 2024, et pour les syndicats de copropri&eacute;taires comprenant 50 lots maximum &agrave; partir du 1er janvier 2025.&nbsp;</p><p style="text-align: justify;">A noter que lorsque l&#39;assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale a adopt&eacute; un plan pluriannuel de travaux, le montant de la cotisation annuelle ne peut &ecirc;tre inf&eacute;rieur &agrave; 2,5 % du montant des travaux pr&eacute;vus dans le plan adopt&eacute; et &agrave; 5 % du budget pr&eacute;visionnel. A d&eacute;faut d&#39;adoption d&#39;un plan, le montant de la cotisation annuelle pour le fonds de travaux ne peut &ecirc;tre inf&eacute;rieur &agrave; 5 % du budget pr&eacute;visionnel.</p><p style="text-align: right;">C&eacute;dric Chapelle</p><p style="text-align: right;">&nbsp;</p><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>]]></description></item><item rdf:about="https://www.06.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=776" > <title>Analyse juridique : Bail d'habitation, charges forfaitaires et remboursement de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères</title> <link>https://www.06.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=776</link><dc:date>2022-12-19</dc:date><dc:language>fr</dc:language><dc:subject></dc:subject><description><![CDATA[<div class="fond_gris" style="text-align: justify;"><span class="bleu"><strong>Un bailleur peut-il demander &agrave; son locataire le remboursement de la taxe d&#39;enl&egrave;vement des ordures m&eacute;nag&egrave;res si le bail pr&eacute;voit le paiement des charges locatives sous la forme d&#39;un forfait ?</strong></span></div><p style="text-align: justify;">Dans le cadre d&#39;un bail meubl&eacute;, le bailleur et le locataire peuvent pr&eacute;voir que le paiement des charges se fera par forfait lequel, &agrave; l&#39;inverse du r&eacute;gime de la provision pour charges, ne permet aucune r&eacute;gularisation annuelle des charges.<br />Ceci implique du bailleur qu&#39;il soit particuli&egrave;rement vigilant sur la d&eacute;termination du montant du forfait de charges, lequel doit &ecirc;tre fix&eacute; en fonction des montants exigibles par le bailleur au titre des charges r&eacute;cup&eacute;rables (art. 25-10, loi du 6 juillet 1989). La taxe d&#39;enl&egrave;vement des ordures m&eacute;nag&egrave;res entre dans la cat&eacute;gorie des charges r&eacute;cup&eacute;rables conform&eacute;ment au d&eacute;cret du 26 ao&ucirc;t 1987, et doit donc entrer en compte lors de la fixation du montant du forfait de charges. Cela signifie que le bailleur qui n&#39;a pas anticip&eacute; le paiement de cette somme pour l&#39;int&eacute;grer au forfait de charges sera dans l&#39;impossibilit&eacute; d&#39;en r&eacute;clamer le paiement &agrave; son locataire au moment o&ugrave; l&#39;administration fiscale la lui r&eacute;clamera. La solution est inverse lorsque le bail pr&eacute;voit une provision pour charges qui, par d&eacute;finition, est r&eacute;gularisable annuellement.</p><p style="text-align: justify;">Pour faire face &agrave; cet obstacle, il recommand&eacute; au bailleur de pr&eacute;voir une clause de r&eacute;vision du forfait pour charges. L&#39;article 25-10 de la loi du 6 juillet 1989 pr&eacute;voit en effet que le montant du forfait de charges peut &ecirc;tre r&eacute;vis&eacute; chaque ann&eacute;e aux m&ecirc;mes conditions que le loyer principal. Encore faut-il qu&#39;une clause du bail en pr&eacute;voie le principe et les modalit&eacute;s.</p><p style="text-align: right;">C&eacute;dric Chapelle</p><p>&nbsp;</p>]]></description></item><item rdf:about="https://www.06.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=36" > <title>Baux commerciaux : attention aux demandes de révision triennale du loyer prématurées !</title> <link>https://www.06.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=36</link><dc:date>2021-09-09</dc:date><dc:language>fr</dc:language><dc:subject></dc:subject><description><![CDATA[<div class="boite_grise_gauche_r" style="text-align: justify;">La r&eacute;vision triennale du loyer commercial est de droit, conform&eacute;ment aux articles L. 145-37 et L. 145-38 du code de commerce. L&rsquo;article L.145-15 du code de commerce &eacute;rige par ailleurs les dispositions r&eacute;gissant la r&eacute;vision triennale en r&egrave;gles d&rsquo;ordre public. Ce dispositif&nbsp;permet au bailleur, d&egrave;s l&rsquo;expiration d&rsquo;un d&eacute;lai de 3 ans apr&egrave;s la fixation du loyer initial ou du loyer r&eacute;vis&eacute;, de solliciter une augmentation du loyer du bail commercial. Mais attention, la demande de r&eacute;vision r&eacute;pond &agrave; des r&egrave;gles particuli&egrave;res qui, si elles ne sont pas respect&eacute;es, peuvent conduire &agrave; son inefficacit&eacute;. Parmi ces r&egrave;gles, la plus importante est celle du d&eacute;lai applicable pour formuler la demande de r&eacute;vision.</div><div style="text-align: justify;">L&rsquo;article L. 145-38 du code de commerce &eacute;nonce que &laquo; <em>la demande en r&eacute;vision ne peut &ecirc;tre form&eacute;e que trois ans au moins apr&egrave;s la date d&#39;entr&eacute;e en jouissance du locataire ou apr&egrave;s le point de d&eacute;part du bail renouvel&eacute;. La r&eacute;vision du loyer prend effet &agrave; compter de la date de la demande en r&eacute;vision. De nouvelles demandes peuvent &ecirc;tre form&eacute;es tous les trois ans &agrave; compter du jour o&ugrave; le nouveau prix sera applicable</em> &raquo;. Cela implique deux &eacute;l&eacute;ments essentiels :&nbsp;</div><ul style="margin-left: 40px;">	<li style="text-align: justify;">Le d&eacute;lai de 3 ans commence &agrave; courir &agrave; partir de 3 &eacute;v&egrave;nements : soit la date d&rsquo;entr&eacute;e en jouissance du locataire (en d&rsquo;autres termes la prise d&rsquo;effet du bail, et non pas la date de signature), soit le point de d&eacute;part du bail renouvel&eacute;, soit le jour o&ugrave; le nouveau prix sera applicable (c&rsquo;est-&agrave;-dire &agrave; partir de la prise d&rsquo;effet d&rsquo;un avenant venu modifier le montant du loyer ou &agrave; partir d&rsquo;une pr&eacute;c&eacute;dente r&eacute;vision triennale).</li>	<li style="text-align: justify;">Le d&eacute;lai de 3 ans doit s&rsquo;&ecirc;tre &eacute;coul&eacute; en totalit&eacute; afin que la demande en r&eacute;vision soit recevable, ce qui signifie en r&eacute;alit&eacute; que le bailleur ne peut formuler sa demande en r&eacute;vision qu&rsquo;&agrave; l&rsquo;issue d&rsquo;un d&eacute;lai de 3 ans et 24 heures (Cour de cassation, 3&egrave;me chambre civile, 23 f&eacute;vr. 1994). Il en r&eacute;sulte que toute demande formul&eacute;e par le bailleur avant l&rsquo;expiration de ce d&eacute;lai est irrecevable (Cour de cassation, 3&egrave;me chambre civile, 22 avr. 1980).</li></ul><div style="text-align: justify;">Ces r&egrave;gles doivent alerter les bailleurs qui, en pratique et par anticipation, adressent leur demande de r&eacute;vision du loyer &agrave; leur locataire quelques jours avant l&rsquo;expiration du d&eacute;lai l&eacute;gal. Les locataires les plus avertis seraient donc tent&eacute;s de faire &eacute;chec &agrave; une demande de r&eacute;vision triennale pr&eacute;matur&eacute;e. Il est donc recommand&eacute; aux bailleurs de locaux commerciaux d&rsquo;&ecirc;tre tr&egrave;s prudents &agrave; cet &eacute;gard.</div><div style="text-align: justify;">&nbsp;</div><div style="text-align: right;">C&eacute;dric Chapelle</div>]]></description></item><item rdf:about="https://www.06.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=32" > <title>Peut-on récupérer la part non dépensée du fonds de travaux en cas de cession d'un lot ?</title> <link>https://www.06.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=32</link><dc:date>2020-07-23</dc:date><dc:language>fr</dc:language><dc:subject></dc:subject><description><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>La Loi n&deg; 2014-366 du 24 mars 2014, dite Loi Alur, a rendu obligatoire la constitution d&#39;un fonds de travaux pour toutes les copropri&eacute;t&eacute;s, &agrave; l&rsquo;exclusion de celles comportant moins de dix lots. La cr&eacute;ation de ce fonds impose la constitution de provisions chaque ann&eacute;e en pr&eacute;vision des travaux de remise en &eacute;tat de l&#39;immeuble. Le fonds de travaux sert ainsi &agrave; anticiper et financer les d&eacute;penses de travaux obligatoires ou d&eacute;cid&eacute;s par l&#39;assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale des copropri&eacute;taires hors budget pr&eacute;visionnel selon la liste fix&eacute;e par le D&eacute;cret n&deg; 2004-479 du 27 mai 2004&sup1;.</strong></p><p style="text-align: justify;">Lorsqu&rsquo;un copropri&eacute;taire paye ses charges chaque trimestre, il n&rsquo;est donc pas sans ignorer qu&rsquo;un pourcentage de ces charges appel&eacute;es va constituer sa cotisation annuelle du&nbsp;fonds de travaux de sa copropri&eacute;t&eacute; (article 10 de la Loi n&deg; 65-557 du 10 juillet 1965). Pourtant, il arrive fr&eacute;quemment qu&rsquo;aucune somme n&rsquo;ait &eacute;t&eacute; puis&eacute;e dans ce fonds en l&rsquo;absence de n&eacute;cessit&eacute; de r&eacute;aliser des travaux de remise en &eacute;tat de l&rsquo;immeuble.</p><p style="text-align: justify;">Ainsi, lorsqu&rsquo;un copropri&eacute;taire souhaite vendre son bien, il est en droit de se demander s&rsquo;il peut r&eacute;cup&eacute;rer sa quote-part du fonds si les travaux n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; r&eacute;alis&eacute;s pour l&rsquo;ann&eacute;e en cours, mais cela est-il possible&nbsp;?</p><p style="text-align: justify;">L&rsquo;article 14-2 de la Loi n&deg; 65-557 du 10 juillet 1965 est clair&nbsp;:</p><blockquote><p style="text-align: justify;"><span style="font-size:16px;">Les sommes vers&eacute;es au titre du fonds de travaux sont attach&eacute;es aux lots et d&eacute;finitivement acquises au syndicat des copropri&eacute;taires. Elles ne donnent pas lieu &agrave; un remboursement par le syndicat &agrave; l&#39;occasion de la cession d&#39;un lot.</span></p></blockquote><p style="text-align: justify;">Autrement dit, le copropri&eacute;taire vendeur ne r&eacute;cup&egrave;re pas aupr&egrave;s du syndicat la somme qu&#39;il a vers&eacute;e au titre de sa cotisation annuelle obligatoire constituant sa quote-part du fonds de travaux actuel de la copropri&eacute;t&eacute;.</p><p style="text-align: justify;">Les sommes vers&eacute;es constituant le fonds de travaux ne font donc l&rsquo;objet d&rsquo;aucun remboursement en cas de vente d&rsquo;un lot de la copropri&eacute;t&eacute;, car lorsqu&rsquo;elles sont vers&eacute;es, elles appartiennent d&eacute;finitivement au syndicat des copropri&eacute;taires, affect&eacute; au lot objet de la transaction.</p><p style="text-align: justify;">La&nbsp;solution envisageable pour le copropri&eacute;taire vendeur, afin de&nbsp;pouvoir r&eacute;cup&eacute;rer sa quote-part du fonds de travaux, rel&egrave;ve finalement de&nbsp;la n&eacute;gociation contractuelle. Ainsi, par l&#39;interm&eacute;diaire du notaire, il&nbsp;pourra toujours ins&eacute;rer dans le contrat de vente&nbsp;une clause&nbsp;permettant le&nbsp;remboursement de&nbsp;sa quote-part du fonds de travaux par l&#39;acqu&eacute;reur du lot.</p><p style="text-align: justify;">Ma&iuml;lys Esteves</p><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p><p style="text-align: justify;"><span style="font-size:10px;">&sup1; L&#39;article 32 du&nbsp;<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000233353&amp;categorieLien=id" target="_blank">D&eacute;cret n&deg; 2004-479 du 27 mai 2004&nbsp;</a>liste les d&eacute;penses non comprises dans le budget pr&eacute;visionnel, &agrave; savoir :&nbsp;les travaux de conservation ou d&#39;entretien de l&#39;immeuble, autres que ceux de maintenance ;&nbsp;les travaux portant sur les &eacute;l&eacute;ments d&#39;&eacute;quipement communs, autres que ceux de maintenance ; les travaux d&#39;am&eacute;lioration, tels que la transformation d&#39;un ou de plusieurs &eacute;l&eacute;ments d&#39;&eacute;quipement existants, l&#39;adjonction d&#39;&eacute;l&eacute;ments nouveaux, l&#39;am&eacute;nagement de locaux affect&eacute;s &agrave; l&#39;usage commun ou la cr&eacute;ation de tels locaux, l&#39;affouillement du sol et la sur&eacute;l&eacute;vation de b&acirc;timents ; les &eacute;tudes techniques, telles que les diagnostics et consultations ; et, de mani&egrave;re g&eacute;n&eacute;rale,&nbsp;les travaux qui ne concourent pas &agrave; la maintenance et &agrave; l&#39;administration des parties communes ou &agrave; la maintenance et au fonctionnement des &eacute;quipements communs de l&#39;immeuble.</span></p><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>]]></description></item><item rdf:about="https://www.06.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=33" > <title>Les règles gouvernant les copropriétés de petite taille</title> <link>https://www.06.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=33</link><dc:date>2020-07-23</dc:date><dc:language>fr</dc:language><dc:subject></dc:subject><description><![CDATA[<div style="text-align: justify;"><strong>L&rsquo;ordonnance n&deg; 2019-1101 du 30 octobre 2019 est venue apporter plusieurs modifications et am&eacute;liorations au droit de la copropri&eacute;t&eacute;, prenant en compte les nouvelles r&eacute;alit&eacute;s de ce droit mais &eacute;galement l&rsquo;&eacute;volution des rapports entre copropri&eacute;taires. Parmi ces changements, l&rsquo;on retrouve la cr&eacute;ation de r&egrave;gles relatives aux petites copropri&eacute;t&eacute;s et aux copropri&eacute;t&eacute;s ne comprenant que deux copropri&eacute;taires. Ces nouvelles dispositions sont les bienvenues et apportent des r&eacute;ponses &agrave; des probl&egrave;mes pratiques.</strong></div><div style="text-align: justify;">&nbsp;</div><div style="text-align: justify;"><strong>1.&nbsp; <u>Les r&egrave;gles relatives aux petites copropri&eacute;t&eacute;s</u></strong></div><div style="text-align: justify;">&nbsp;</div><div style="text-align: justify;">Par &laquo; petites copropri&eacute;t&eacute;s &raquo;, il convient d&rsquo;entendre celles qui comportent au plus 5 lots &agrave; usage de logements, de bureaux ou de commerces, ou celles pour lesquelles le budget pr&eacute;visionnel moyen du syndicat des copropri&eacute;taires est inf&eacute;rieur &agrave; 15 000 euros sur une p&eacute;riode de trois exercices cons&eacute;cutifs (loi du 10 juillet 1965, art. 41-8).</div><div style="text-align: justify;">&nbsp;</div><div style="text-align: justify;">Pour ces copropri&eacute;t&eacute;s, de nombreuses dispositions viennent pr&eacute;ciser leur fonctionnement :</div><div style="text-align: justify;">- La constitution d&rsquo;un conseil syndical n&rsquo;y est pas obligatoire (loi du 10 juillet 1965, art. 41-9)</div><div style="text-align: justify;">- Le syndicat n&#39;est pas tenu &agrave; une comptabilit&eacute; en partie double comme pour les grosses copropri&eacute;t&eacute;s (loi du 10 juillet 1965, art. 41-10), ce qui signifie qu&rsquo;il n&rsquo;est pas oblig&eacute; d&rsquo;inscrire chaque op&eacute;ration au d&eacute;bit d&rsquo;un compte et au cr&eacute;dit d&rsquo;un autre compte</div><div style="text-align: justify;">- La tenue d&rsquo;une assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale des copropri&eacute;taires n&rsquo;est pas obligatoire (loi du 10 juillet 1965, art. 41-12). En effet, il est pr&eacute;vu qu&rsquo;&agrave; l&#39;exclusion des d&eacute;cisions relatives au vote du budget pr&eacute;visionnel et &agrave; l&#39;approbation des comptes, les autres d&eacute;cisions peuvent &ecirc;tre prises &agrave; l&#39;unanimit&eacute; des voix des copropri&eacute;taires &agrave; l&#39;occasion d&#39;une consultation &eacute;crite, sans qu&#39;il y ait lieu de convoquer une assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale. C&rsquo;est donc un m&eacute;canisme de consultation &eacute;crite qui est instaur&eacute;. Il est de principe que la consultation est organis&eacute;e par le syndic ou &agrave; la demande d&#39;un copropri&eacute;taire. Lorsqu&#39;un copropri&eacute;taire a &eacute;t&eacute; consult&eacute; par &eacute;crit, la d&eacute;cision est formalis&eacute;e au terme du d&eacute;lai fix&eacute; par le syndic pour r&eacute;pondre &agrave; la consultation. Attention, il est toutefois possible que les copropri&eacute;taires soient consult&eacute;s au cours d&#39;une r&eacute;union</div><div style="text-align: justify;">&nbsp;</div><div style="text-align: justify;"><strong>2.&nbsp;<u>Les r&egrave;gles relatives aux syndicats dont le nombre de voix est r&eacute;parti entre deux copropri&eacute;taires</u></strong></div><div style="text-align: justify;">&nbsp;</div><div style="text-align: justify;">Par d&eacute;finition, ces r&egrave;gles ont vocation &agrave; s&rsquo;appliquer dans les copropri&eacute;t&eacute;s o&ugrave; il n&rsquo;y a que 2 copropri&eacute;taires (loi du 10 juillet 1965, art. 41-13). Il &eacute;tait n&eacute;cessaire que la loi prenne en compte cette situation particuli&egrave;re, notamment pour r&eacute;gler la mani&egrave;re dont vont &ecirc;tre prises les d&eacute;cisions entre les deux copropri&eacute;taires. Ces r&egrave;gles permettent ainsi d&rsquo;&eacute;viter des situations de blocage.</div><div style="text-align: justify;">&nbsp;</div><div style="text-align: justify;">Dans les syndicats dont le nombre de voix est r&eacute;parti entre deux copropri&eacute;taires, les dispositions en mati&egrave;re de prise de d&eacute;cisions sont les suivantes :</div><div style="text-align: justify;">-&nbsp;<u>Concernant les majorit&eacute;s</u> : la d&eacute;signation du syndic o&ugrave; les d&eacute;cisions relevant d&rsquo;ordinaire de la majorit&eacute; simple (donc de l&rsquo;article 24 de la loi du 10 juillet 1965) peuvent &ecirc;tre prises par le copropri&eacute;taire d&eacute;tenant plus de la moiti&eacute; des voix (loi du 10 juillet 1965, art. 41-16, 1&deg;). Les d&eacute;cisions relevant d&rsquo;ordinaire de la majorit&eacute; absolue simple (donc de l&rsquo;article 25 de la loi du 10 juillet 1965) sont prises, s&rsquo;il y a lieu, par le copropri&eacute;taire d&eacute;tenant au moins deux tiers des voix (loi du 10 juillet 1965, art. 41-16, 2&deg;)</div><div style="text-align: justify;">Il est possible pour un copropri&eacute;taire de contester la d&eacute;cision prise par l&#39;autre copropri&eacute;taire, et ce dans un d&eacute;lai de deux mois &agrave; compter de la notification de la d&eacute;cision (loi du 10 juillet 1965, art. 41-19).</div><div style="text-align: justify;">- <u>L&rsquo;absence de tenue d&rsquo;une assembl&eacute;e</u> : il est permis aux copropri&eacute;taires de prendre des d&eacute;cisions sans passer par une assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale, en dehors de celles portant sur le vote du budget pr&eacute;visionnel et l&#39;approbation des comptes (loi du 10 juillet 1965, art. 41-17). Dans ce cas, il pr&eacute;cis&eacute; que le copropri&eacute;taire d&eacute;cisionnaire est charg&eacute; de l&rsquo;ex&eacute;cution des d&eacute;cisions. Il est tenu de les notifier &agrave; l&#39;autre copropri&eacute;taire, &agrave; peine d&#39;inopposabilit&eacute;. De plus, chaque copropri&eacute;taire est tenu de contribuer aux d&eacute;penses au titre de ces d&eacute;cisions et mesures proportionnellement aux quotes-parts de parties communes aff&eacute;rentes &agrave; ses lots. Lorsqu&#39;un copropri&eacute;taire a fait l&#39;avance des sommes, il peut obliger l&#39;autre copropri&eacute;taire &agrave; supporter avec lui les d&eacute;penses n&eacute;cessaires</div><div style="text-align: justify;">- <u>En cas de tenue d&rsquo;une assembl&eacute;e</u> : il n&rsquo;est pas n&eacute;cessaire que cette assembl&eacute;e ait fait l&rsquo;objet d&rsquo;une convocation pr&eacute;alable (loi du 10 juillet 1965, art. 41-18, 1&deg;). Une convocation reste possible par l&rsquo;un des deux copropri&eacute;taires, &agrave; charge pour lui de notifier&nbsp;les points &agrave; l&rsquo;ordre du jour, &eacute;tant pr&eacute;cis&eacute; que chaque copropri&eacute;taire peut ajouter des points &agrave; l&#39;ordre du jour sous r&eacute;serve d&#39;en informer pr&eacute;alablement l&#39;autre (loi du 10 juillet 1965, art. 41-18, 2&deg;)</div><div style="text-align: justify;">&nbsp;</div><div style="text-align: justify;">C&eacute;dric Chapelle</div>]]></description></item><item rdf:about="https://www.06.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=31" > <title>Le bailleur peut-il interdire à son locataire de détenir un animal de compagnie ?</title> <link>https://www.06.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=31</link><dc:date>2020-02-21</dc:date><dc:language>fr</dc:language><dc:subject></dc:subject><description><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Il est logique pour un propri&eacute;taire de vouloir s&rsquo;assurer que son locataire ne d&eacute;grade, en aucun cas, son bien immobilier. Ainsi, nombreux sont les propri&eacute;taires souhaitant interdire &agrave; leur locataire la d&eacute;tention d&rsquo;un animal de compagnie, mais cela est-il possible&nbsp;?&nbsp;</strong></p><p style="text-align: justify;">En principe, un propri&eacute;taire ne peut interdire &agrave; son locataire de d&eacute;tenir un animal de compagnie. L&rsquo;article 10 de la loi&nbsp;du 9 juillet 1970 rappelle en effet qu&rsquo;une clause du bail qui interdirait la d&eacute;tention d&rsquo;un animal domestique serait r&eacute;put&eacute;e non &eacute;crite.&nbsp;</p><p style="text-align: justify;">Cependant, cette interdiction n&rsquo;est pas absolue et il existe bien des cas dans lesquels&nbsp;il est possible pour&nbsp;un bailleur d&rsquo;interdire &agrave; son locataire de poss&eacute;der un animal de compagnie. C&rsquo;est le cas lorsque&nbsp;:&nbsp;</p><ul>	<li style="text-align: justify;">il s&rsquo;agit d&rsquo;une&nbsp;location saisonni&egrave;re de meubl&eacute;s de tourisme</li>	<li style="text-align: justify;">la location concerne un chien dangereux de premi&egrave;re cat&eacute;gorie dit &laquo;&nbsp;chien d&rsquo;attaque&nbsp;&raquo; (les&nbsp;pit-bulls, les&nbsp;boerbulls et les chiens assimilables aux chiens de race Tosa)&sup1;</li>	<li style="text-align: justify;">la location n&rsquo;est pas destin&eacute;e &agrave; l&rsquo;habitation (une location commerciale ou professionnelle par exemple)</li></ul><p style="text-align: justify;">Cette d&eacute;tention est toutefois subordonn&eacute;e au fait que ledit animal ne cause aucun d&eacute;g&acirc;t &agrave; l&#39;immeuble, ni aucun trouble de jouissance aux occupants de celui-ci.&nbsp;&nbsp;Le locataire doit en effet, user paisiblement des lieux lou&eacute;s et prendre toutes les dispositions afin que la pr&eacute;sence de son animal de compagnie n&rsquo;apporte aucune g&ecirc;ne au voisinage.&nbsp;</p><p style="text-align: justify;">A titre d&rsquo;exemple, on peut retenir quelques arr&ecirc;ts mettant en cause des locataires pour trouble anormal du voisinage notamment une d&eacute;cision concernant les &laquo;&nbsp;odeurs naus&eacute;abondes&nbsp;&raquo; caus&eacute;es par la d&eacute;tention de plus de trente chats (Cour d&rsquo;appel de&nbsp;Paris, 13 juill. 1989).</p><p style="text-align: justify;">Enfin, il n&rsquo;est pas n&eacute;cessaire de prouver le trouble anormal de voisinage lorsque la d&eacute;tention ne concerne pas un animal dit &laquo;&nbsp;familier&nbsp;&raquo;. Le bail peut donc &ecirc;tre r&eacute;sili&eacute; &agrave; raison de la seule pr&eacute;sence d&rsquo;un serpent dans l&rsquo;appartement&nbsp;(Colmar, 25 oct. 1993). A ce titre, en l&rsquo;absence d&rsquo;une liste exhaustive concernant les animaux familiers, on peut envisager que puisse &ecirc;tre interdit dans le contrat de bail, la pr&eacute;sence des NAC (Nouveaux Animaux de Compagnie) tels que les rongeurs, les oiseaux, les tortues, les reptiles, les araign&eacute;es ou encore plus r&eacute;cemment les singes.&nbsp;</p><p style="text-align: justify;">Ma&iuml;lys Esteves</p><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p><p style="text-align: justify;"><span style="font-size:10px;">&sup1;&nbsp;L&#39;<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000005627880" target="_blank">arr&ecirc;t&eacute; du&nbsp;27 avril 1999</a>&nbsp;&eacute;tablit la liste des types de chiens susceptibles d&#39;&ecirc;tre dangereux&nbsp;et liste les &eacute;l&eacute;ments de reconnaissance des chiens de cat&eacute;gorie 1.&nbsp;</span></p><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>]]></description></item></rdf:RDF>