<?xml version="1.0" encoding="utf-8" ?><rdf:RDF xmlns:rdf="http://www.w3.org/1999/02/22-rdf-syntax-ns#" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/" xmlns:admin="http://webns.net/mvcb/" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/" xmlns="http://purl.org/rss/1.0/"><channel rdf:about="https://www.06.unpi.org/index.php"><title>Actualité de la chambre - UNPI 06 Nice</title><description><![CDATA[UNPI 06 Nice]]></description><link>https://www.06.unpi.org/index.php</link><dc:language>fr</dc:language><dc:creator>https://www.06.unpi.org</dc:creator> <dc:rights>UNPI 06 Nice</dc:rights><dc:date>2026-07-07</dc:date><items><rdf:Seq><rdf:li rdf:resource="https://www.06.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=792" /> <rdf:li rdf:resource="https://www.06.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=791" /> <rdf:li rdf:resource="https://www.06.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=781" /> <rdf:li rdf:resource="https://www.06.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=780" /> <rdf:li rdf:resource="https://www.06.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=779" /> <rdf:li rdf:resource="https://www.06.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=778" /> <rdf:li rdf:resource="https://www.06.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=777" /> <rdf:li rdf:resource="https://www.06.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=776" /> <rdf:li rdf:resource="https://www.06.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=36" /> <rdf:li rdf:resource="https://www.06.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=32" /> </rdf:Seq></items></channel><item rdf:about="https://www.06.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=792" > <title>Louer à un étudiant sans revenus : faut-il mettre le bail au nom des parents ?</title> <link>https://www.06.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=792</link><dc:date>2026-07-07</dc:date><dc:language>fr</dc:language><dc:subject></dc:subject><description><![CDATA[<h1>&nbsp;</h1><p>Chaque rentr&eacute;e universitaire apporte son lot de dossiers locatifs d&eacute;licats. Le cas est tr&egrave;s fr&eacute;quent : un &eacute;tudiant cherche un studio ou un petit appartement, mais il n&rsquo;a pas encore de revenus personnels. Ses parents, eux, sont solvables et proposent de payer le loyer.</p><p>Le bailleur peut alors &ecirc;tre tent&eacute; de raisonner ainsi : &laquo; Puisque les parents payent, mettons directement le bail &agrave; leur nom. &raquo; L&rsquo;id&eacute;e para&icirc;t rassurante. Pourtant, ce n&rsquo;est pas toujours la meilleure solution. Elle peut m&ecirc;me cr&eacute;er des difficult&eacute;s administratives, notamment pour l&rsquo;aide au logement de l&rsquo;&eacute;tudiant.</p><p>La bonne formule consiste g&eacute;n&eacute;ralement &agrave; distinguer clairement les r&ocirc;les : l&rsquo;&eacute;tudiant est le locataire, les parents sont les garants.</p><h2>L&rsquo;essentiel &agrave; retenir</h2><p>Dans la majorit&eacute; des cas, il est pr&eacute;f&eacute;rable de pr&eacute;voir :</p><ul>	<li>	<p>un bail au nom de l&rsquo;&eacute;tudiant, puisqu&rsquo;il est l&rsquo;occupant r&eacute;el du logement ;</p>	</li>	<li>	<p>un acte de caution solidaire sign&eacute; par le ou les parents ;</p>	</li>	<li>	<p>des quittances &eacute;tablies au nom de l&rsquo;&eacute;tudiant, m&ecirc;me si les parents r&egrave;glent concr&egrave;tement le loyer ;</p>	</li>	<li>	<p>une v&eacute;rification s&eacute;rieuse du dossier des cautions : identit&eacute;, domicile, revenus, avis d&rsquo;imposition, situation professionnelle ;</p>	</li>	<li>	<p>une assurance habitation au nom de l&rsquo;occupant ;</p>	</li>	<li>	<p>pour un logement meubl&eacute;, &eacute;ventuellement un bail &eacute;tudiant de 9 mois, lorsque la situation s&rsquo;y pr&ecirc;te.</p>	</li></ul><p>Ce montage prot&egrave;ge le bailleur tout en pr&eacute;servant les droits de l&rsquo;&eacute;tudiant, notamment pour une demande d&rsquo;aide au logement aupr&egrave;s de la CAF.</p><h2>1. Un &eacute;tudiant peut-il signer un bail s&rsquo;il n&rsquo;a pas de revenus ?</h2><p>Oui. Rien n&rsquo;interdit &agrave; un &eacute;tudiant sans revenus personnels d&rsquo;&ecirc;tre titulaire d&rsquo;un bail d&rsquo;habitation.</p><p>Le bailleur n&rsquo;est pas oblig&eacute; d&rsquo;accepter n&rsquo;importe quel dossier, bien s&ucirc;r. Il peut demander des garanties s&eacute;rieuses dans les limites pr&eacute;vues par les textes. Mais l&rsquo;absence de salaire du candidat locataire ne rend pas le bail impossible.</p><p>Il faut simplement s&eacute;curiser le dossier autrement : caution parentale, garantie Visale lorsque les conditions sont r&eacute;unies, d&eacute;p&ocirc;t de garantie, assurance habitation, v&eacute;rification des pi&egrave;ces justificatives autoris&eacute;es.</p><p>Le point central est le suivant : celui qui habite le logement doit, en principe, &ecirc;tre celui qui figure comme locataire au contrat. Si l&rsquo;&eacute;tudiant occupe r&eacute;ellement le logement comme r&eacute;sidence principale, le bail doit normalement refl&eacute;ter cette r&eacute;alit&eacute;.</p><h2>2. Pourquoi &eacute;viter de mettre automatiquement le bail au nom des parents ?</h2><p>Mettre le bail au nom de la m&egrave;re ou du p&egrave;re peut sembler plus s&eacute;curisant pour le bailleur. En pratique, cela peut brouiller la situation.</p><p>Si les parents n&rsquo;habitent pas le logement, mais que le bail est exclusivement &agrave; leur nom, plusieurs questions peuvent appara&icirc;tre :</p><ul>	<li>	<p>qui est le v&eacute;ritable locataire ?</p>	</li>	<li>	<p>au nom de qui doivent &ecirc;tre &eacute;tablies les quittances ?</p>	</li>	<li>	<p>l&rsquo;&eacute;tudiant pourra-t-il demander l&rsquo;aide au logement ?</p>	</li>	<li>	<p>le logement est-il la r&eacute;sidence principale de l&rsquo;&eacute;tudiant ou une r&eacute;sidence secondaire du parent titulaire du bail ?</p>	</li>	<li>	<p>qui donnera cong&eacute; ?</p>	</li>	<li>	<p>qui sera responsable en cas de d&eacute;gradations ou d&rsquo;impay&eacute;s ?</p>	</li></ul><p>Ce montage n&rsquo;est pas forc&eacute;ment nul en lui-m&ecirc;me si le bailleur sait express&eacute;ment que le logement est destin&eacute; &agrave; l&rsquo;enfant &eacute;tudiant. Mais il est souvent moins clair que la solution classique : &eacute;tudiant locataire, parents cautions.</p><p>La clart&eacute; du montage est essentielle. En cas de difficult&eacute;, le bailleur a int&eacute;r&ecirc;t &agrave; pouvoir identifier sans discussion le locataire, l&rsquo;occupant, le payeur &eacute;ventuel et la caution.</p><h2>3. La solution la plus &eacute;quilibr&eacute;e : &eacute;tudiant locataire, parents cautions</h2><p>Le bailleur a un int&eacute;r&ecirc;t l&eacute;gitime &agrave; s&eacute;curiser le paiement du loyer. L&rsquo;&eacute;tudiant a, de son c&ocirc;t&eacute;, int&eacute;r&ecirc;t &agrave; disposer d&rsquo;un bail coh&eacute;rent avec sa situation r&eacute;elle. Ces int&eacute;r&ecirc;ts ne sont pas antagonistes.</p><p>La solution la plus &eacute;quilibr&eacute;e est g&eacute;n&eacute;ralement la suivante :</p><ul>	<li>	<p>le bail est sign&eacute; par l&rsquo;&eacute;tudiant ;</p>	</li>	<li>	<p>les parents signent un acte de caution solidaire ;</p>	</li>	<li>	<p>le loyer peut &ecirc;tre pay&eacute; mat&eacute;riellement par les parents, par virement par exemple ;</p>	</li>	<li>	<p>les quittances restent &eacute;tablies au nom de l&rsquo;&eacute;tudiant locataire.</p>	</li></ul><p>Ainsi, chacun est &agrave; sa place.</p><p>L&rsquo;&eacute;tudiant est le locataire, car il occupe le logement. Les parents garantissent le paiement, mais ne deviennent pas artificiellement locataires d&rsquo;un logement qu&rsquo;ils n&rsquo;occupent pas.</p><h2>4. Caution simple ou caution solidaire ?</h2><p>En pratique, le bailleur demande presque toujours une caution solidaire.</p><p>La caution solidaire permet au bailleur de r&eacute;clamer les sommes dues directement &agrave; la caution, sans devoir d&rsquo;abord poursuivre longuement le locataire. Elle est donc plus protectrice pour le bailleur qu&rsquo;une caution simple.</p><p>L&rsquo;acte de caution doit &ecirc;tre r&eacute;dig&eacute; avec soin. Il doit notamment faire appara&icirc;tre le montant du loyer, les conditions de r&eacute;vision, la dur&eacute;e de l&rsquo;engagement et les mentions l&eacute;gales requises. Un exemplaire du bail doit &ecirc;tre remis &agrave; la caution.</p><p>Lorsque les deux parents s&rsquo;engagent, il est pr&eacute;f&eacute;rable que chacun signe son propre engagement de caution ou que l&rsquo;acte soit r&eacute;dig&eacute; de mani&egrave;re parfaitement claire pour les deux signataires. Il ne faut pas se contenter d&rsquo;une formule vague ou d&rsquo;une signature mal identifi&eacute;e.</p><h2>5. Quelles pi&egrave;ces le bailleur peut-il demander ?</h2><p>Le bailleur peut demander des justificatifs au candidat locataire et &agrave; sa caution, mais seulement dans les limites pr&eacute;vues par les textes.</p><p>Pour un &eacute;tudiant, il est logique de demander notamment :</p><ul>	<li>	<p>une pi&egrave;ce d&rsquo;identit&eacute; ;</p>	</li>	<li>	<p>un justificatif de domicile ;</p>	</li>	<li>	<p>un certificat de scolarit&eacute; ou une carte d&rsquo;&eacute;tudiant ;</p>	</li>	<li>	<p>les &eacute;l&eacute;ments relatifs &agrave; la situation financi&egrave;re du locataire, s&rsquo;il en dispose.</p>	</li></ul><p>Pour les parents cautions, le bailleur peut v&eacute;rifier plus concr&egrave;tement la solvabilit&eacute; :</p><ul>	<li>	<p>pi&egrave;ce d&rsquo;identit&eacute; ;</p>	</li>	<li>	<p>justificatif de domicile ;</p>	</li>	<li>	<p>justificatifs professionnels ;</p>	</li>	<li>	<p>justificatifs de ressources ;</p>	</li>	<li>	<p>avis d&rsquo;imposition.</p>	</li></ul><p>Il faut rester prudent : certains documents ne peuvent pas &ecirc;tre exig&eacute;s. Le bailleur ne doit pas demander n&rsquo;importe quelle pi&egrave;ce sous pr&eacute;texte de se s&eacute;curiser.</p><h2>6. Quel type de bail pr&eacute;voir ?</h2><p>Tout d&eacute;pend du logement et de la situation.</p><h3>Location vide</h3><p>Pour un logement lou&eacute; vide &agrave; usage de r&eacute;sidence principale, le bail est en principe conclu pour une dur&eacute;e de trois ans lorsque le bailleur est une personne physique.</p><p>Cette formule convient lorsque l&rsquo;&eacute;tudiant souhaite s&rsquo;installer durablement ou lorsque le logement n&rsquo;est pas meubl&eacute;.</p><h3>Location meubl&eacute;e classique</h3><p>Pour un logement meubl&eacute; constituant la r&eacute;sidence principale du locataire, le bail est en principe conclu pour une dur&eacute;e d&rsquo;un an, renouvelable.</p><p>C&rsquo;est une formule fr&eacute;quente pour les &eacute;tudiants, surtout lorsque le logement est d&eacute;j&agrave; &eacute;quip&eacute;.</p><h3>Bail meubl&eacute; &eacute;tudiant de 9 mois</h3><p>Lorsque la location meubl&eacute;e est consentie &agrave; un &eacute;tudiant, il est possible de pr&eacute;voir un bail de 9 mois. Ce bail n&rsquo;est pas reconduit automatiquement.</p><p>C&rsquo;est une solution int&eacute;ressante pour un logement destin&eacute; &agrave; suivre l&rsquo;ann&eacute;e universitaire. Elle &eacute;vite au bailleur de se retrouver automatiquement engag&eacute; pour une nouvelle p&eacute;riode si le logement doit &ecirc;tre relou&eacute; &agrave; la rentr&eacute;e suivante.</p><p>En revanche, ce bail suppose bien que la location soit consentie &agrave; un &eacute;tudiant. D&rsquo;o&ugrave; l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t de mettre le bail au nom de l&rsquo;&eacute;tudiant lui-m&ecirc;me, et non artificiellement au nom d&rsquo;un parent.</p><h3>Bail mobilit&eacute;</h3><p>Le bail mobilit&eacute; peut &eacute;galement &ecirc;tre envisag&eacute; dans certains cas particuliers, notamment pour une formation, un stage, un apprentissage ou des &eacute;tudes sup&eacute;rieures. Il est r&eacute;serv&eacute; aux logements meubl&eacute;s et sa dur&eacute;e est comprise entre 1 et 10 mois.</p><p>Il ne faut toutefois pas le choisir automatiquement. Il r&eacute;pond &agrave; un r&eacute;gime sp&eacute;cifique, notamment sans d&eacute;p&ocirc;t de garantie. Il convient donc de v&eacute;rifier qu&rsquo;il correspond r&eacute;ellement &agrave; la situation recherch&eacute;e.</p><h2>7. Et la CAF ?</h2><p>C&rsquo;est souvent le point oubli&eacute; au moment de signer.</p><p>Pour demander une aide au logement, l&rsquo;&eacute;tudiant doit pouvoir pr&eacute;senter un dossier coh&eacute;rent. En pratique, le bail et les quittances doivent &ecirc;tre &agrave; son nom, sauf situation particuli&egrave;re comme celle du mineur non &eacute;mancip&eacute; repr&eacute;sent&eacute; par son repr&eacute;sentant l&eacute;gal.</p><p>Si le bail est uniquement au nom de la m&egrave;re ou du p&egrave;re, l&rsquo;&eacute;tudiant risque de rencontrer une difficult&eacute; pour obtenir l&rsquo;aide au logement. Le bailleur aura peut-&ecirc;tre cru se prot&eacute;ger, mais il aura fragilis&eacute; le dossier administratif de l&rsquo;occupant.</p><p>Or, dans beaucoup de locations &eacute;tudiantes, l&rsquo;aide au logement fait partie de l&rsquo;&eacute;quilibre financier du dossier. Le bailleur a donc aussi int&eacute;r&ecirc;t &agrave; ce que le montage soit compatible avec la demande CAF.</p><p>Autrement dit : la CAF n&rsquo;est pas seulement le probl&egrave;me du locataire. Un dossier CAF bloqu&eacute; peut devenir, indirectement, un probl&egrave;me pour le bailleur si le paiement du loyer en d&eacute;pend.</p><h2>8. R&eacute;sidence principale ou r&eacute;sidence secondaire ?</h2><p>Si l&rsquo;&eacute;tudiant occupe effectivement le logement comme r&eacute;sidence principale, le bail doit autant que possible traduire cette r&eacute;alit&eacute;.</p><p>En revanche, si le bail est &eacute;tabli au seul nom d&rsquo;un parent qui poss&egrave;de d&eacute;j&agrave; sa propre r&eacute;sidence principale ailleurs, une confusion peut na&icirc;tre. L&rsquo;administration fiscale pourrait s&rsquo;interroger sur la qualification du logement : logement de l&rsquo;&eacute;tudiant ou r&eacute;sidence secondaire du parent titulaire du bail ?</p><p>L&agrave; encore, le montage le plus clair est le plus prudent : bail au nom de l&rsquo;&eacute;tudiant occupant, parents cautions.</p><p>Le bailleur doit &eacute;galement &ecirc;tre attentif aux d&eacute;clarations d&rsquo;occupation des biens immobiliers : les occupants r&eacute;ellement connus doivent &ecirc;tre d&eacute;clar&eacute;s, qu&rsquo;ils soient titulaires du bail ou occupants &agrave; un autre titre.</p><h2>9. Peut-on cumuler caution parentale, garantie Visale et assurance loyers impay&eacute;s ?</h2><p>Il faut &ecirc;tre vigilant.</p><p>La caution parentale est tr&egrave;s fr&eacute;quente pour les &eacute;tudiants. La garantie Visale peut aussi &ecirc;tre utile, notamment pour certains jeunes et &eacute;tudiants. Elle pr&eacute;sente l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t d&rsquo;&ecirc;tre gratuite et de s&eacute;curiser le bailleur dans les limites du dispositif.</p><p>Mais les garanties ne se cumulent pas toujours. Par exemple, Visale ne doit pas &ecirc;tre m&eacute;lang&eacute;e avec d&rsquo;autres garanties pour le m&ecirc;me risque. De m&ecirc;me, lorsqu&rsquo;un bailleur a souscrit une assurance garantissant les obligations locatives, la loi encadre la possibilit&eacute; de demander en plus une caution, avec une exception importante pour les &eacute;tudiants et apprentis.</p><p>Avant de signer, le bailleur doit donc choisir le dispositif adapt&eacute; : caution parentale, Visale ou assurance loyers impay&eacute;s, en v&eacute;rifiant les conditions propres &agrave; chaque solution.</p><h2>10. Les pr&eacute;cautions pratiques avant de remettre les cl&eacute;s</h2><p>Avant la signature ou la remise des cl&eacute;s, le bailleur doit v&eacute;rifier plusieurs points.</p><p>D&rsquo;abord, le bail doit identifier correctement le locataire. Si l&rsquo;&eacute;tudiant est l&rsquo;occupant, il doit en principe &ecirc;tre titulaire du bail.</p><p>Ensuite, l&rsquo;acte de caution doit &ecirc;tre sign&eacute; avant ou au plus tard lors de la signature du bail. Il ne faut pas remettre les cl&eacute;s en se disant que les parents signeront &laquo; plus tard &raquo;.</p><p>Il faut &eacute;galement demander l&rsquo;attestation d&rsquo;assurance habitation. Le paiement du premier loyer et du d&eacute;p&ocirc;t de garantie doit &ecirc;tre organis&eacute; clairement. En meubl&eacute;, l&rsquo;&eacute;tat des lieux et l&rsquo;inventaire du mobilier doivent &ecirc;tre faits avec s&eacute;rieux.</p><p>Enfin, si les parents r&egrave;glent le loyer, il est possible de l&rsquo;indiquer de mani&egrave;re simple, sans leur donner la qualit&eacute; de locataires. Par exemple : le loyer pourra &ecirc;tre acquitt&eacute; par un tiers pour le compte du locataire, sans que ce paiement modifie l&rsquo;identit&eacute; du locataire ni les obligations pr&eacute;vues au bail.</p><h2>Conclusion</h2><p>Louer &agrave; un &eacute;tudiant sans revenus n&rsquo;est pas n&eacute;cessairement risqu&eacute;, &agrave; condition de ne pas improviser le montage.</p><p>Le bail au nom des parents peut donner une impression de s&eacute;curit&eacute;, mais il cr&eacute;e souvent une situation moins claire. Dans la plupart des cas, la formule la plus solide est la suivante : l&rsquo;&eacute;tudiant signe le bail, les parents signent une caution solidaire, les quittances sont &eacute;tablies au nom de l&rsquo;&eacute;tudiant, et le dossier CAF reste coh&eacute;rent.</p><p>Le bailleur est prot&eacute;g&eacute;, l&rsquo;&eacute;tudiant peut faire ses d&eacute;marches normalement, et chacun occupe la bonne place juridique.</p><p>La Chambre accompagne les propri&eacute;taires dans la r&eacute;daction et la v&eacute;rification de leurs baux d&rsquo;habitation, notamment pour les locations &eacute;tudiantes, les actes de caution, les garanties de paiement.</p><h2>R&eacute;sum&eacute; : Les 6 points importants quand on&nbsp;loue&nbsp;&agrave; un &eacute;tudiant</h2><ol>	<li>	<p><strong>Un &eacute;tudiant sans revenus peut signer un bail.</strong><br />	L&rsquo;absence de salaire n&rsquo;emp&ecirc;che pas d&rsquo;&ecirc;tre locataire. Le bailleur doit simplement s&eacute;curiser le dossier avec des garanties adapt&eacute;es.</p>	</li>	<li>	<p><strong>Le bail doit g&eacute;n&eacute;ralement &ecirc;tre au nom de l&rsquo;&eacute;tudiant.</strong><br />	Si c&rsquo;est lui qui occupe r&eacute;ellement le logement, il est pr&eacute;f&eacute;rable qu&rsquo;il soit le locataire officiel, m&ecirc;me si ses parents payent le loyer.</p>	</li>	<li>	<p><strong>Les parents doivent plut&ocirc;t &ecirc;tre cautions que locataires.</strong><br />	La formule la plus claire est souvent : &eacute;tudiant titulaire du bail, parents cautions solidaires. Chacun reste ainsi &agrave; sa bonne place juridique.</p>	</li>	<li>	<p><strong>La CAF doit &ecirc;tre anticip&eacute;e d&egrave;s la signature.</strong><br />	Pour demander une aide au logement, l&rsquo;&eacute;tudiant doit en principe disposer d&rsquo;un bail et de quittances &agrave; son nom. Un bail &eacute;tabli au seul nom des parents peut compliquer le dossier.</p>	</li>	<li>	<p><strong>Le bail au nom des parents peut cr&eacute;er une fausse s&eacute;curit&eacute;.</strong><br />	Il peut poser des questions sur la r&eacute;sidence principale, l&rsquo;assurance, les quittances, la taxe d&rsquo;habitation ou encore le cong&eacute; en fin de location.</p>	</li>	<li>	<p><strong>L&rsquo;acte de caution doit &ecirc;tre r&eacute;dig&eacute; avec soin.</strong><br />	Le bailleur doit v&eacute;rifier les ressources des parents cautions et faire signer un engagement clair, complet et conforme aux r&egrave;gles applicables.</p>	</li></ol><h2>R&eacute;f&eacute;rences utiles</h2><ul>	<li>	<p>Loi n&deg; 89-462 du 6 juillet 1989, article 2 : d&eacute;finition de la r&eacute;sidence principale, notamment le logement occup&eacute; au moins huit mois par an, sauf exceptions.</p>	</li>	<li>	<p>Loi n&deg; 89-462 du 6 juillet 1989, article 25-7 : possibilit&eacute; de r&eacute;duire &agrave; 9 mois la dur&eacute;e du bail meubl&eacute; lorsque la location est consentie &agrave; un &eacute;tudiant, sans reconduction tacite.</p>	</li>	<li>	<p>Loi n&deg; 89-462 du 6 juillet 1989, article 22-1 : r&eacute;gime du cautionnement, mentions obligatoires, remise d&rsquo;un exemplaire du bail &agrave; la caution, et r&egrave;gle relative au cumul caution/assurance avec exception pour les &eacute;tudiants et apprentis.</p>	</li>	<li>	<p>D&eacute;cret n&deg; 2015-1437 du 5 novembre 2015 : liste des pi&egrave;ces justificatives pouvant &ecirc;tre demand&eacute;es au candidat locataire et &agrave; sa caution.</p>	</li>	<li>	<p>D&eacute;cret n&deg; 2015-587 du 29 mai 2015 : contrats types de location pour les logements nus et meubl&eacute;s &agrave; usage de r&eacute;sidence principale.</p>	</li>	<li>	<p>CAF : pour l&rsquo;aide au logement &eacute;tudiant, le bail et la quittance doivent &ecirc;tre au nom de l&rsquo;&eacute;tudiant demandeur, sauf cas du mineur non &eacute;mancip&eacute; repr&eacute;sent&eacute; l&eacute;galement.</p>	</li>	<li>	<p>Impots.gouv.fr : taxe d&rsquo;habitation supprim&eacute;e pour les r&eacute;sidences principales depuis 2023, mais maintenue pour les r&eacute;sidences secondaires ; les occupants connus doivent &ecirc;tre d&eacute;clar&eacute;s dans le service &laquo; Biens immobiliers &raquo;.</p>	</li>	<li>	<p>Visale / Action Logement : garantie gratuite pouvant concerner les &eacute;tudiants et les jeunes de 30 ans ou moins, sous conditions et dans les limites du dispositif.</p>	</li></ul>]]></description></item><item rdf:about="https://www.06.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=791" > <title>Toit-terrasse, jardin, parking : Avoir la jouissance exclusive ne signifie pas être propriétaire</title> <link>https://www.06.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=791</link><dc:date>2026-06-23</dc:date><dc:language>fr</dc:language><dc:subject></dc:subject><description><![CDATA[<h1>&nbsp;</h1><p><strong>Un copropri&eacute;taire a r&eacute;cemment &eacute;t&eacute; condamn&eacute; &agrave; restituer &agrave; sa copropri&eacute;t&eacute; plus de 30 000 euros de loyers provenant de l&rsquo;installation d&rsquo;antennes sur un toit-terrasse. Cette affaire rappelle une distinction fondamentale, mais souvent mal comprise : b&eacute;n&eacute;ficier seul d&rsquo;un espace ne signifie pas n&eacute;cessairement que l&rsquo;on en est propri&eacute;taire.</strong></p><h2>Un toit-terrasse lou&eacute; depuis plusieurs ann&eacute;es</h2><p>L&rsquo;affaire concernait un toit-terrasse sur lequel un op&eacute;rateur de t&eacute;l&eacute;communications avait install&eacute; des antennes.</p><p>Le copropri&eacute;taire qui pensait d&eacute;tenir ce toit percevait personnellement les loyers vers&eacute;s par l&rsquo;op&eacute;rateur. La situation pouvait, &agrave; premi&egrave;re vue, para&icirc;tre r&eacute;guli&egrave;re : le toit-terrasse &eacute;tait d&eacute;sign&eacute; comme un lot dans les documents de la copropri&eacute;t&eacute; et son titulaire disposait d&rsquo;un droit exclusif sur cet espace.</p><p>Une difficult&eacute; importante apparaissait toutefois &agrave; la lecture du r&egrave;glement de copropri&eacute;t&eacute; : le toit-terrasse y &eacute;tait &eacute;galement qualifi&eacute; de <strong>partie commune &agrave; jouissance privative</strong>.</p><p>Saisi par le syndicat des copropri&eacute;taires, le tribunal a consid&eacute;r&eacute; que le toit demeurait la propri&eacute;t&eacute; indivise de l&rsquo;ensemble des copropri&eacute;taires. Il en a d&eacute;duit que les loyers r&eacute;mun&eacute;rant l&rsquo;occupation de cette partie commune devaient revenir &agrave; la copropri&eacute;t&eacute;.</p><p>Le copropri&eacute;taire a ainsi &eacute;t&eacute; condamn&eacute; &agrave; restituer plus de 30 000 euros correspondant &agrave; plusieurs ann&eacute;es de loyers.</p><p>Cette d&eacute;cision, rendue en premi&egrave;re instance, est susceptible d&rsquo;appel. Elle constitue n&eacute;anmoins une excellente illustration des difficult&eacute;s provoqu&eacute;es par certains r&egrave;glements de copropri&eacute;t&eacute; anciens ou impr&eacute;cis.</p><h2>Qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;une partie commune &agrave; jouissance privative ?</h2><p>Une partie commune &agrave; jouissance privative est un espace qui appartient collectivement &agrave; l&rsquo;ensemble des copropri&eacute;taires, mais dont l&rsquo;usage est r&eacute;serv&eacute; &agrave; un seul lot.</p><p>Il peut notamment s&rsquo;agir :</p><ul>	<li>	<p>d&rsquo;une terrasse accessible depuis un appartement ;</p>	</li>	<li>	<p>d&rsquo;un jardin situ&eacute; devant un logement ;</p>	</li>	<li>	<p>d&rsquo;une cour int&eacute;rieure ;</p>	</li>	<li>	<p>d&rsquo;un emplacement de stationnement ;</p>	</li>	<li>	<p>d&rsquo;une portion de toiture ;</p>	</li>	<li>	<p>ou, plus rarement, d&rsquo;une cave ou d&rsquo;un espace situ&eacute; en fa&ccedil;ade.</p>	</li></ul><p>Le titulaire du droit de jouissance est g&eacute;n&eacute;ralement le seul &agrave; pouvoir utiliser cet espace. Les autres copropri&eacute;taires ne peuvent donc pas s&rsquo;y installer ou l&rsquo;occuper librement.</p><p>Mais cette exclusivit&eacute; d&rsquo;usage ne transforme pas la partie commune en propri&eacute;t&eacute; privative.</p><p>L&rsquo;article 6-3 de la loi du 10 juillet 1965 est tr&egrave;s clair : les parties communes &agrave; jouissance privative appartiennent indivis&eacute;ment &agrave; tous les copropri&eacute;taires. Le droit de jouissance est seulement attach&eacute; au lot qui en b&eacute;n&eacute;ficie. Il ne peut pas constituer, &agrave; lui seul, la partie privative d&rsquo;un lot de copropri&eacute;t&eacute;.</p><p>Autrement dit :</p><blockquote><p><strong>Le copropri&eacute;taire peut avoir l&rsquo;usage exclusif d&rsquo;un espace sans en &ecirc;tre personnellement propri&eacute;taire.</strong></p></blockquote><p>La Cour de cassation avait d&eacute;j&agrave; affirm&eacute; ce principe dans un arr&ecirc;t du 6 juin 2007 : un droit de jouissance exclusif sur une partie commune n&rsquo;est pas un droit de propri&eacute;t&eacute; et ne peut constituer la partie privative d&rsquo;un lot.</p><h2>Pourquoi les documents peuvent-ils &ecirc;tre trompeurs ?</h2><p>Les difficult&eacute;s viennent souvent de la r&eacute;daction du r&egrave;glement de copropri&eacute;t&eacute; et de l&rsquo;&eacute;tat descriptif de division.</p><p>Certains documents anciens emploient simultan&eacute;ment plusieurs expressions contradictoires. Un espace peut &ecirc;tre pr&eacute;sent&eacute; comme un &laquo; lot &raquo;, recevoir un num&eacute;ro et des tanti&egrave;mes, tout en &eacute;tant qualifi&eacute; ailleurs de partie commune &agrave; jouissance privative.</p><p>Or l&rsquo;existence d&rsquo;un num&eacute;ro de lot ou de tanti&egrave;mes ne suffit pas n&eacute;cessairement &agrave; &eacute;tablir l&rsquo;existence d&rsquo;une propri&eacute;t&eacute; privative.</p><p>Un v&eacute;ritable lot de copropri&eacute;t&eacute; doit comporter :</p><ol>	<li>	<p>une partie privative ;</p>	</li>	<li>	<p>une quote-part de parties communes.</p>	</li></ol><p>Un simple droit de jouissance sur une partie commune ne peut donc pas, &agrave; lui seul, constituer la partie privative d&rsquo;un lot.</p><p>Depuis la loi ELAN, l&rsquo;article 6-4 de la loi du 10 juillet 1965 pr&eacute;voit &eacute;galement que l&rsquo;existence d&rsquo;une partie commune &agrave; jouissance privative doit &ecirc;tre express&eacute;ment mentionn&eacute;e dans le r&egrave;glement de copropri&eacute;t&eacute;.</p><p>Pour conna&icirc;tre la situation r&eacute;elle d&rsquo;une terrasse, d&rsquo;un jardin ou d&rsquo;un parking, il faut donc confronter plusieurs documents :</p><ul>	<li>	<p>le r&egrave;glement de copropri&eacute;t&eacute; ;</p>	</li>	<li>	<p>l&rsquo;&eacute;tat descriptif de division ;</p>	</li>	<li>	<p>les modificatifs &eacute;ventuellement publi&eacute;s ;</p>	</li>	<li>	<p>l&rsquo;acte de vente ;</p>	</li>	<li>	<p>les plans annex&eacute;s ;</p>	</li>	<li>	<p>et, le cas &eacute;ch&eacute;ant, les d&eacute;cisions d&rsquo;assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale.</p>	</li></ul><p>La seule description figurant dans une annonce immobili&egrave;re ou dans un acte de vente ne permet pas toujours de r&eacute;soudre les contradictions contenues dans les titres de la copropri&eacute;t&eacute;.</p><h2>&Agrave; qui appartiennent les loyers tir&eacute;s d&rsquo;une partie commune ?</h2><p>Le jugement r&eacute;cemment rapport&eacute; apporte une r&eacute;ponse particuli&egrave;rement importante sur le plan financier.</p><p>Le tribunal a consid&eacute;r&eacute; que les loyers vers&eacute;s en contrepartie de l&rsquo;occupation d&rsquo;une partie commune devaient revenir au syndicat des copropri&eacute;taires, et non au copropri&eacute;taire b&eacute;n&eacute;ficiant d&rsquo;un simple droit de jouissance privative.</p><p>La solution s&rsquo;explique par la nature du bien exploit&eacute; : si l&rsquo;espace demeure la propri&eacute;t&eacute; indivise des copropri&eacute;taires, les revenus provenant de son occupation ont vocation &agrave; b&eacute;n&eacute;ficier &agrave; la collectivit&eacute; des copropri&eacute;taires.</p><p>Le titulaire du droit de jouissance ne peut donc pas n&eacute;cessairement :</p><ul>	<li>	<p>conclure seul un contrat avec un op&eacute;rateur ;</p>	</li>	<li>	<p>louer personnellement l&rsquo;espace ;</p>	</li>	<li>	<p>percevoir les loyers ;</p>	</li>	<li>	<p>installer librement des &eacute;quipements ;</p>	</li>	<li>	<p>ou c&eacute;der l&rsquo;espace comme s&rsquo;il en &eacute;tait pleinement propri&eacute;taire.</p>	</li></ul><p>Une convention portant sur l&rsquo;occupation d&rsquo;une partie commune doit, en principe, &ecirc;tre examin&eacute;e au niveau de la copropri&eacute;t&eacute;. Selon son contenu, sa dur&eacute;e et les droits accord&eacute;s &agrave; l&rsquo;occupant, une d&eacute;cision de l&rsquo;assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale peut &ecirc;tre n&eacute;cessaire.</p><p>Les sommes per&ccedil;ues doivent alors &ecirc;tre comptabilis&eacute;es dans les comptes du syndicat des copropri&eacute;taires.</p><h2>Jouissance privative ne signifie pas libert&eacute; totale</h2><p>Le titulaire d&rsquo;un droit de jouissance privative peut utiliser l&rsquo;espace dans les limites pr&eacute;vues par le r&egrave;glement de copropri&eacute;t&eacute;, mais il ne dispose pas des m&ecirc;mes pouvoirs qu&rsquo;un propri&eacute;taire sur une partie privative.</p><p>Il ne peut notamment pas r&eacute;aliser librement des travaux qui affectent :</p><ul>	<li>	<p>l&rsquo;&eacute;tanch&eacute;it&eacute; de la toiture ;</p>	</li>	<li>	<p>le gros &oelig;uvre ;</p>	</li>	<li>	<p>la fa&ccedil;ade ou l&rsquo;aspect ext&eacute;rieur ;</p>	</li>	<li>	<p>la structure de l&rsquo;immeuble ;</p>	</li>	<li>	<p>les canalisations communes ;</p>	</li>	<li>	<p>ou les droits des autres copropri&eacute;taires.</p>	</li></ul><p>Lorsque des travaux affectent les parties communes ou l&rsquo;aspect ext&eacute;rieur de l&rsquo;immeuble, une autorisation pr&eacute;alable de l&rsquo;assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale est g&eacute;n&eacute;ralement requise.</p><p>La r&eacute;partition des d&eacute;penses d&rsquo;entretien et de r&eacute;paration doit &eacute;galement &ecirc;tre v&eacute;rifi&eacute;e. Le r&egrave;glement de copropri&eacute;t&eacute; peut mettre certaines d&eacute;penses &agrave; la charge du titulaire du droit de jouissance. Cela ne signifie toutefois pas que celui-ci devient propri&eacute;taire de l&rsquo;espace.</p><p>Il faut donc distinguer :</p><ul>	<li>	<p>la propri&eacute;t&eacute; de la partie commune ;</p>	</li>	<li>	<p>son usage exclusif ;</p>	</li>	<li>	<p>son entretien courant ;</p>	</li>	<li>	<p>les grosses r&eacute;parations ;</p>	</li>	<li>	<p>et les travaux relevant de la conservation de l&rsquo;immeuble.</p>	</li></ul><p>Ces questions ne re&ccedil;oivent pas toujours la m&ecirc;me r&eacute;ponse et doivent &ecirc;tre examin&eacute;es au regard du r&egrave;glement de copropri&eacute;t&eacute; et de la nature exacte des travaux.</p><h2>Quelles v&eacute;rifications effectuer avant d&rsquo;acheter ?</h2><p>L&rsquo;acqu&eacute;reur d&rsquo;un appartement pr&eacute;sent&eacute; comme b&eacute;n&eacute;ficiant d&rsquo;une terrasse, d&rsquo;un jardin, d&rsquo;une cour ou d&rsquo;un parking doit demander quelle est la qualification juridique exacte de cet espace.</p><p>Trois situations doivent &ecirc;tre distingu&eacute;es :</p><h3>1. L&rsquo;espace est une v&eacute;ritable partie privative</h3><p>Il appartient exclusivement au copropri&eacute;taire et fait partie de son lot, sous r&eacute;serve du respect du r&egrave;glement de copropri&eacute;t&eacute; et des droits des autres copropri&eacute;taires.</p><h3>2. L&rsquo;espace est une partie commune &agrave; jouissance privative</h3><p>Le copropri&eacute;taire en a l&rsquo;usage exclusif, mais l&rsquo;espace appartient collectivement &agrave; l&rsquo;ensemble des copropri&eacute;taires.</p><h3>3. L&rsquo;espace est une partie commune sans droit de jouissance privative clairement &eacute;tabli</h3><p>Son utilisation exclusive peut alors &ecirc;tre contest&eacute;e, notamment si aucun droit n&rsquo;est express&eacute;ment pr&eacute;vu dans le r&egrave;glement de copropri&eacute;t&eacute;.</p><p>Cette qualification peut avoir des cons&eacute;quences importantes sur :</p><ul>	<li>	<p>la valeur du bien ;</p>	</li>	<li>	<p>les possibilit&eacute;s d&rsquo;am&eacute;nagement ;</p>	</li>	<li>	<p>la location de l&rsquo;espace ;</p>	</li>	<li>	<p>l&rsquo;installation d&rsquo;&eacute;quipements ;</p>	</li>	<li>	<p>la r&eacute;partition des d&eacute;penses ;</p>	</li>	<li>	<p>et les conditions d&rsquo;une future revente.</p>	</li></ul><p>Il est donc prudent de faire v&eacute;rifier les documents de copropri&eacute;t&eacute; avant la signature de l&rsquo;acte d&eacute;finitif, en particulier lorsque l&rsquo;espace constitue un &eacute;l&eacute;ment d&eacute;terminant de l&rsquo;achat.</p><h2>Que doivent v&eacute;rifier le syndic et le conseil syndical ?</h2><p>Les copropri&eacute;t&eacute;s ont &eacute;galement int&eacute;r&ecirc;t &agrave; examiner les situations dans lesquelles un copropri&eacute;taire per&ccedil;oit personnellement des revenus li&eacute;s &agrave; un &eacute;l&eacute;ment de l&rsquo;immeuble.</p><p>Cette v&eacute;rification peut notamment concerner :</p><ul>	<li>	<p>des antennes de t&eacute;l&eacute;communications ;</p>	</li>	<li>	<p>des panneaux publicitaires ;</p>	</li>	<li>	<p>un distributeur automatique ;</p>	</li>	<li>	<p>une installation technique ;</p>	</li>	<li>	<p>un emplacement de stationnement ;</p>	</li>	<li>	<p>une terrasse exploit&eacute;e commercialement ;</p>	</li>	<li>	<p>ou une portion de fa&ccedil;ade.</p>	</li></ul><p>Le syndic et le conseil syndical doivent rechercher :</p><ol>	<li>	<p>la qualification de l&rsquo;espace dans le r&egrave;glement de copropri&eacute;t&eacute; ;</p>	</li>	<li>	<p>l&rsquo;existence d&rsquo;une d&eacute;cision d&rsquo;assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale ;</p>	</li>	<li>	<p>l&rsquo;identit&eacute; de la personne ayant sign&eacute; la convention ;</p>	</li>	<li>	<p>l&rsquo;identit&eacute; du b&eacute;n&eacute;ficiaire des loyers ;</p>	</li>	<li>	<p>la dur&eacute;e du contrat ;</p>	</li>	<li>	<p>les obligations d&rsquo;entretien, d&rsquo;assurance et de remise en &eacute;tat.</p>	</li></ol><p>En pr&eacute;sence d&rsquo;une situation irr&eacute;guli&egrave;re, la copropri&eacute;t&eacute; doit agir sans tarder. Une &eacute;ventuelle demande de restitution des sommes per&ccedil;ues doit notamment &ecirc;tre examin&eacute;e au regard des r&egrave;gles de prescription.</p><h2>Une formule &agrave; retenir : l&rsquo;usage n&rsquo;est pas la propri&eacute;t&eacute;</h2><p>Cette affaire illustre un principe simple, mais essentiel :</p><blockquote><p><strong>Avoir seul l&rsquo;usage d&rsquo;un espace ne signifie pas que l&rsquo;on peut en disposer comme un propri&eacute;taire.</strong></p></blockquote><p>Lorsqu&rsquo;une terrasse, un jardin, une cour, un parking ou une toiture est qualifi&eacute; de partie commune &agrave; jouissance privative, son titulaire b&eacute;n&eacute;ficie d&rsquo;un droit r&eacute;el attach&eacute; &agrave; son lot, mais l&rsquo;espace demeure la propri&eacute;t&eacute; indivise de l&rsquo;ensemble des copropri&eacute;taires.</p><p>Avant de louer, transformer, construire, c&eacute;der ou exploiter un tel espace, il est indispensable de v&eacute;rifier pr&eacute;cis&eacute;ment le r&egrave;glement de copropri&eacute;t&eacute; et les d&eacute;cisions de l&rsquo;assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale.</p><p>Une analyse pr&eacute;alable permet souvent d&rsquo;&eacute;viter des travaux contest&eacute;s, une vente fragilis&eacute;e ou, comme dans l&rsquo;affaire rapport&eacute;e, la restitution de plusieurs ann&eacute;es de loyers.</p><hr /><h3>R&eacute;f&eacute;rences juridiques</h3><ul>	<li>	<p>Loi n&deg; 65-557 du 10 juillet 1965 : articles 1er, 3, 6-3, 6-4, 8, 9 et 25.</p>	</li>	<li>	<p>Cour de cassation, troisi&egrave;me chambre civile, 6 juin 2007, n&deg; 06-13.477.</p>	</li>	<li>	<p>Jugement d&rsquo;un tribunal judiciaire du 27 mai 2026, rapport&eacute; par la presse et susceptible d&rsquo;appel.</p>	</li></ul><p><em>Cet article pr&eacute;sente les principes g&eacute;n&eacute;raux applicables. Chaque situation doit &ecirc;tre examin&eacute;e au regard du r&egrave;glement de copropri&eacute;t&eacute;, de l&rsquo;&eacute;tat descriptif de division, des actes publi&eacute;s et des d&eacute;cisions d&rsquo;assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale.</em></p>]]></description></item><item rdf:about="https://www.06.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=781" > <title>Analyse juridique : Gardien d'immeuble et pouvoirs pour l'assemblée générale des copropriétaires</title> <link>https://www.06.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=781</link><dc:date>2023-05-09</dc:date><dc:language>fr</dc:language><dc:subject></dc:subject><description><![CDATA[<div class="fond_gris"><strong><span class="rouge">Le gardien d&#39;un immeuble peut-il obtenir des pouvoirs pour assister et voter &agrave; une assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale de la copropri&eacute;t&eacute; au sein de laquelle il est employ&eacute; ?</span></strong></div><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p><p style="text-align: justify;">En droit de la copropri&eacute;t&eacute;, il est de principe que ne peuvent participer et voter &agrave; l&#39;assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale que les copropri&eacute;taires. Cela s&#39;explique par le caract&egrave;re priv&eacute; de ces r&eacute;unions. L&#39;article 22 de la loi du 10 juillet 1965 apporte une exception &agrave; cette r&egrave;gle en pr&eacute;voyant que &quot;<i>tout copropri&eacute;taire peut d&eacute;l&eacute;guer son droit de vote &agrave; un mandataire, que ce dernier soit ou non membre du syndicat</i>&quot;. Le gardien d&#39;une&nbsp;copropri&eacute;t&eacute;, n&#39;&eacute;tant pas un membre du syndicat, pourrait d&egrave;s lors se voir confier, par un copropri&eacute;taire, un pouvoir pour une assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale.</p><p style="text-align: justify;">Toutefois, l&#39;article 22 pr&eacute;cit&eacute; ajoute que&nbsp;ne peuvent recevoir de d&eacute;l&eacute;gation de pouvoir les &quot;<b><i>pr&eacute;pos&eacute;s</i></b>&quot; du syndic. Il est donc n&eacute;cessaire de d&eacute;terminer si les gardiens d&#39;immeuble, en tant que salari&eacute;s du syndicat des copropri&eacute;taires, mais embauch&eacute;s et cong&eacute;di&eacute;s par le syndic (selon l&#39;article&nbsp;31 du d&eacute;cret du 17 mars 1967), entrent dans cette cat&eacute;gorie de &quot;<i>pr&eacute;pos&eacute;s</i>&quot; du syndic.</p><p style="text-align: justify;">Une r&eacute;ponse minist&eacute;rielle a d&eacute;j&agrave; pu indiquer &quot;<i>qu&#39;en l&#39;absence de lien juridique de subordination, l&#39;interdiction faite aux pr&eacute;pos&eacute;s du syndic de recevoir des mandats ne concerne pas les concierges ou gardiens d&#39;immeuble</i>&quot; (R&eacute;p. min. n&deg; 32353 : JOAN Q, 19 f&eacute;vr. 1996, p. 948). Cela confirmerait que les gardiens d&#39;immeuble sont en mesure de repr&eacute;senter un copropri&eacute;taire &agrave; une assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale, et donc de prendre part au vote de certaines r&eacute;solutions.</p><p style="text-align: justify;">Toutefois, la cour d&#39;appel de Paris, dans un arr&ecirc;t du 26 mai 2021, a nuanc&eacute; ce principe en indiquant qu&#39;il est possible de consid&eacute;rer le gardien comme un pr&eacute;pos&eacute; du syndic si est rapport&eacute;e la preuve (difficilement) que m&ecirc;me en dehors de tout contrat de travail, il se comporte comme tel &agrave; l&#39;&eacute;gard des tiers et des copropri&eacute;taires, qu&#39;il travaille pour son compte, ex&eacute;cute ses ordres et accomplit des actes de gestion incombant au syndic (cour d&#39;appel de Paris, 26 mai 2021, n&deg; 18/03741). Si tel &eacute;tait le cas, le gardien ne saurait recevoir des pouvoirs pour une assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale de copropri&eacute;t&eacute;.&nbsp;</p><p style="text-align: justify;">En tout &eacute;tat de cause, pour pr&eacute;venir toute difficult&eacute; (et toute contestation du proc&egrave;s-verbal d&#39;assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale), il est recommand&eacute; de ne pas confier de pouvoir au gardien d&#39;immeuble, et plus particuli&egrave;rement lorsque l&#39;assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale concern&eacute;e doit&nbsp;&eacute;voquer une question relative &agrave;&nbsp;ses fonctions.</p><p style="text-align: right;">C&eacute;dric Chapelle</p>]]></description></item><item rdf:about="https://www.06.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=780" > <title>Analyse juridique : Le congé délivré par le bailleur d'un bail d'habitation doit l'être pour l'échéance du bail</title> <link>https://www.06.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=780</link><dc:date>2023-03-03</dc:date><dc:language>fr</dc:language><dc:subject></dc:subject><description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Qu&#39;un contrat de bail d&#39;habitation concerne un logement nu ou meubl&eacute;, la loi du 6 juillet 1989&nbsp;(art. 15 pour les logements nus ; art. 25-8 pour les logements meubl&eacute;s)&nbsp;donne la possibilit&eacute; au bailleur de d&eacute;livrer un cong&eacute; au locataire dans 3 situations :&nbsp;pour reprendre le logement afin d&#39;y vivre ou loger un proche ; pour vendre le logement ; pour un motif l&eacute;gitime et s&eacute;rieux. Ces dispositions pr&eacute;voient &eacute;galement les modalit&eacute;s de d&eacute;livrance du cong&eacute;, notamment le d&eacute;lai de pr&eacute;avis qui s&#39;impose au bailleur : il est de 6 mois pour les logements nus, et de 3 mois pour les logements meubl&eacute;s.</p><p style="text-align: justify;">Toutefois face au silence de ces articles sur le moment de d&eacute;livrance du cong&eacute;, nombreux sont les bailleurs qui estiment que celui-ci peut &ecirc;tre d&eacute;livr&eacute; &agrave; tout moment pendant l&#39;ex&eacute;cution du bail, faisant d&eacute;buter le d&eacute;lai de pr&eacute;avis &agrave; sa date de d&eacute;livrance. Or, en application de l&#39;article 10 de la loi du 6 juillet 1989 et selon la jurisprudence, la r&egrave;gle est claire : le cong&eacute; ne peut &ecirc;tre d&eacute;livr&eacute; que pour la date d&#39;&eacute;ch&eacute;ance du bail (pour exemple d&#39;une jurisprudence r&eacute;cente : cour d&#39;appel de Douai, 15 d&eacute;cembre 2022).</p><p style="text-align: justify;">Cette r&egrave;gle stricte impose donc aux bailleurs d&#39;&ecirc;tre particuli&egrave;rement attentifs : le cong&eacute; doit &ecirc;tre d&eacute;livr&eacute; au locataire au moins 6 mois (logement nu) ou au moins 3 mois (logement meubl&eacute;) avant l&#39;&eacute;ch&eacute;ance du bail. Tout cong&eacute; tardif est consid&eacute;r&eacute; comme nul (Cour de cassation, 3&egrave;me&nbsp;chambre civile, 10 juillet 1996). Bien entendu, cela n&#39;emp&ecirc;che pas le bailleur de d&eacute;livrer le cong&eacute; de mani&egrave;re anticip&eacute;e, mais il&nbsp;produira ses effets &agrave; la date &agrave; laquelle il aurait d&ucirc; &ecirc;tre donn&eacute; (Cour de cassation, 3&egrave;me chambre civile, 17 mai 2005).</p><p style="text-align: right;">C&eacute;dric Chapelle</p>]]></description></item><item rdf:about="https://www.06.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=779" > <title>Information pratique : Nouvelle obligation déclarative pour les propriétaires</title> <link>https://www.06.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=779</link><dc:date>2023-02-17</dc:date><dc:language>fr</dc:language><dc:subject></dc:subject><description><![CDATA[<div class="fond_gris" style="text-align: justify;"><strong><span class="rouge">Une nouvelle obligation d&eacute;clarative pour les propri&eacute;taires de biens immobiliers &agrave; usage d&#39;habitation</span></strong></div><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p><p style="text-align: justify;">Conform&eacute;ment &agrave; la loi de finances pour 2020 du 28 d&eacute;cembre 2019, les propri&eacute;taires de biens immobliers &agrave; usage d&#39;habitation sont tenus, <strong>depuis le 1er janvier 2023</strong>,&nbsp;de d&eacute;clarer ces derniers en ligne sur le site des imp&ocirc;ts, dans leur espace personnel ou professionnel (onglet &quot;G&eacute;rer mes biens immobiliers&quot;). Les propri&eacute;taires n&#39;ayant pas acc&egrave;s &agrave; ce service en ligne pourront se rendre dans leur centre des imp&ocirc;ts ou le contacter par t&eacute;l&eacute;phone. Les propri&eacute;taires concern&eacute;s (personnes physiques et morales - s&#39;&eacute;levant &agrave; 34 millions selon les donn&eacute;es communiqu&eacute;es par le gouvernement) auront <strong>jusqu&#39;au 30 juin 2023 inclus</strong> pour effectuer cette d&eacute;claration.<br />Ils devront notamment indiquer s&#39;ils occupent personnellement leur bien en tant que r&eacute;sidence principale ou secondaire, si le logement est occup&eacute; par un locataire, ou s&#39;il est tout simplement inoccup&eacute;.&nbsp;&nbsp;</p><p style="text-align: justify;">Cette d&eacute;claration a pour objet de permettre &agrave; l&#39;administration fiscale de d&eacute;terminer, en fonction des donn&eacute;es renseign&eacute;es par les propri&eacute;taires, si les logements restent soumis &agrave; la taxe d&#39;habitation (ce sera le cas pour des r&eacute;sidences secondaires) ou si leurs propri&eacute;taires sont assujettis &agrave; la taxe sur les logements vacants (pour les logements nus et inoccup&eacute;s).</p><p style="text-align: justify;">L&#39;absence de d&eacute;claration, une d&eacute;claration incompl&egrave;te ou erron&eacute;e pourra conduire au prononc&eacute; d&#39;une amende forfaitaire de 150 euros par local.</p><p style="text-align: right;">C&eacute;dric Chapelle</p>]]></description></item><item rdf:about="https://www.06.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=778" > <title>Analyse juridique : Bail commercial et tacite prolongation</title> <link>https://www.06.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=778</link><dc:date>2023-01-23</dc:date><dc:language>fr</dc:language><dc:subject></dc:subject><description><![CDATA[<div class="fond_gris" style="text-align: justify;"><span class="bleu"><b>Le bail commercial prend-il automatiquement fin &agrave; l&#39;issue de sa dur&eacute;e ?</b></span></div><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p><p style="text-align: justify;">De nombreux bailleurs sont inquiets &agrave; l&#39;approche de l&#39;&eacute;ch&eacute;ance du bail commercial qui les lie avec le preneur. Ils craignent qu&#39;&agrave; l&#39;issue des 9 ans du bail commercial (dur&eacute;e pouvant &ecirc;tre plus longue dans certaines hypoth&egrave;ses), celui-ci cesse et que le preneur se trouve dans l&#39;obligation de quitter les lieux. Si c&#39;est le principe pour les baux d&eacute;rogatoires (art. L. 145-5 du code de commerce) et les conventions d&#39;occupation pr&eacute;caire (art. L. 145-5-1 du code de commerce), tel n&#39;est pas le cas en mati&egrave;re de baux relevant du statut des baux commerciaux.</p><p style="text-align: justify;">En effet, l&#39;article L. 145-9 alin&eacute;a 2 du code de commerce offre une s&eacute;curit&eacute; aux parties li&eacute;es par un bail commercial, en pr&eacute;voyant que &quot;<i>&agrave;&nbsp;d&eacute;faut de cong&eacute; ou de demande de renouvellement, le bail fait par &eacute;crit se prolonge tacitement au-del&agrave; du terme fix&eacute; par le contrat</i>&quot;. Il en r&eacute;sulte qu&#39;au terme de la dur&eacute;e du bail commercial, si aucune partie n&#39;en sollicite le renouvellement ou ne d&eacute;livre un cong&eacute;, le contrat se poursuit par tacite prolongation, pour une dur&eacute;e ind&eacute;termin&eacute;e&nbsp;, ce qui donne la possibilit&eacute; &agrave; chacune des parties d&#39;y mettre fin &agrave; tout moment&nbsp;(Cour de cassation, 3&egrave;me chambre civile, 7 d&eacute;cembre 2004, n&deg; 03-19.226)&nbsp;selon les modalit&eacute;s l&eacute;gales relatives aux cong&eacute;s&nbsp;(Cour de cassation, 3&egrave;me chambre civile, 30 juin 1999, n&deg; 97-20.521), et m&ecirc;me d&#39;en solliciter le renouvellement (article L. 145-9 alin&eacute;a 2 du code de commerce).&nbsp;&nbsp;</p><p style="text-align: justify;">La tacite prolongation du bail commercial implique bien &eacute;videmment que les parties continuent &agrave; respecter les obligations contenues dans le bail prolong&eacute;.</p><p style="text-align: right;">C&eacute;dric Chapelle.</p>]]></description></item><item rdf:about="https://www.06.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=777" > <title>Analyse juridique : Fonds de travaux et petites copropriétés</title> <link>https://www.06.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=777</link><dc:date>2023-01-09</dc:date><dc:language>fr</dc:language><dc:subject></dc:subject><description><![CDATA[<div class="fond_gris" style="text-align: justify;"><strong><span class="bleu">Une copropri&eacute;t&eacute; compos&eacute;e de 8 lots est-elle dans l&#39;obligation de constituer un fonds de travaux ?</span></strong></div><p style="text-align: justify;">Cr&eacute;&eacute; par la loi Alur du 24 mars 2014, le fonds de travaux se d&eacute;finit comme une somme &eacute;pargn&eacute;e par les copropri&eacute;taires sur un compte d&eacute;di&eacute; et aliment&eacute; par une cotisation annuelle, dans le but d&#39;anticiper le financement de travaux dans l&#39;immeuble. Il s&#39;agit donc d&#39;un fonds de &quot;s&eacute;curit&eacute;&quot; permettant la mise &agrave; disposition quasi-imm&eacute;diate de fonds lorsque des travaux s&#39;av&egrave;reraient n&eacute;cessaires. Il est &agrave; noter que le montant du fonds de travaux varie en fonction des situations.</p><p style="text-align: justify;"><u>Avant le 1er janvier 2023</u> :&nbsp;<br />L&#39;article 14-2 de la loi du 10 juillet 1965 pr&eacute;voit que la cotisation annuelle vers&eacute;e par les copropri&eacute;taires pour alimenter ce fonds de travaux est &quot;obligatoire&quot;, donnant un caract&egrave;re imp&eacute;ratif &agrave; ce dernier. Ce m&ecirc;me article indique toutefois que &quot;<em>lorsque l&#39;immeuble comporte moins de dix lots, le syndicat peut d&eacute;cider de ne pas constituer de fonds de travaux</em>&quot;. Ainsi, dans les copropri&eacute;t&eacute;s allant jusqu&#39;&agrave; 9 lots, le fonds de travaux est facultatif, les copropri&eacute;taires pouvant d&eacute;cider de s&#39;en dispenser. Une telle d&eacute;cision rel&egrave;ve cependant de l&#39;unanimit&eacute; des copropri&eacute;taires.&nbsp;De m&ecirc;me, si les copropri&eacute;taires prennent le soin de faire r&eacute;aliser un diagnostic technique global de l&#39;immeuble&nbsp;et que ce document ne fait appara&icirc;tre aucun besoin de travaux dans les dix prochaines ann&eacute;es, le syndicat est dispens&eacute; de l&#39;obligation de constituer un fonds de travaux pendant la dur&eacute;e de validit&eacute; du diagnostic.</p><p style="text-align: justify;">Le montant du fonds de travaux ne saurait &ecirc;tre inf&eacute;rieur &agrave; 5% du budget pr&eacute;visionnel vot&eacute; en assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale.</p><p style="text-align: justify;"><u>Depuis le 1er janvier 2023</u> :&nbsp;<br />Le fonds de travaux est pr&eacute;vu &agrave; l&#39;article 14-2-1 de la loi du 10 juillet 1965. Les syndicats de&nbsp;copropri&eacute;taires comprenant plus de 200 lots &agrave; usage de logements, de bureaux ou de commerces ont&nbsp;l&#39;obligation de constituer&nbsp;un fonds de travaux. Cette obligation s&#39;&eacute;tendra progressivement dans le temps : pour les syndicats de&nbsp;copropri&eacute;taires comprenant entre 51 et 200 lots &agrave; partir du 1er janvier 2024, et pour les syndicats de copropri&eacute;taires comprenant 50 lots maximum &agrave; partir du 1er janvier 2025.&nbsp;</p><p style="text-align: justify;">A noter que lorsque l&#39;assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale a adopt&eacute; un plan pluriannuel de travaux, le montant de la cotisation annuelle ne peut &ecirc;tre inf&eacute;rieur &agrave; 2,5 % du montant des travaux pr&eacute;vus dans le plan adopt&eacute; et &agrave; 5 % du budget pr&eacute;visionnel. A d&eacute;faut d&#39;adoption d&#39;un plan, le montant de la cotisation annuelle pour le fonds de travaux ne peut &ecirc;tre inf&eacute;rieur &agrave; 5 % du budget pr&eacute;visionnel.</p><p style="text-align: right;">C&eacute;dric Chapelle</p><p style="text-align: right;">&nbsp;</p><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>]]></description></item><item rdf:about="https://www.06.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=776" > <title>Analyse juridique : Bail d'habitation, charges forfaitaires et remboursement de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères</title> <link>https://www.06.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=776</link><dc:date>2022-12-19</dc:date><dc:language>fr</dc:language><dc:subject></dc:subject><description><![CDATA[<div class="fond_gris" style="text-align: justify;"><span class="bleu"><strong>Un bailleur peut-il demander &agrave; son locataire le remboursement de la taxe d&#39;enl&egrave;vement des ordures m&eacute;nag&egrave;res si le bail pr&eacute;voit le paiement des charges locatives sous la forme d&#39;un forfait ?</strong></span></div><p style="text-align: justify;">Dans le cadre d&#39;un bail meubl&eacute;, le bailleur et le locataire peuvent pr&eacute;voir que le paiement des charges se fera par forfait lequel, &agrave; l&#39;inverse du r&eacute;gime de la provision pour charges, ne permet aucune r&eacute;gularisation annuelle des charges.<br />Ceci implique du bailleur qu&#39;il soit particuli&egrave;rement vigilant sur la d&eacute;termination du montant du forfait de charges, lequel doit &ecirc;tre fix&eacute; en fonction des montants exigibles par le bailleur au titre des charges r&eacute;cup&eacute;rables (art. 25-10, loi du 6 juillet 1989). La taxe d&#39;enl&egrave;vement des ordures m&eacute;nag&egrave;res entre dans la cat&eacute;gorie des charges r&eacute;cup&eacute;rables conform&eacute;ment au d&eacute;cret du 26 ao&ucirc;t 1987, et doit donc entrer en compte lors de la fixation du montant du forfait de charges. Cela signifie que le bailleur qui n&#39;a pas anticip&eacute; le paiement de cette somme pour l&#39;int&eacute;grer au forfait de charges sera dans l&#39;impossibilit&eacute; d&#39;en r&eacute;clamer le paiement &agrave; son locataire au moment o&ugrave; l&#39;administration fiscale la lui r&eacute;clamera. La solution est inverse lorsque le bail pr&eacute;voit une provision pour charges qui, par d&eacute;finition, est r&eacute;gularisable annuellement.</p><p style="text-align: justify;">Pour faire face &agrave; cet obstacle, il recommand&eacute; au bailleur de pr&eacute;voir une clause de r&eacute;vision du forfait pour charges. L&#39;article 25-10 de la loi du 6 juillet 1989 pr&eacute;voit en effet que le montant du forfait de charges peut &ecirc;tre r&eacute;vis&eacute; chaque ann&eacute;e aux m&ecirc;mes conditions que le loyer principal. Encore faut-il qu&#39;une clause du bail en pr&eacute;voie le principe et les modalit&eacute;s.</p><p style="text-align: right;">C&eacute;dric Chapelle</p><p>&nbsp;</p>]]></description></item><item rdf:about="https://www.06.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=36" > <title>Baux commerciaux : attention aux demandes de révision triennale du loyer prématurées !</title> <link>https://www.06.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=36</link><dc:date>2021-09-09</dc:date><dc:language>fr</dc:language><dc:subject></dc:subject><description><![CDATA[<div class="boite_grise_gauche_r" style="text-align: justify;">La r&eacute;vision triennale du loyer commercial est de droit, conform&eacute;ment aux articles L. 145-37 et L. 145-38 du code de commerce. L&rsquo;article L.145-15 du code de commerce &eacute;rige par ailleurs les dispositions r&eacute;gissant la r&eacute;vision triennale en r&egrave;gles d&rsquo;ordre public. Ce dispositif&nbsp;permet au bailleur, d&egrave;s l&rsquo;expiration d&rsquo;un d&eacute;lai de 3 ans apr&egrave;s la fixation du loyer initial ou du loyer r&eacute;vis&eacute;, de solliciter une augmentation du loyer du bail commercial. Mais attention, la demande de r&eacute;vision r&eacute;pond &agrave; des r&egrave;gles particuli&egrave;res qui, si elles ne sont pas respect&eacute;es, peuvent conduire &agrave; son inefficacit&eacute;. Parmi ces r&egrave;gles, la plus importante est celle du d&eacute;lai applicable pour formuler la demande de r&eacute;vision.</div><div style="text-align: justify;">L&rsquo;article L. 145-38 du code de commerce &eacute;nonce que &laquo; <em>la demande en r&eacute;vision ne peut &ecirc;tre form&eacute;e que trois ans au moins apr&egrave;s la date d&#39;entr&eacute;e en jouissance du locataire ou apr&egrave;s le point de d&eacute;part du bail renouvel&eacute;. La r&eacute;vision du loyer prend effet &agrave; compter de la date de la demande en r&eacute;vision. De nouvelles demandes peuvent &ecirc;tre form&eacute;es tous les trois ans &agrave; compter du jour o&ugrave; le nouveau prix sera applicable</em> &raquo;. Cela implique deux &eacute;l&eacute;ments essentiels :&nbsp;</div><ul style="margin-left: 40px;">	<li style="text-align: justify;">Le d&eacute;lai de 3 ans commence &agrave; courir &agrave; partir de 3 &eacute;v&egrave;nements : soit la date d&rsquo;entr&eacute;e en jouissance du locataire (en d&rsquo;autres termes la prise d&rsquo;effet du bail, et non pas la date de signature), soit le point de d&eacute;part du bail renouvel&eacute;, soit le jour o&ugrave; le nouveau prix sera applicable (c&rsquo;est-&agrave;-dire &agrave; partir de la prise d&rsquo;effet d&rsquo;un avenant venu modifier le montant du loyer ou &agrave; partir d&rsquo;une pr&eacute;c&eacute;dente r&eacute;vision triennale).</li>	<li style="text-align: justify;">Le d&eacute;lai de 3 ans doit s&rsquo;&ecirc;tre &eacute;coul&eacute; en totalit&eacute; afin que la demande en r&eacute;vision soit recevable, ce qui signifie en r&eacute;alit&eacute; que le bailleur ne peut formuler sa demande en r&eacute;vision qu&rsquo;&agrave; l&rsquo;issue d&rsquo;un d&eacute;lai de 3 ans et 24 heures (Cour de cassation, 3&egrave;me chambre civile, 23 f&eacute;vr. 1994). Il en r&eacute;sulte que toute demande formul&eacute;e par le bailleur avant l&rsquo;expiration de ce d&eacute;lai est irrecevable (Cour de cassation, 3&egrave;me chambre civile, 22 avr. 1980).</li></ul><div style="text-align: justify;">Ces r&egrave;gles doivent alerter les bailleurs qui, en pratique et par anticipation, adressent leur demande de r&eacute;vision du loyer &agrave; leur locataire quelques jours avant l&rsquo;expiration du d&eacute;lai l&eacute;gal. Les locataires les plus avertis seraient donc tent&eacute;s de faire &eacute;chec &agrave; une demande de r&eacute;vision triennale pr&eacute;matur&eacute;e. Il est donc recommand&eacute; aux bailleurs de locaux commerciaux d&rsquo;&ecirc;tre tr&egrave;s prudents &agrave; cet &eacute;gard.</div><div style="text-align: justify;">&nbsp;</div><div style="text-align: right;">C&eacute;dric Chapelle</div>]]></description></item><item rdf:about="https://www.06.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=32" > <title>Peut-on récupérer la part non dépensée du fonds de travaux en cas de cession d'un lot ?</title> <link>https://www.06.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=32</link><dc:date>2020-07-23</dc:date><dc:language>fr</dc:language><dc:subject></dc:subject><description><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>La Loi n&deg; 2014-366 du 24 mars 2014, dite Loi Alur, a rendu obligatoire la constitution d&#39;un fonds de travaux pour toutes les copropri&eacute;t&eacute;s, &agrave; l&rsquo;exclusion de celles comportant moins de dix lots. La cr&eacute;ation de ce fonds impose la constitution de provisions chaque ann&eacute;e en pr&eacute;vision des travaux de remise en &eacute;tat de l&#39;immeuble. Le fonds de travaux sert ainsi &agrave; anticiper et financer les d&eacute;penses de travaux obligatoires ou d&eacute;cid&eacute;s par l&#39;assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale des copropri&eacute;taires hors budget pr&eacute;visionnel selon la liste fix&eacute;e par le D&eacute;cret n&deg; 2004-479 du 27 mai 2004&sup1;.</strong></p><p style="text-align: justify;">Lorsqu&rsquo;un copropri&eacute;taire paye ses charges chaque trimestre, il n&rsquo;est donc pas sans ignorer qu&rsquo;un pourcentage de ces charges appel&eacute;es va constituer sa cotisation annuelle du&nbsp;fonds de travaux de sa copropri&eacute;t&eacute; (article 10 de la Loi n&deg; 65-557 du 10 juillet 1965). Pourtant, il arrive fr&eacute;quemment qu&rsquo;aucune somme n&rsquo;ait &eacute;t&eacute; puis&eacute;e dans ce fonds en l&rsquo;absence de n&eacute;cessit&eacute; de r&eacute;aliser des travaux de remise en &eacute;tat de l&rsquo;immeuble.</p><p style="text-align: justify;">Ainsi, lorsqu&rsquo;un copropri&eacute;taire souhaite vendre son bien, il est en droit de se demander s&rsquo;il peut r&eacute;cup&eacute;rer sa quote-part du fonds si les travaux n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; r&eacute;alis&eacute;s pour l&rsquo;ann&eacute;e en cours, mais cela est-il possible&nbsp;?</p><p style="text-align: justify;">L&rsquo;article 14-2 de la Loi n&deg; 65-557 du 10 juillet 1965 est clair&nbsp;:</p><blockquote><p style="text-align: justify;"><span style="font-size:16px;">Les sommes vers&eacute;es au titre du fonds de travaux sont attach&eacute;es aux lots et d&eacute;finitivement acquises au syndicat des copropri&eacute;taires. Elles ne donnent pas lieu &agrave; un remboursement par le syndicat &agrave; l&#39;occasion de la cession d&#39;un lot.</span></p></blockquote><p style="text-align: justify;">Autrement dit, le copropri&eacute;taire vendeur ne r&eacute;cup&egrave;re pas aupr&egrave;s du syndicat la somme qu&#39;il a vers&eacute;e au titre de sa cotisation annuelle obligatoire constituant sa quote-part du fonds de travaux actuel de la copropri&eacute;t&eacute;.</p><p style="text-align: justify;">Les sommes vers&eacute;es constituant le fonds de travaux ne font donc l&rsquo;objet d&rsquo;aucun remboursement en cas de vente d&rsquo;un lot de la copropri&eacute;t&eacute;, car lorsqu&rsquo;elles sont vers&eacute;es, elles appartiennent d&eacute;finitivement au syndicat des copropri&eacute;taires, affect&eacute; au lot objet de la transaction.</p><p style="text-align: justify;">La&nbsp;solution envisageable pour le copropri&eacute;taire vendeur, afin de&nbsp;pouvoir r&eacute;cup&eacute;rer sa quote-part du fonds de travaux, rel&egrave;ve finalement de&nbsp;la n&eacute;gociation contractuelle. Ainsi, par l&#39;interm&eacute;diaire du notaire, il&nbsp;pourra toujours ins&eacute;rer dans le contrat de vente&nbsp;une clause&nbsp;permettant le&nbsp;remboursement de&nbsp;sa quote-part du fonds de travaux par l&#39;acqu&eacute;reur du lot.</p><p style="text-align: justify;">Ma&iuml;lys Esteves</p><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p><p style="text-align: justify;"><span style="font-size:10px;">&sup1; L&#39;article 32 du&nbsp;<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000233353&amp;categorieLien=id" target="_blank">D&eacute;cret n&deg; 2004-479 du 27 mai 2004&nbsp;</a>liste les d&eacute;penses non comprises dans le budget pr&eacute;visionnel, &agrave; savoir :&nbsp;les travaux de conservation ou d&#39;entretien de l&#39;immeuble, autres que ceux de maintenance ;&nbsp;les travaux portant sur les &eacute;l&eacute;ments d&#39;&eacute;quipement communs, autres que ceux de maintenance ; les travaux d&#39;am&eacute;lioration, tels que la transformation d&#39;un ou de plusieurs &eacute;l&eacute;ments d&#39;&eacute;quipement existants, l&#39;adjonction d&#39;&eacute;l&eacute;ments nouveaux, l&#39;am&eacute;nagement de locaux affect&eacute;s &agrave; l&#39;usage commun ou la cr&eacute;ation de tels locaux, l&#39;affouillement du sol et la sur&eacute;l&eacute;vation de b&acirc;timents ; les &eacute;tudes techniques, telles que les diagnostics et consultations ; et, de mani&egrave;re g&eacute;n&eacute;rale,&nbsp;les travaux qui ne concourent pas &agrave; la maintenance et &agrave; l&#39;administration des parties communes ou &agrave; la maintenance et au fonctionnement des &eacute;quipements communs de l&#39;immeuble.</span></p><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>]]></description></item></rdf:RDF>