<?xml version="1.0" encoding="utf-8" ?><rdf:RDF xmlns:rdf="http://www.w3.org/1999/02/22-rdf-syntax-ns#" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/" xmlns:admin="http://webns.net/mvcb/" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/" xmlns="http://purl.org/rss/1.0/"><channel rdf:about="https://www.06.unpi.org/index.php"><title>Actualité de la chambre - UNPI 06 Nice</title><description><![CDATA[UNPI 06 Nice]]></description><link>https://www.06.unpi.org/index.php</link><dc:language>fr</dc:language><dc:creator>https://www.06.unpi.org</dc:creator> <dc:rights>UNPI 06 Nice</dc:rights><dc:date>2026-07-31</dc:date><items><rdf:Seq><rdf:li rdf:resource="https://www.06.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=795" /> <rdf:li rdf:resource="https://www.06.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=794" /> <rdf:li rdf:resource="https://www.06.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=793" /> <rdf:li rdf:resource="https://www.06.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=792" /> <rdf:li rdf:resource="https://www.06.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=791" /> <rdf:li rdf:resource="https://www.06.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=781" /> <rdf:li rdf:resource="https://www.06.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=780" /> <rdf:li rdf:resource="https://www.06.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=779" /> <rdf:li rdf:resource="https://www.06.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=778" /> <rdf:li rdf:resource="https://www.06.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=777" /> </rdf:Seq></items></channel><item rdf:about="https://www.06.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=795" > <title>Assemblée générale : Comment donner pouvoir pour servir précisément votre intérêt (et éviter des erreurs parfois difficiles à réparer)</title> <link>https://www.06.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=795</link><dc:date>2026-07-31</dc:date><dc:language>fr</dc:language><dc:subject></dc:subject><description><![CDATA[<p><strong>&Agrave; Vallauris, un couple de copropri&eacute;taires affirme avoir confi&eacute; son pouvoir &agrave; une voisine pour une assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale &agrave; laquelle il ne pouvait pas assister. Charg&eacute;e de voter sur la d&eacute;molition de leur terrasse, celle-ci s&rsquo;est abstenue, pensant ainsi manifester leur opposition. La r&eacute;solution a pourtant &eacute;t&eacute; adopt&eacute;e. Une affaire spectaculaire, mais qui illustre une erreur beaucoup plus fr&eacute;quente qu&rsquo;on ne l&rsquo;imagine : donner procuration sans mesurer l&rsquo;importance de la mission confi&eacute;e.</strong></p><h2>Une terrasse menac&eacute;e de d&eacute;molition</h2><p>L&rsquo;affaire rapport&eacute;e par <em>Nice-Matin</em> concerne un couple de copropri&eacute;taires &acirc;g&eacute;s vivant &agrave; Vallauris.</p><p>Selon les &eacute;l&eacute;ments publi&eacute;s, le couple a fait construire en 2012 une terrasse devant la porte-fen&ecirc;tre de son appartement, sur le toit d&rsquo;une annexe situ&eacute;e en contrebas.</p><p>La solidit&eacute; de cet am&eacute;nagement est aujourd&rsquo;hui contest&eacute;e. Le propri&eacute;taire de l&rsquo;annexe explique que celle-ci n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; con&ccedil;ue pour supporter le poids de la terrasse et que certains renforcements pr&eacute;vus lors de sa construction n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; r&eacute;alis&eacute;s.</p><p>Le syndic a demand&eacute; au couple de ne plus utiliser l&rsquo;ouvrage. L&rsquo;assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale a ensuite vot&eacute; sa d&eacute;molition, aux frais des propri&eacute;taires concern&eacute;s.</p><p>Ces derniers contestent cette solution. Leur avocat estime notamment qu&rsquo;un confortement de la terrasse pourrait &ecirc;tre envisag&eacute; &agrave; la place de sa destruction.</p><p>Nous ne disposons pas du r&egrave;glement de copropri&eacute;t&eacute;, du texte exact de la r&eacute;solution, des autorisations accord&eacute;es en 2012 ni des rapports techniques. Il n&rsquo;est donc pas possible de se prononcer sur le bien-fond&eacute; de la d&eacute;cision prise.</p><p>Mais l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t de cette affaire se trouve ailleurs : dans la mani&egrave;re dont le couple s&rsquo;est fait repr&eacute;senter lors de l&rsquo;assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale.</p><h2>Une procuration donn&eacute;e en toute confiance</h2><p>Le couple explique qu&rsquo;il n&rsquo;a pas pu assister &agrave; l&rsquo;assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale en raison de son &acirc;ge et de son &eacute;tat de sant&eacute;. Il a donc confi&eacute; son pouvoir &agrave; une voisine.</p><p>Cette d&eacute;cision pouvait sembler naturelle. La personne &eacute;tait connue, disponible et dispos&eacute;e &agrave; rendre service.</p><p>Mais recevoir un pouvoir pour une assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale ne consiste pas seulement &agrave; prendre place dans la salle et &agrave; lever la main de temps en temps.</p><p>Le mandataire repr&eacute;sente juridiquement le copropri&eacute;taire absent. Il prend part aux d&eacute;bats, entend les explications du syndic, d&eacute;couvre parfois de nouveaux &eacute;l&eacute;ments et exprime des votes susceptibles d&rsquo;engager durablement la personne repr&eacute;sent&eacute;e.</p><p>Dans cette affaire, la mission &eacute;tait particuli&egrave;rement importante : il ne s&rsquo;agissait pas de voter une d&eacute;pense courante ou d&rsquo;approuver un contrat d&rsquo;entretien, mais de d&eacute;cider de la d&eacute;molition d&rsquo;un ouvrage appartenant au couple, &agrave; ses frais.</p><h2>Une abstention lourde de cons&eacute;quences</h2><p>Selon les explications donn&eacute;es par le couple, la voisine s&rsquo;est abstenue lors du vote, car elle pensait qu&rsquo;une abstention avait le m&ecirc;me effet qu&rsquo;un vote contre.</p><p>Cette erreur est compr&eacute;hensible dans le langage courant. S&rsquo;abstenir peut donner le sentiment de ne pas approuver une proposition.</p><p>Mais, en droit de la copropri&eacute;t&eacute;, l&rsquo;abstention et le vote contre ne produisent pas les m&ecirc;mes effets.</p><p>La majorit&eacute; est calcul&eacute;e selon les r&egrave;gles applicables &agrave; la r&eacute;solution et, dans de nombreux cas, &agrave; partir des voix exprim&eacute;es pour ou contre. L&rsquo;abstention ne constitue donc pas une opposition &agrave; la d&eacute;cision.</p><p>Surtout, l&rsquo;article 42 de la loi du 10 juillet 1965 r&eacute;serve en principe la contestation judiciaire d&rsquo;une d&eacute;cision d&rsquo;assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale aux copropri&eacute;taires opposants ou d&eacute;faillants.</p><p>Le copropri&eacute;taire opposant est celui qui a vot&eacute; contre la r&eacute;solution adopt&eacute;e. Le copropri&eacute;taire d&eacute;faillant est celui qui n&rsquo;&eacute;tait ni pr&eacute;sent ni repr&eacute;sent&eacute;.</p><p>Or, lorsqu&rsquo;un copropri&eacute;taire donne pouvoir, il est juridiquement repr&eacute;sent&eacute;. Le vote de son mandataire lui est normalement attribu&eacute;.</p><p>L&rsquo;abstention de la voisine a donc pu priver le couple de la qualit&eacute; d&rsquo;opposant n&eacute;cessaire pour contester la r&eacute;solution, sous r&eacute;serve naturellement de l&rsquo;examen complet du dossier.</p><h2>Le mandataire ne doit pas seulement &ecirc;tre digne de confiance</h2><p>De nombreux copropri&eacute;taires choisissent leur mandataire en fonction d&rsquo;un seul crit&egrave;re : la confiance personnelle.</p><p>Ils donnent leur pouvoir &agrave; un voisin sympathique, &agrave; un membre du conseil syndical ou &agrave; une personne qui leur para&icirc;t s&eacute;rieuse.</p><p>La confiance est n&eacute;cessaire, mais elle ne suffit pas.</p><p>Le mandataire doit &eacute;galement :</p><ul>	<li>	<p>comprendre les r&eacute;solutions inscrites &agrave; l&rsquo;ordre du jour ;</p>	</li>	<li>	<p>mesurer leurs cons&eacute;quences juridiques et financi&egrave;res ;</p>	</li>	<li>	<p>conna&icirc;tre les intentions du copropri&eacute;taire repr&eacute;sent&eacute; ;</p>	</li>	<li>	<p>savoir distinguer un vote pour, un vote contre et une abstention ;</p>	</li>	<li>	<p>&ecirc;tre capable de demander des explications avant de voter ;</p>	</li>	<li>	<p>respecter les consignes re&ccedil;ues ;</p>	</li>	<li>	<p>faire inscrire correctement le sens de ses votes.</p>	</li></ul><p>Une personne peut &ecirc;tre parfaitement honn&ecirc;te et bien intentionn&eacute;e tout en &eacute;tant mal pr&eacute;par&eacute;e &agrave; cette mission.</p><p>C&rsquo;est pr&eacute;cis&eacute;ment ce qui rend ce type de situation fr&eacute;quent. Le mandataire ne cherche pas &agrave; nuire au copropri&eacute;taire qu&rsquo;il repr&eacute;sente. Il veut rendre service, mais ne mesure pas toujours l&rsquo;importance du pouvoir qui lui a &eacute;t&eacute; confi&eacute;.</p><h2>Donner des consignes &eacute;crites, r&eacute;solution par r&eacute;solution</h2><p>Un pouvoir ne devrait jamais &ecirc;tre donn&eacute; sans avoir pr&eacute;alablement lu l&rsquo;ordre du jour.</p><p>Pour les r&eacute;solutions importantes, le copropri&eacute;taire absent doit indiquer par &eacute;crit le sens du vote qu&rsquo;il souhaite voir exprim&eacute; : pour, contre ou abstention.</p><p>Il peut, par exemple, remettre &agrave; son mandataire un document simple :</p><ul>	<li>	<p>r&eacute;solution n&deg; 5 : vote pour ;</p>	</li>	<li>	<p>r&eacute;solution n&deg; 6 : vote contre ;</p>	</li>	<li>	<p>r&eacute;solution n&deg; 7 : demander des explications avant de voter ;</p>	</li>	<li>	<p>r&eacute;solution n&deg; 8 : vote contre sauf modification pr&eacute;cise du projet.</p>	</li></ul><p>Ces instructions permettent d&rsquo;&eacute;viter les malentendus et rappellent au mandataire qu&rsquo;il ne vote pas en son nom personnel.</p><p>Elles doivent toutefois &ecirc;tre suffisamment r&eacute;fl&eacute;chies. Les d&eacute;bats en assembl&eacute;e peuvent faire appara&icirc;tre des informations nouvelles ou conduire &agrave; la modification d&rsquo;une r&eacute;solution. Il peut donc &ecirc;tre utile d&rsquo;indiquer &eacute;galement au mandataire la marge d&rsquo;appr&eacute;ciation dont il dispose.</p><p>Pour une d&eacute;cision particuli&egrave;rement sensible, le meilleur choix reste souvent de confier son pouvoir &agrave; une personne connaissant le dossier et capable d&rsquo;en comprendre les enjeux.</p><h2>Le mandataire doit pouvoir refuser</h2><p>Il faut aussi se placer du c&ocirc;t&eacute; de la personne qui re&ccedil;oit la procuration.</p><p>Accepter un pouvoir peut sembler &ecirc;tre un simple service entre voisins. Mais le mandataire doit se demander s&rsquo;il dispose des informations et des comp&eacute;tences n&eacute;cessaires pour remplir correctement sa mission.</p><p>S&rsquo;il ne comprend pas les r&eacute;solutions ou s&rsquo;il ne souhaite pas assumer la responsabilit&eacute; d&rsquo;un vote important, il peut refuser la procuration.</p><p>Il peut &eacute;galement demander au copropri&eacute;taire de lui remettre des instructions pr&eacute;cises et les documents utiles.</p><p>Mieux vaut refuser un pouvoir que l&rsquo;accepter sans savoir comment voter.</p><h2>Une d&eacute;cision d&rsquo;assembl&eacute;e peut devenir d&eacute;finitive tr&egrave;s rapidement</h2><p>L&rsquo;affaire rappelle enfin qu&rsquo;une erreur commise lors du vote peut &ecirc;tre difficile &agrave; r&eacute;parer.</p><p>Lorsqu&rsquo;un copropri&eacute;taire dispose de la qualit&eacute; n&eacute;cessaire pour contester une r&eacute;solution, il doit saisir le tribunal judiciaire dans un d&eacute;lai de deux mois &agrave; compter de la notification du proc&egrave;s-verbal.</p><p>L&rsquo;article indique que le couple a adress&eacute; plusieurs courriers pour manifester son d&eacute;saccord, mais n&rsquo;a pas engag&eacute; d&rsquo;action judiciaire dans ce d&eacute;lai.</p><p>Or, &eacute;crire au syndic ou au conseil syndical ne remplace pas une assignation devant le tribunal et n&rsquo;interrompt pas le d&eacute;lai de contestation.</p><p>Pass&eacute; ce d&eacute;lai, la d&eacute;cision devient en principe d&eacute;finitive, m&ecirc;me lorsqu&rsquo;elle para&icirc;t s&eacute;v&egrave;re ou pourrait &ecirc;tre affect&eacute;e d&rsquo;une irr&eacute;gularit&eacute;.</p><h2>Ce qu&rsquo;il faut retenir</h2><p><strong>1. Une procuration n&rsquo;est pas une simple formalit&eacute;.</strong><br />Le mandataire vote au nom du copropri&eacute;taire absent et peut l&rsquo;engager sur des d&eacute;cisions importantes.</p><p><strong>2. La confiance personnelle ne suffit pas.</strong><br />La personne choisie doit comprendre l&rsquo;ordre du jour et mesurer les cons&eacute;quences de ses votes.</p><p><strong>3. Il faut donner des instructions &eacute;crites.</strong><br />Pour chaque r&eacute;solution sensible, le copropri&eacute;taire doit pr&eacute;ciser s&rsquo;il souhaite voter pour ou contre.</p><p><strong>4. Une abstention n&rsquo;est pas un vote contre.</strong><br />Elle ne manifeste pas juridiquement une opposition &agrave; la r&eacute;solution.</p><p><strong>5. Le mandataire peut refuser sa mission.</strong><br />Lorsqu&rsquo;il ne comprend pas les enjeux ou ne dispose pas d&rsquo;instructions suffisantes, il ne doit pas h&eacute;siter &agrave; d&eacute;cliner le pouvoir.</p><p><strong>6. Le proc&egrave;s-verbal doit &ecirc;tre v&eacute;rifi&eacute; imm&eacute;diatement.</strong><br />En cas de d&eacute;cision contestable, le d&eacute;lai pour agir en justice est en principe de deux mois &agrave; compter de sa notification.</p><h2>Le pouvoir de voter doit &ecirc;tre confi&eacute; avec pr&eacute;caution</h2><p>Dans la plupart des copropri&eacute;t&eacute;s, les cons&eacute;quences d&rsquo;une procuration mal pr&eacute;par&eacute;e sont moins spectaculaires que la possible d&eacute;molition d&rsquo;une terrasse.</p><p>L&rsquo;erreur peut n&eacute;anmoins entra&icirc;ner l&rsquo;adoption de travaux co&ucirc;teux, l&rsquo;&eacute;lection d&rsquo;un syndic, la modification d&rsquo;un &eacute;quipement collectif, l&rsquo;autorisation de travaux privatifs ou le rejet d&rsquo;une r&eacute;solution importante.</p><p>Donner son pouvoir &agrave; un voisin pour &laquo; ne pas perdre sa voix &raquo; est une bonne intention. Encore faut-il que cette voix soit utilis&eacute;e conform&eacute;ment &agrave; la volont&eacute; du copropri&eacute;taire repr&eacute;sent&eacute;.</p><p>Avant de signer une procuration, il faut donc choisir une personne disponible, digne de confiance, mais aussi suffisamment inform&eacute;e pour comprendre que chaque vote peut avoir des cons&eacute;quences juridiques et financi&egrave;res bien r&eacute;elles.</p><p><strong>Sources :</strong><br />&ndash; <em>Nice-Matin</em>, 27 juillet 2026, &laquo; Ils vont se retrouver avec un trou b&eacute;ant devant leur porte-fen&ecirc;tre &raquo; : comment un couple de retrait&eacute;s a laiss&eacute; voter la destruction de sa propre terrasse &agrave; Vallauris ;<br />&ndash; article 22 de la loi n&deg; 65-557 du 10 juillet 1965 relatif aux d&eacute;l&eacute;gations de vote ;<br />&ndash; article 42 de la loi n&deg; 65-557 du 10 juillet 1965 relatif &agrave; la contestation des d&eacute;cisions d&rsquo;assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale.</p>]]></description></item><item rdf:about="https://www.06.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=794" > <title>INSOLITE – SPÉCIAL ÉTÉ : Un jacuzzi d’une tonne dans un petit appartement</title> <link>https://www.06.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=794</link><dc:date>2026-07-28</dc:date><dc:language>fr</dc:language><dc:subject></dc:subject><description><![CDATA[<h1>&nbsp;</h1><h2>Un jacuzzi d&rsquo;une tonne dans un petit appartement : la copropri&eacute;t&eacute; prend l&rsquo;eau</h2><h3>Une nuit romantique&hellip; et des voisins beaucoup moins d&eacute;tendus</h3><p>Ce n&#39;est pas arriv&eacute; sur la C&ocirc;te d&#39;Azur, mais cela aurait pu. Dans un immeuble de Calais, un copropri&eacute;taire avait d&eacute;cid&eacute; de transformer son petit appartement lou&eacute; sur Airbnb et Booking en v&eacute;ritable nid d&rsquo;amour : lit &laquo; queen size &raquo;, miroir au plafond, ciel &eacute;toil&eacute;, fauteuil tantra&hellip; et jacuzzi quatre places.</p><p>Pour les voyageurs, la promesse &eacute;tait s&eacute;duisante. Pour les voisins, l&rsquo;ambiance &eacute;tait moins idyllique : ronronnement du moteur derri&egrave;re la cloison, clapotis nocturnes et odeur de chlore sur le palier.</p><p>Mais le probl&egrave;me le plus lourd n&rsquo;&eacute;tait peut-&ecirc;tre pas sonore. Rempli, le jacuzzi contenait environ 1 000 litres d&rsquo;eau, soit une tonne, sans compter le poids de l&rsquo;&eacute;quipement et de ses occupants. Aucune &eacute;tude technique n&rsquo;avait &eacute;t&eacute; r&eacute;alis&eacute;e pour d&eacute;montrer que le plancher, &eacute;quip&eacute; d&rsquo;un chauffage au sol, pouvait supporter cette charge.</p><p>Le syndicat des copropri&eacute;taires a saisi le tribunal judiciaire de Boulogne-sur-Mer. Par un jugement du 13 janvier 2026, le propri&eacute;taire a &eacute;t&eacute; condamn&eacute; &agrave; cesser son activit&eacute; de location touristique et &agrave; retirer le jacuzzi sous quinze jours, sous peine d&rsquo;une astreinte de 100 euros par jour de retard. Le tribunal a notamment retenu que l&rsquo;ensemble des prestations propos&eacute;es apparentait l&rsquo;activit&eacute; &agrave; une activit&eacute; para-h&ocirc;teli&egrave;re de nature commerciale, alors que le r&egrave;glement de copropri&eacute;t&eacute; interdisait l&rsquo;exercice d&rsquo;une activit&eacute; commerciale sans autorisation.</p><h3>Ce que dit le droit</h3><p>Installer un jacuzzi dans un appartement n&rsquo;est pas interdit en soi. Un copropri&eacute;taire use librement de ses parties privatives, mais &agrave; condition de ne porter atteinte ni aux droits des autres copropri&eacute;taires, ni &agrave; la destination de l&rsquo;immeuble.</p><p>Avant toute installation de ce type, plusieurs v&eacute;rifications s&rsquo;imposent :</p><ul data-spread="false">	<li>le r&egrave;glement de copropri&eacute;t&eacute; autorise-t-il l&rsquo;activit&eacute; envisag&eacute;e ?</li>	<li>l&rsquo;installation affecte-t-elle le plancher, les canalisations ou d&rsquo;autres parties communes ?</li>	<li>la dalle peut-elle supporter la charge ?</li>	<li>le bruit, les vibrations, l&rsquo;humidit&eacute; ou les odeurs risquent-ils de constituer un trouble anormal du voisinage ?</li></ul><p>La responsabilit&eacute; de l&rsquo;auteur d&rsquo;un trouble exc&eacute;dant les inconv&eacute;nients normaux du voisinage peut &ecirc;tre engag&eacute;e m&ecirc;me sans faute. Cette r&egrave;gle concerne aussi bien le propri&eacute;taire que le locataire ou l&rsquo;occupant du logement.</p><p>Un locataire peut am&eacute;nager son logement, mais il ne peut pas transformer les locaux ou leurs &eacute;quipements sans l&rsquo;accord &eacute;crit du bailleur. Lorsque les transformations mettent en p&eacute;ril la s&eacute;curit&eacute; du logement ou le fonctionnement des &eacute;quipements, le propri&eacute;taire peut exiger leur suppression imm&eacute;diate aux frais du locataire.</p><p>Enfin, le bailleur averti de nuisances caus&eacute;es par son locataire doit utiliser les moyens dont il dispose pour les faire cesser. Il ne peut pas se contenter de r&eacute;pondre que &laquo; cela ne le regarde pas &raquo;.</p><h3>&Agrave; retenir</h3><ul data-spread="false">	<li>Un jacuzzi privatif n&rsquo;est pas automatiquement interdit en copropri&eacute;t&eacute;.</li>	<li>Son poids, ses raccordements et ses effets sur la structure doivent &ecirc;tre v&eacute;rifi&eacute;s.</li>	<li>Le r&egrave;glement de copropri&eacute;t&eacute; peut interdire certaines activit&eacute;s commerciales ou para-h&ocirc;teli&egrave;res.</li>	<li>Le propri&eacute;taire comme le locataire peuvent &ecirc;tre responsables des nuisances occasionn&eacute;es.</li>	<li>Une &eacute;tude technique pr&eacute;alable co&ucirc;te g&eacute;n&eacute;ralement moins cher qu&rsquo;un proc&egrave;s&hellip; et qu&rsquo;une tonne d&rsquo;eau chez le voisin du dessous.</li></ul><h3>Sources</h3><ul data-spread="false">	<li>Le Figaro Immobilier, 24 mars 2026, &laquo; &Agrave; Calais, le spa de ce petit appartement lou&eacute; sur Airbnb et Booking finit devant les juges &raquo;.</li>	<li>Article 9 de la loi du 10 juillet 1965 sur la copropri&eacute;t&eacute;.</li>	<li>Article 1253 du Code civil sur les troubles anormaux du voisinage.</li>	<li>Articles 6-1 et 7 de la loi du 6 juillet 1989 sur les rapports locatifs.</li></ul><hr /><h1>&nbsp;</h1>]]></description></item><item rdf:about="https://www.06.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=793" > <title>Local commercial divisé en deux : comment répartir les charges et préparer une vente séparée ?</title> <link>https://www.06.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=793</link><dc:date>2026-07-27</dc:date><dc:language>fr</dc:language><dc:subject></dc:subject><description><![CDATA[<h1>&nbsp;</h1><p><strong>Partager un grand local commercial pour accueillir deux locataires peut sembler relativement simple : une cloison, deux entr&eacute;es, deux baux et deux activit&eacute;s. Mais, pour la copropri&eacute;t&eacute;, le local peut continuer &agrave; ne former qu&rsquo;un seul lot. Le propri&eacute;taire doit alors r&eacute;partir lui-m&ecirc;me les charges et la taxe fonci&egrave;re entre ses locataires. Et s&rsquo;il souhaite un jour vendre s&eacute;par&eacute;ment les deux commerces, une v&eacute;ritable division juridique devra &ecirc;tre organis&eacute;e.</strong></p><h2>Deux commerces dans les lieux, mais un seul lot sur le papier</h2><p>Au d&eacute;part, l&rsquo;op&eacute;ration paraissait simple.</p><p>Le propri&eacute;taire disposait d&rsquo;un local commercial suffisamment grand pour &ecirc;tre partag&eacute;. Il l&rsquo;a s&eacute;par&eacute; en deux espaces de surfaces in&eacute;gales, puis a conclu un bail avec chacun des commer&ccedil;ants.</p><p>Chaque locataire poss&egrave;de d&eacute;sormais son entr&eacute;e, son activit&eacute; et son loyer. Pourtant, le propri&eacute;taire continue &agrave; recevoir du syndic un seul appel de charges et de l&rsquo;administration fiscale un seul avis de taxe fonci&egrave;re.</p><p>La raison est simple : <strong>la division mat&eacute;rielle du local n&rsquo;a pas automatiquement cr&eacute;&eacute; deux lots de copropri&eacute;t&eacute;</strong>.</p><p>Tant qu&rsquo;aucun acte modificatif de l&rsquo;&eacute;tat descriptif de division n&rsquo;a &eacute;t&eacute; &eacute;tabli et publi&eacute;, la copropri&eacute;t&eacute; continue &agrave; conna&icirc;tre le lot d&rsquo;origine. Une subdivision juridique suppose, au contraire, que chacune des nouvelles fractions re&ccedil;oive un num&eacute;ro de lot distinct.</p><p>Cette situation n&rsquo;emp&ecirc;che pas n&eacute;cessairement de louer s&eacute;par&eacute;ment les deux parties du local. Il faut toutefois v&eacute;rifier le r&egrave;glement de copropri&eacute;t&eacute;, la destination de l&rsquo;immeuble et la nature des travaux r&eacute;alis&eacute;s. Le copropri&eacute;taire conserve en principe la libre jouissance de ses parties privatives, sous r&eacute;serve de ne pas porter atteinte aux droits des autres copropri&eacute;taires ni &agrave; la destination de l&rsquo;immeuble. Le r&egrave;glement de copropri&eacute;t&eacute; peut &eacute;galement contenir une interdiction ou une restriction concernant la subdivision des lots.</p><h2>Qui doit payer les charges de copropri&eacute;t&eacute; ?</h2><p>&Agrave; l&rsquo;&eacute;gard du syndicat des copropri&eacute;taires, la situation ne change pas : <strong>le propri&eacute;taire reste redevable des charges correspondant au lot initial</strong>.</p><p>Le syndic n&rsquo;a pas &agrave; &eacute;tablir deux d&eacute;comptes selon l&rsquo;occupation int&eacute;rieure du local. Il appelle les charges sur la base des tanti&egrave;mes figurant dans le r&egrave;glement de copropri&eacute;t&eacute;.</p><p>Le propri&eacute;taire peut ensuite r&eacute;cup&eacute;rer aupr&egrave;s de ses locataires certaines charges, &agrave; condition que leur imputation soit autoris&eacute;e et suffisamment pr&eacute;cis&eacute;e dans les baux commerciaux.</p><p>Depuis le r&eacute;gime issu de la loi dite &laquo; Pinel &raquo;, applicable aux baux conclus ou renouvel&eacute;s &agrave; compter du 1er septembre 2014, chaque bail doit comporter un inventaire pr&eacute;cis et limitatif des charges, imp&ocirc;ts, taxes et redevances support&eacute;s respectivement par le bailleur et par le locataire.</p><p>Une formule tr&egrave;s g&eacute;n&eacute;rale indiquant que le locataire supportera &laquo; toutes les charges &raquo; est donc &agrave; &eacute;viter. Le bail doit permettre de comprendre :</p><ul>	<li>	<p>quelles d&eacute;penses sont r&eacute;cup&eacute;rables ;</p>	</li>	<li>	<p>selon quelle cl&eacute; elles sont r&eacute;parties ;</p>	</li>	<li>	<p>quelles surfaces sont prises en compte ;</p>	</li>	<li>	<p>comment la r&eacute;gularisation annuelle sera effectu&eacute;e.</p>	</li></ul><h2>La surface exploit&eacute;e constitue le point de d&eacute;part</h2><p>Lorsqu&rsquo;un ensemble immobilier comprend plusieurs locataires, le Code de commerce pr&eacute;voit que le bail pr&eacute;cise la r&eacute;partition des charges et du co&ucirc;t des travaux entre eux.</p><p>Cette r&eacute;partition doit &ecirc;tre fonction de la <strong>surface exploit&eacute;e</strong> par chacun.</p><p>Prenons l&rsquo;exemple d&rsquo;un local initial de 150 m&sup2; partag&eacute; ainsi :</p><ul>	<li>	<p>premier commerce : 90 m&sup2; ;</p>	</li>	<li>	<p>second commerce : 60 m&sup2;.</p>	</li></ul><p>Une r&eacute;partition purement proportionnelle aux surfaces conduirait &agrave; faire supporter :</p><ul>	<li>	<p>60 % des charges au premier locataire ;</p>	</li>	<li>	<p>40 % au second locataire.</p>	</li></ul><p>Cette m&eacute;thode est g&eacute;n&eacute;ralement la plus simple et la plus lisible.</p><p>Elle doit n&eacute;anmoins reposer sur des surfaces d&eacute;termin&eacute;es de fa&ccedil;on s&eacute;rieuse. Il convient notamment de pr&eacute;ciser si le calcul prend en compte les r&eacute;serves, les sanitaires, les locaux techniques ou les &eacute;ventuelles parties utilis&eacute;es en commun.</p><h2>Le prorata des surfaces peut-il &ecirc;tre corrig&eacute; ?</h2><p>Oui. La loi permet une <strong>pond&eacute;ration conventionnelle</strong> de la r&eacute;partition entre les locataires, &agrave; condition que cette pond&eacute;ration soit port&eacute;e &agrave; leur connaissance.</p><p>Une correction peut, par exemple, &ecirc;tre envisag&eacute;e lorsque :</p><ul>	<li>	<p>l&rsquo;un des locaux poss&egrave;de une r&eacute;serve importante, tandis que l&rsquo;autre est presque enti&egrave;rement consacr&eacute; &agrave; la vente ;</p>	</li>	<li>	<p>un seul locataire utilise un &eacute;quipement particulier ;</p>	</li>	<li>	<p>l&rsquo;un dispose d&rsquo;un acc&egrave;s ind&eacute;pendant ou d&rsquo;une vitrine sensiblement plus importante ;</p>	</li>	<li>	<p>certaines d&eacute;penses profitent exclusivement &agrave; l&rsquo;un des commerces ;</p>	</li>	<li>	<p>les deux locaux utilisent diff&eacute;remment des espaces ou &eacute;quipements communs.</p>	</li></ul><p>La pond&eacute;ration ne doit cependant pas servir &agrave; transf&eacute;rer arbitrairement une d&eacute;pense d&rsquo;un locataire vers l&rsquo;autre.</p><p>Le Code de commerce interdit notamment de faire supporter &agrave; un locataire les charges, imp&ocirc;ts, taxes ou travaux concernant un autre locataire ou un local vacant.</p><p>La m&eacute;thode la plus prudente consiste donc &agrave; distinguer trois cat&eacute;gories de d&eacute;penses.</p><table>	<thead>		<tr>			<th>Nature de la d&eacute;pense</th>			<th>M&eacute;thode envisageable</th>		</tr>	</thead>	<tbody>		<tr>			<td>D&eacute;pense propre &agrave; un local</td>			<td>Imputation directe au locataire concern&eacute;</td>		</tr>		<tr>			<td>Consommation mesurable</td>			<td>R&eacute;partition selon les compteurs ou relev&eacute;s</td>		</tr>		<tr>			<td>D&eacute;pense commune aux deux commerces</td>			<td>R&eacute;partition selon les surfaces exploit&eacute;es, &eacute;ventuellement pond&eacute;r&eacute;es</td>		</tr>	</tbody></table><p>Les consommations d&rsquo;eau ou d&rsquo;&eacute;lectricit&eacute; devraient, lorsque cela est techniquement possible, &ecirc;tre individualis&eacute;es par des compteurs ou sous-compteurs. Cela &eacute;vite qu&rsquo;un commerce peu consommateur finance indirectement l&rsquo;activit&eacute; plus intensive de son voisin.</p><h2>Toutes les charges de copropri&eacute;t&eacute; ne sont pas r&eacute;cup&eacute;rables</h2><p>Le fait qu&rsquo;une d&eacute;pense apparaisse dans le d&eacute;compte du syndic ne signifie pas automatiquement qu&rsquo;elle peut &ecirc;tre refactur&eacute;e aux locataires.</p><p>Le Code de commerce exclut notamment de l&rsquo;imputation au locataire :</p><ul>	<li>	<p>les grosses r&eacute;parations relevant de l&rsquo;article 606 du Code civil ;</p>	</li>	<li>	<p>les honoraires li&eacute;s &agrave; ces grosses r&eacute;parations ;</p>	</li>	<li>	<p>certains travaux de v&eacute;tust&eacute; ou de mise en conformit&eacute; lorsqu&rsquo;ils rel&egrave;vent de ces grosses r&eacute;parations ;</p>	</li>	<li>	<p>les honoraires du bailleur li&eacute;s &agrave; la gestion des loyers ;</p>	</li>	<li>	<p>les d&eacute;penses imputables &agrave; d&rsquo;autres locataires ou &agrave; des locaux vacants.</p>	</li></ul><p>Le bailleur doit donc examiner le relev&eacute; de copropri&eacute;t&eacute; ligne par ligne avant de proc&eacute;der &agrave; la r&eacute;gularisation.</p><p>Il ne suffit pas d&rsquo;appliquer automatiquement 60 % et 40 % &agrave; l&rsquo;int&eacute;gralit&eacute; de l&rsquo;appel de charges adress&eacute; par le syndic. Il faut d&rsquo;abord d&eacute;terminer quelles sommes peuvent l&eacute;galement et contractuellement &ecirc;tre r&eacute;cup&eacute;r&eacute;es.</p><h2>Comment r&eacute;partir la taxe fonci&egrave;re ?</h2><p>La taxe fonci&egrave;re peut &ecirc;tre mise &agrave; la charge d&rsquo;un locataire commercial lorsque le bail le pr&eacute;voit.</p><p>Le Code de commerce autorise en effet l&rsquo;imputation au locataire de la taxe fonci&egrave;re et de ses taxes additionnelles, alors que la plupart des autres imp&ocirc;ts dont le propri&eacute;taire est l&eacute;galement redevable ne peuvent pas lui &ecirc;tre transf&eacute;r&eacute;s.</p><p>Lorsque le propri&eacute;taire re&ccedil;oit une seule taxe fonci&egrave;re pour le local d&rsquo;origine, il peut donc la r&eacute;partir entre ses deux locataires selon la cl&eacute; pr&eacute;vue dans les baux.</p><p>Dans notre exemple de 150 m&sup2;, une r&eacute;partition de 60 % et 40 % peut &ecirc;tre retenue si elle correspond aux surfaces exploit&eacute;es.</p><p>Le calcul doit toutefois respecter deux conditions essentielles :</p><ol>	<li>	<p>chaque bail doit pr&eacute;voir express&eacute;ment que la taxe fonci&egrave;re est support&eacute;e par le locataire ;</p>	</li>	<li>	<p>le montant r&eacute;clam&eacute; doit correspondre strictement au local occup&eacute; et, le cas &eacute;ch&eacute;ant, &agrave; sa quote-part des espaces communs n&eacute;cessaires &agrave; son exploitation.</p>	</li></ol><p>La taxe correspondant &agrave; un local vacant ou &agrave; une partie occup&eacute;e par l&rsquo;autre commer&ccedil;ant ne peut pas &ecirc;tre report&eacute;e sur un seul locataire.</p><h2>Faut-il utiliser la m&ecirc;me cl&eacute; pour toutes les d&eacute;penses ?</h2><p>Pas n&eacute;cessairement.</p><p>Une m&ecirc;me cl&eacute; g&eacute;n&eacute;rale peut &ecirc;tre pr&eacute;vue pour les d&eacute;penses r&eacute;ellement communes, mais certaines charges peuvent n&eacute;cessiter une r&eacute;partition particuli&egrave;re.</p><p>Ainsi :</p><ul>	<li>	<p>la taxe fonci&egrave;re peut &ecirc;tre r&eacute;partie selon les surfaces exploit&eacute;es ;</p>	</li>	<li>	<p>l&rsquo;eau peut &ecirc;tre factur&eacute;e selon les relev&eacute;s de sous-compteurs ;</p>	</li>	<li>	<p>une intervention concernant uniquement la vitrine d&rsquo;un commerce peut &ecirc;tre imput&eacute;e au seul locataire concern&eacute;, si elle est r&eacute;cup&eacute;rable ;</p>	</li>	<li>	<p>une d&eacute;pense concernant une partie commune aux deux commerces peut &ecirc;tre r&eacute;partie selon la cl&eacute; g&eacute;n&eacute;rale.</p>	</li></ul><p>L&rsquo;objectif n&rsquo;est pas de multiplier inutilement les calculs, mais d&rsquo;&eacute;viter qu&rsquo;une cl&eacute; unique produise un r&eacute;sultat manifestement injustifi&eacute;.</p><p>La r&egrave;gle choisie doit rester <strong>objective, explicable et v&eacute;rifiable</strong>.</p><h2>Que faire si les baux sont d&eacute;j&agrave; sign&eacute;s ?</h2><p>Il faut relire attentivement chacun des deux baux.</p><p>Trois situations peuvent se pr&eacute;senter :</p><h3>Les baux pr&eacute;voient une cl&eacute; pr&eacute;cise</h3><p>Le bailleur applique la cl&eacute; contractuelle, sous r&eacute;serve qu&rsquo;elle respecte les r&egrave;gles imp&eacute;ratives du Code de commerce.</p><h3>Les baux pr&eacute;voient les charges r&eacute;cup&eacute;rables, mais pas leur r&eacute;partition</h3><p>Il est pr&eacute;f&eacute;rable de formaliser la cl&eacute; de r&eacute;partition par un avenant accept&eacute; par chaque locataire.</p><h3>Les baux sont silencieux ou tr&egrave;s impr&eacute;cis</h3><p>Le bailleur ne doit pas cr&eacute;er apr&egrave;s coup une m&eacute;thode enti&egrave;rement nouvelle sans v&eacute;rifier les stipulations contractuelles. Un avenant permettra de fixer clairement les surfaces retenues, les d&eacute;penses concern&eacute;es et la m&eacute;thode de r&eacute;gularisation.</p><p>Le bailleur doit &eacute;galement adresser un &eacute;tat r&eacute;capitulatif annuel. Dans un immeuble en copropri&eacute;t&eacute;, cette r&eacute;gularisation doit &ecirc;tre communiqu&eacute;e dans les trois mois suivant la reddition annuelle des charges de copropri&eacute;t&eacute;. Le locataire peut demander les documents justifiant les sommes qui lui sont imput&eacute;es.</p><h2>Et si le propri&eacute;taire souhaite vendre les deux locaux s&eacute;par&eacute;ment ?</h2><p>C&rsquo;est ici que la distinction entre division mat&eacute;rielle et division juridique devient d&eacute;cisive.</p><p>Une cloison, deux portes et deux baux ne suffisent pas &agrave; permettre deux ventes s&eacute;par&eacute;es.</p><p>Pour vendre ind&eacute;pendamment chaque commerce, il faut cr&eacute;er <strong>deux v&eacute;ritables lots de copropri&eacute;t&eacute;</strong>. Toute modification des lots doit &ecirc;tre constat&eacute;e par un acte modificatif de l&rsquo;&eacute;tat descriptif de division. En cas de subdivision, chacune des nouvelles fractions re&ccedil;oit un nouveau num&eacute;ro et devient un lot distinct.</p><p>L&rsquo;op&eacute;ration suppose g&eacute;n&eacute;ralement l&rsquo;intervention coordonn&eacute;e d&rsquo;un g&eacute;om&egrave;tre-expert et d&rsquo;un notaire.</p><h2>Premi&egrave;re &eacute;tape : v&eacute;rifier le r&egrave;glement de copropri&eacute;t&eacute;</h2><p>Avant d&rsquo;engager les frais, il faut v&eacute;rifier si le r&egrave;glement de copropri&eacute;t&eacute; :</p><ul>	<li>	<p>autorise librement la division des lots ;</p>	</li>	<li>	<p>exige une autorisation de l&rsquo;assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale ;</p>	</li>	<li>	<p>limite le nombre ou la nature des locaux commerciaux ;</p>	</li>	<li>	<p>impose des conditions particuli&egrave;res concernant les acc&egrave;s, les nuisances ou les activit&eacute;s exerc&eacute;es ;</p>	</li>	<li>	<p>contient une clause justifi&eacute;e par la destination de l&rsquo;immeuble limitant les subdivisions.</p>	</li></ul><p>La jurisprudence admet qu&rsquo;un copropri&eacute;taire puisse subdiviser son lot sans autorisation particuli&egrave;re lorsque le r&egrave;glement ne l&rsquo;interdit pas, que la destination de l&rsquo;immeuble est respect&eacute;e et que les droits des autres copropri&eacute;taires ne sont pas atteints. Elle reconna&icirc;t cependant qu&rsquo;une clause du r&egrave;glement peut restreindre cette facult&eacute; dans certaines circonstances.</p><h2>Deuxi&egrave;me &eacute;tape : faire &eacute;tablir un projet par un g&eacute;om&egrave;tre-expert</h2><p>Le g&eacute;om&egrave;tre-expert pourra &eacute;tablir :</p><ul>	<li>	<p>le plan du lot avant division ;</p>	</li>	<li>	<p>le plan des deux futurs lots ;</p>	</li>	<li>	<p>leur d&eacute;signation pr&eacute;cise ;</p>	</li>	<li>	<p>leurs superficies ;</p>	</li>	<li>	<p>la r&eacute;partition des quotes-parts de parties communes ;</p>	</li>	<li>	<p>la r&eacute;partition des diff&eacute;rentes cat&eacute;gories de charges.</p>	</li></ul><p>Le total des quotes-parts attribu&eacute;es aux deux nouveaux lots a normalement vocation &agrave; reprendre les quotes-parts attach&eacute;es au lot initial.</p><p>Supposons que le lot d&rsquo;origine poss&egrave;de 120/1 000&egrave;mes des parties communes. Les deux nouveaux lots pourront, par exemple, recevoir 75/1 000&egrave;mes et 45/1 000&egrave;mes.</p><p>Mais la r&eacute;partition ne doit pas n&eacute;cessairement reproduire exactement le rapport entre les surfaces.</p><p>La loi pr&eacute;voit que les quotes-parts de parties communes sont d&eacute;termin&eacute;es d&rsquo;apr&egrave;s la valeur relative des parties privatives, appr&eacute;ci&eacute;e notamment selon leur consistance, leur superficie et leur situation, sans tenir compte de leur utilisation.</p><p>La pr&eacute;sence d&rsquo;une grande vitrine, d&rsquo;un meilleur emplacement, d&rsquo;une r&eacute;serve, d&rsquo;une hauteur sous plafond diff&eacute;rente ou d&rsquo;un acc&egrave;s plus favorable peut donc influer sur le calcul.</p><p>De m&ecirc;me, certaines charges sp&eacute;ciales sont r&eacute;parties en fonction de l&rsquo;utilit&eacute; que les services collectifs ou &eacute;quipements communs pr&eacute;sentent objectivement pour chaque lot.</p><p><strong>La cl&eacute; utilis&eacute;e entre les deux locataires ne sera donc pas n&eacute;cessairement identique &agrave; la future r&eacute;partition des tanti&egrave;mes entre les deux lots.</strong></p><h2>Troisi&egrave;me &eacute;tape : faire approuver la r&eacute;partition des charges</h2><p>En cas de vente s&eacute;par&eacute;e d&rsquo;une ou plusieurs fractions d&rsquo;un lot, la r&eacute;partition des charges entre ces fractions doit, lorsqu&rsquo;elle n&rsquo;est pas d&eacute;j&agrave; fix&eacute;e par le r&egrave;glement de copropri&eacute;t&eacute;, &ecirc;tre approuv&eacute;e par l&rsquo;assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale &agrave; la majorit&eacute; de l&rsquo;article 24.</p><p>Il s&rsquo;agit de la majorit&eacute; des voix exprim&eacute;es par les copropri&eacute;taires pr&eacute;sents, repr&eacute;sent&eacute;s ou ayant vot&eacute; par correspondance.</p><p>Le projet de modification de l&rsquo;&eacute;tat descriptif de division et de l&rsquo;&eacute;tat de r&eacute;partition des charges doit &ecirc;tre communiqu&eacute; avec la convocation lorsque l&rsquo;assembl&eacute;e est appel&eacute;e &agrave; statuer sur ces documents.</p><p>Il est recommand&eacute; de pr&eacute;voir des r&eacute;solutions distinctes concernant :</p><ol>	<li>	<p>la subdivision du lot d&rsquo;origine ;</p>	</li>	<li>	<p>la cr&eacute;ation et la d&eacute;signation des deux nouveaux lots ;</p>	</li>	<li>	<p>la r&eacute;partition des quotes-parts de parties communes ;</p>	</li>	<li>	<p>la r&eacute;partition des diff&eacute;rentes cat&eacute;gories de charges ;</p>	</li>	<li>	<p>l&rsquo;autorisation donn&eacute;e au syndic d&rsquo;intervenir &agrave; l&rsquo;acte modificatif ;</p>	</li>	<li>	<p>la prise en charge des frais par le copropri&eacute;taire demandeur.</p>	</li></ol><h2>Quatri&egrave;me &eacute;tape : v&eacute;rifier si les travaux n&eacute;cessitent une autorisation</h2><p>La division int&eacute;rieure peut avoir entra&icirc;n&eacute; des travaux touchant :</p><ul>	<li>	<p>un mur porteur ;</p>	</li>	<li>	<p>une canalisation commune ;</p>	</li>	<li>	<p>une gaine technique ;</p>	</li>	<li>	<p>une porte donnant sur une partie commune ;</p>	</li>	<li>	<p>la devanture ou la fa&ccedil;ade ;</p>	</li>	<li>	<p>un conduit d&rsquo;extraction ;</p>	</li>	<li>	<p>l&rsquo;aspect ext&eacute;rieur de l&rsquo;immeuble.</p>	</li></ul><p>Les travaux affectant les parties communes ou l&rsquo;aspect ext&eacute;rieur doivent &ecirc;tre pr&eacute;alablement autoris&eacute;s par l&rsquo;assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale &agrave; la majorit&eacute; de l&rsquo;article 25.</p><p>La modification de l&rsquo;&eacute;tat descriptif de division ne r&eacute;gularise donc pas, &agrave; elle seule, d&rsquo;&eacute;ventuels travaux ex&eacute;cut&eacute;s sans autorisation.</p><p>Selon la nature des activit&eacute;s et des am&eacute;nagements, des formalit&eacute;s d&rsquo;urbanisme ou des r&egrave;gles relatives aux &eacute;tablissements recevant du public peuvent &eacute;galement devoir &ecirc;tre v&eacute;rifi&eacute;es.</p><h2>Cinqui&egrave;me &eacute;tape : &eacute;tablir et publier l&rsquo;acte modificatif</h2><p>Le notaire &eacute;tablira l&rsquo;acte modificatif permettant notamment :</p><ul>	<li>	<p>de supprimer le lot initial ;</p>	</li>	<li>	<p>de cr&eacute;er les deux nouveaux lots ;</p>	</li>	<li>	<p>d&rsquo;attribuer les nouveaux num&eacute;ros ;</p>	</li>	<li>	<p>de reprendre les plans et descriptions &eacute;tablis par le g&eacute;om&egrave;tre ;</p>	</li>	<li>	<p>de constater les nouvelles quotes-parts de parties communes ;</p>	</li>	<li>	<p>de publier l&rsquo;op&eacute;ration au service de la publicit&eacute; fonci&egrave;re.</p>	</li></ul><p>L&rsquo;acte modificatif peut &ecirc;tre &eacute;tabli par les seuls propri&eacute;taires des fractions concern&eacute;es, sous r&eacute;serve du respect des d&eacute;cisions relevant de l&rsquo;assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale et des r&egrave;gles du r&egrave;glement de copropri&eacute;t&eacute;.</p><p>Ce n&rsquo;est qu&rsquo;apr&egrave;s cette r&eacute;gularisation qu&rsquo;une vente s&eacute;par&eacute;e pourra &ecirc;tre organis&eacute;e dans de bonnes conditions.</p><h2>Faut-il attendre le projet de vente pour r&eacute;gulariser ?</h2><p>Pas n&eacute;cessairement.</p><p>Lorsque la revente s&eacute;par&eacute;e est s&eacute;rieusement envisag&eacute;e, il peut &ecirc;tre utile d&rsquo;anticiper la division juridique. Cela permet de v&eacute;rifier suffisamment t&ocirc;t :</p><ul>	<li>	<p>la conformit&eacute; des acc&egrave;s ;</p>	</li>	<li>	<p>l&rsquo;ind&eacute;pendance des r&eacute;seaux et compteurs ;</p>	</li>	<li>	<p>les contraintes du r&egrave;glement de copropri&eacute;t&eacute; ;</p>	</li>	<li>	<p>la m&eacute;thode de calcul des tanti&egrave;mes ;</p>	</li>	<li>	<p>la n&eacute;cessit&eacute; d&rsquo;un vote en assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale ;</p>	</li>	<li>	<p>les &eacute;ventuelles autorisations administratives.</p>	</li></ul><p>Une division pr&eacute;par&eacute;e dans l&rsquo;urgence, au moment o&ugrave; un acqu&eacute;reur se pr&eacute;sente, risque de retarder ou de compromettre la vente.</p><p>En revanche, si le propri&eacute;taire souhaite conserver durablement les deux commerces et les vendre ensemble, il peut &ecirc;tre plus simple de maintenir le lot unique, tout en s&eacute;curisant soigneusement la r&eacute;partition contractuelle entre les locataires.</p><h2>Les 7 principaux points &agrave; retenir</h2><p><strong>1. Deux locaux lou&eacute;s ne signifient pas n&eacute;cessairement deux lots de copropri&eacute;t&eacute;.</strong><br />Une s&eacute;paration int&eacute;rieure peut laisser subsister un seul lot juridique.</p><p><strong>2. Le propri&eacute;taire reste l&rsquo;interlocuteur du syndic.</strong><br />Il re&ccedil;oit les appels de charges correspondant au lot initial et organise ensuite leur r&eacute;cup&eacute;ration aupr&egrave;s des locataires.</p><p><strong>3. La r&eacute;partition entre locataires doit &ecirc;tre pr&eacute;vue dans les baux.</strong><br />Le bail doit pr&eacute;ciser les charges, imp&ocirc;ts et taxes r&eacute;cup&eacute;rables ainsi que leur mode de r&eacute;partition.</p><p><strong>4. La surface exploit&eacute;e constitue la cl&eacute; de d&eacute;part.</strong><br />Une pond&eacute;ration est possible lorsqu&rsquo;elle est objective, justifi&eacute;e et port&eacute;e &agrave; la connaissance des locataires.</p><p><strong>5. La taxe fonci&egrave;re peut &ecirc;tre r&eacute;cup&eacute;r&eacute;e si le bail le pr&eacute;voit.</strong><br />Chaque locataire ne doit supporter que la part correspondant &agrave; son local et aux espaces communs n&eacute;cessaires &agrave; son exploitation.</p><p><strong>6. Toutes les charges du syndic ne sont pas r&eacute;cup&eacute;rables.</strong><br />Les grosses r&eacute;parations, certains travaux de v&eacute;tust&eacute; et les d&eacute;penses concernant d&rsquo;autres locaux restent notamment &agrave; la charge du bailleur.</p><p><strong>7. Une vente s&eacute;par&eacute;e exige une v&eacute;ritable subdivision juridique.</strong><br />Elle suppose un acte modificatif, de nouveaux num&eacute;ros de lots, une r&eacute;partition des tanti&egrave;mes, l&rsquo;intervention de l&rsquo;assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale lorsque cela est n&eacute;cessaire et une publication au service de la publicit&eacute; fonci&egrave;re.</p><h2>R&eacute;f&eacute;rences juridiques pour aller plus loin</h2><ul>	<li>	<p><strong>Code de commerce, article L. 145-40-2</strong> : inventaire des charges, r&eacute;partition entre locataires et prise en compte de la surface exploit&eacute;e.</p>	</li>	<li>	<p><strong>Code de commerce, article R. 145-35</strong> : d&eacute;penses non imputables, taxe fonci&egrave;re, locaux vacants et pond&eacute;ration conventionnelle.</p>	</li>	<li>	<p><strong>Code de commerce, article R. 145-36</strong> : r&eacute;gularisation annuelle et communication des justificatifs.</p>	</li>	<li>	<p><strong>Loi du 10 juillet 1965, article 5</strong> : d&eacute;termination des quotes-parts selon la consistance, la superficie et la situation des lots.</p>	</li>	<li>	<p><strong>Loi du 10 juillet 1965, article 9</strong> : libre jouissance des parties privatives sous r&eacute;serve de la destination de l&rsquo;immeuble et des droits des autres copropri&eacute;taires.</p>	</li>	<li>	<p><strong>Loi du 10 juillet 1965, article 11</strong> : approbation de la r&eacute;partition des charges entre les fractions destin&eacute;es &agrave; &ecirc;tre vendues s&eacute;par&eacute;ment.</p>	</li>	<li>	<p><strong>Loi du 10 juillet 1965, articles 24 et 25</strong> : majorit&eacute;s applicables et autorisation des travaux affectant les parties communes ou l&rsquo;aspect ext&eacute;rieur.</p>	</li>	<li>	<p><strong>D&eacute;cret du 17 mars 1967, article 11</strong> : documents &agrave; joindre &agrave; la convocation lorsque l&rsquo;assembl&eacute;e doit modifier l&rsquo;&eacute;tat descriptif ou la r&eacute;partition des charges.</p>	</li>	<li>	<p><strong>D&eacute;cret du 14 octobre 1955, articles 71-1 &agrave; 71-10</strong> : identification des lots, num&eacute;rotation, acte modificatif et publicit&eacute; fonci&egrave;re.</p>	</li></ul><p><em>Cet article pr&eacute;sente les r&egrave;gles g&eacute;n&eacute;rales applicables. La solution doit &ecirc;tre adapt&eacute;e au r&egrave;glement de copropri&eacute;t&eacute;, aux travaux effectivement r&eacute;alis&eacute;s et aux stipulations de chacun des baux commerciaux.</em></p>]]></description></item><item rdf:about="https://www.06.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=792" > <title>Louer à un étudiant sans revenus : faut-il mettre le bail au nom des parents ?</title> <link>https://www.06.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=792</link><dc:date>2026-07-07</dc:date><dc:language>fr</dc:language><dc:subject></dc:subject><description><![CDATA[<h1>&nbsp;</h1><p>Chaque rentr&eacute;e universitaire apporte son lot de dossiers locatifs d&eacute;licats. Le cas est tr&egrave;s fr&eacute;quent : un &eacute;tudiant cherche un studio ou un petit appartement, mais il n&rsquo;a pas encore de revenus personnels. Ses parents, eux, sont solvables et proposent de payer le loyer.</p><p>Le bailleur peut alors &ecirc;tre tent&eacute; de raisonner ainsi : &laquo; Puisque les parents payent, mettons directement le bail &agrave; leur nom. &raquo; L&rsquo;id&eacute;e para&icirc;t rassurante. Pourtant, ce n&rsquo;est pas toujours la meilleure solution. Elle peut m&ecirc;me cr&eacute;er des difficult&eacute;s administratives, notamment pour l&rsquo;aide au logement de l&rsquo;&eacute;tudiant.</p><p>La bonne formule consiste g&eacute;n&eacute;ralement &agrave; distinguer clairement les r&ocirc;les : l&rsquo;&eacute;tudiant est le locataire, les parents sont les garants.</p><h2>L&rsquo;essentiel &agrave; retenir</h2><p>Dans la majorit&eacute; des cas, il est pr&eacute;f&eacute;rable de pr&eacute;voir :</p><ul>	<li>	<p>un bail au nom de l&rsquo;&eacute;tudiant, puisqu&rsquo;il est l&rsquo;occupant r&eacute;el du logement ;</p>	</li>	<li>	<p>un acte de caution solidaire sign&eacute; par le ou les parents ;</p>	</li>	<li>	<p>des quittances &eacute;tablies au nom de l&rsquo;&eacute;tudiant, m&ecirc;me si les parents r&egrave;glent concr&egrave;tement le loyer ;</p>	</li>	<li>	<p>une v&eacute;rification s&eacute;rieuse du dossier des cautions : identit&eacute;, domicile, revenus, avis d&rsquo;imposition, situation professionnelle ;</p>	</li>	<li>	<p>une assurance habitation au nom de l&rsquo;occupant ;</p>	</li>	<li>	<p>pour un logement meubl&eacute;, &eacute;ventuellement un bail &eacute;tudiant de 9 mois, lorsque la situation s&rsquo;y pr&ecirc;te.</p>	</li></ul><p>Ce montage prot&egrave;ge le bailleur tout en pr&eacute;servant les droits de l&rsquo;&eacute;tudiant, notamment pour une demande d&rsquo;aide au logement aupr&egrave;s de la CAF.</p><h2>1. Un &eacute;tudiant peut-il signer un bail s&rsquo;il n&rsquo;a pas de revenus ?</h2><p>Oui. Rien n&rsquo;interdit &agrave; un &eacute;tudiant sans revenus personnels d&rsquo;&ecirc;tre titulaire d&rsquo;un bail d&rsquo;habitation.</p><p>Le bailleur n&rsquo;est pas oblig&eacute; d&rsquo;accepter n&rsquo;importe quel dossier, bien s&ucirc;r. Il peut demander des garanties s&eacute;rieuses dans les limites pr&eacute;vues par les textes. Mais l&rsquo;absence de salaire du candidat locataire ne rend pas le bail impossible.</p><p>Il faut simplement s&eacute;curiser le dossier autrement : caution parentale, garantie Visale lorsque les conditions sont r&eacute;unies, d&eacute;p&ocirc;t de garantie, assurance habitation, v&eacute;rification des pi&egrave;ces justificatives autoris&eacute;es.</p><p>Le point central est le suivant : celui qui habite le logement doit, en principe, &ecirc;tre celui qui figure comme locataire au contrat. Si l&rsquo;&eacute;tudiant occupe r&eacute;ellement le logement comme r&eacute;sidence principale, le bail doit normalement refl&eacute;ter cette r&eacute;alit&eacute;.</p><h2>2. Pourquoi &eacute;viter de mettre automatiquement le bail au nom des parents ?</h2><p>Mettre le bail au nom de la m&egrave;re ou du p&egrave;re peut sembler plus s&eacute;curisant pour le bailleur. En pratique, cela peut brouiller la situation.</p><p>Si les parents n&rsquo;habitent pas le logement, mais que le bail est exclusivement &agrave; leur nom, plusieurs questions peuvent appara&icirc;tre :</p><ul>	<li>	<p>qui est le v&eacute;ritable locataire ?</p>	</li>	<li>	<p>au nom de qui doivent &ecirc;tre &eacute;tablies les quittances ?</p>	</li>	<li>	<p>l&rsquo;&eacute;tudiant pourra-t-il demander l&rsquo;aide au logement ?</p>	</li>	<li>	<p>le logement est-il la r&eacute;sidence principale de l&rsquo;&eacute;tudiant ou une r&eacute;sidence secondaire du parent titulaire du bail ?</p>	</li>	<li>	<p>qui donnera cong&eacute; ?</p>	</li>	<li>	<p>qui sera responsable en cas de d&eacute;gradations ou d&rsquo;impay&eacute;s ?</p>	</li></ul><p>Ce montage n&rsquo;est pas forc&eacute;ment nul en lui-m&ecirc;me si le bailleur sait express&eacute;ment que le logement est destin&eacute; &agrave; l&rsquo;enfant &eacute;tudiant. Mais il est souvent moins clair que la solution classique : &eacute;tudiant locataire, parents cautions.</p><p>La clart&eacute; du montage est essentielle. En cas de difficult&eacute;, le bailleur a int&eacute;r&ecirc;t &agrave; pouvoir identifier sans discussion le locataire, l&rsquo;occupant, le payeur &eacute;ventuel et la caution.</p><h2>3. La solution la plus &eacute;quilibr&eacute;e : &eacute;tudiant locataire, parents cautions</h2><p>Le bailleur a un int&eacute;r&ecirc;t l&eacute;gitime &agrave; s&eacute;curiser le paiement du loyer. L&rsquo;&eacute;tudiant a, de son c&ocirc;t&eacute;, int&eacute;r&ecirc;t &agrave; disposer d&rsquo;un bail coh&eacute;rent avec sa situation r&eacute;elle. Ces int&eacute;r&ecirc;ts ne sont pas antagonistes.</p><p>La solution la plus &eacute;quilibr&eacute;e est g&eacute;n&eacute;ralement la suivante :</p><ul>	<li>	<p>le bail est sign&eacute; par l&rsquo;&eacute;tudiant ;</p>	</li>	<li>	<p>les parents signent un acte de caution solidaire ;</p>	</li>	<li>	<p>le loyer peut &ecirc;tre pay&eacute; mat&eacute;riellement par les parents, par virement par exemple ;</p>	</li>	<li>	<p>les quittances restent &eacute;tablies au nom de l&rsquo;&eacute;tudiant locataire.</p>	</li></ul><p>Ainsi, chacun est &agrave; sa place.</p><p>L&rsquo;&eacute;tudiant est le locataire, car il occupe le logement. Les parents garantissent le paiement, mais ne deviennent pas artificiellement locataires d&rsquo;un logement qu&rsquo;ils n&rsquo;occupent pas.</p><h2>4. Caution simple ou caution solidaire ?</h2><p>En pratique, le bailleur demande presque toujours une caution solidaire.</p><p>La caution solidaire permet au bailleur de r&eacute;clamer les sommes dues directement &agrave; la caution, sans devoir d&rsquo;abord poursuivre longuement le locataire. Elle est donc plus protectrice pour le bailleur qu&rsquo;une caution simple.</p><p>L&rsquo;acte de caution doit &ecirc;tre r&eacute;dig&eacute; avec soin. Il doit notamment faire appara&icirc;tre le montant du loyer, les conditions de r&eacute;vision, la dur&eacute;e de l&rsquo;engagement et les mentions l&eacute;gales requises. Un exemplaire du bail doit &ecirc;tre remis &agrave; la caution.</p><p>Lorsque les deux parents s&rsquo;engagent, il est pr&eacute;f&eacute;rable que chacun signe son propre engagement de caution ou que l&rsquo;acte soit r&eacute;dig&eacute; de mani&egrave;re parfaitement claire pour les deux signataires. Il ne faut pas se contenter d&rsquo;une formule vague ou d&rsquo;une signature mal identifi&eacute;e.</p><h2>5. Quelles pi&egrave;ces le bailleur peut-il demander ?</h2><p>Le bailleur peut demander des justificatifs au candidat locataire et &agrave; sa caution, mais seulement dans les limites pr&eacute;vues par les textes.</p><p>Pour un &eacute;tudiant, il est logique de demander notamment :</p><ul>	<li>	<p>une pi&egrave;ce d&rsquo;identit&eacute; ;</p>	</li>	<li>	<p>un justificatif de domicile ;</p>	</li>	<li>	<p>un certificat de scolarit&eacute; ou une carte d&rsquo;&eacute;tudiant ;</p>	</li>	<li>	<p>les &eacute;l&eacute;ments relatifs &agrave; la situation financi&egrave;re du locataire, s&rsquo;il en dispose.</p>	</li></ul><p>Pour les parents cautions, le bailleur peut v&eacute;rifier plus concr&egrave;tement la solvabilit&eacute; :</p><ul>	<li>	<p>pi&egrave;ce d&rsquo;identit&eacute; ;</p>	</li>	<li>	<p>justificatif de domicile ;</p>	</li>	<li>	<p>justificatifs professionnels ;</p>	</li>	<li>	<p>justificatifs de ressources ;</p>	</li>	<li>	<p>avis d&rsquo;imposition.</p>	</li></ul><p>Il faut rester prudent : certains documents ne peuvent pas &ecirc;tre exig&eacute;s. Le bailleur ne doit pas demander n&rsquo;importe quelle pi&egrave;ce sous pr&eacute;texte de se s&eacute;curiser.</p><h2>6. Quel type de bail pr&eacute;voir ?</h2><p>Tout d&eacute;pend du logement et de la situation.</p><h3>Location vide</h3><p>Pour un logement lou&eacute; vide &agrave; usage de r&eacute;sidence principale, le bail est en principe conclu pour une dur&eacute;e de trois ans lorsque le bailleur est une personne physique.</p><p>Cette formule convient lorsque l&rsquo;&eacute;tudiant souhaite s&rsquo;installer durablement ou lorsque le logement n&rsquo;est pas meubl&eacute;.</p><h3>Location meubl&eacute;e classique</h3><p>Pour un logement meubl&eacute; constituant la r&eacute;sidence principale du locataire, le bail est en principe conclu pour une dur&eacute;e d&rsquo;un an, renouvelable.</p><p>C&rsquo;est une formule fr&eacute;quente pour les &eacute;tudiants, surtout lorsque le logement est d&eacute;j&agrave; &eacute;quip&eacute;.</p><h3>Bail meubl&eacute; &eacute;tudiant de 9 mois</h3><p>Lorsque la location meubl&eacute;e est consentie &agrave; un &eacute;tudiant, il est possible de pr&eacute;voir un bail de 9 mois. Ce bail n&rsquo;est pas reconduit automatiquement.</p><p>C&rsquo;est une solution int&eacute;ressante pour un logement destin&eacute; &agrave; suivre l&rsquo;ann&eacute;e universitaire. Elle &eacute;vite au bailleur de se retrouver automatiquement engag&eacute; pour une nouvelle p&eacute;riode si le logement doit &ecirc;tre relou&eacute; &agrave; la rentr&eacute;e suivante.</p><p>En revanche, ce bail suppose bien que la location soit consentie &agrave; un &eacute;tudiant. D&rsquo;o&ugrave; l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t de mettre le bail au nom de l&rsquo;&eacute;tudiant lui-m&ecirc;me, et non artificiellement au nom d&rsquo;un parent.</p><h3>Bail mobilit&eacute;</h3><p>Le bail mobilit&eacute; peut &eacute;galement &ecirc;tre envisag&eacute; dans certains cas particuliers, notamment pour une formation, un stage, un apprentissage ou des &eacute;tudes sup&eacute;rieures. Il est r&eacute;serv&eacute; aux logements meubl&eacute;s et sa dur&eacute;e est comprise entre 1 et 10 mois.</p><p>Il ne faut toutefois pas le choisir automatiquement. Il r&eacute;pond &agrave; un r&eacute;gime sp&eacute;cifique, notamment sans d&eacute;p&ocirc;t de garantie. Il convient donc de v&eacute;rifier qu&rsquo;il correspond r&eacute;ellement &agrave; la situation recherch&eacute;e.</p><h2>7. Et la CAF ?</h2><p>C&rsquo;est souvent le point oubli&eacute; au moment de signer.</p><p>Pour demander une aide au logement, l&rsquo;&eacute;tudiant doit pouvoir pr&eacute;senter un dossier coh&eacute;rent. En pratique, le bail et les quittances doivent &ecirc;tre &agrave; son nom, sauf situation particuli&egrave;re comme celle du mineur non &eacute;mancip&eacute; repr&eacute;sent&eacute; par son repr&eacute;sentant l&eacute;gal.</p><p>Si le bail est uniquement au nom de la m&egrave;re ou du p&egrave;re, l&rsquo;&eacute;tudiant risque de rencontrer une difficult&eacute; pour obtenir l&rsquo;aide au logement. Le bailleur aura peut-&ecirc;tre cru se prot&eacute;ger, mais il aura fragilis&eacute; le dossier administratif de l&rsquo;occupant.</p><p>Or, dans beaucoup de locations &eacute;tudiantes, l&rsquo;aide au logement fait partie de l&rsquo;&eacute;quilibre financier du dossier. Le bailleur a donc aussi int&eacute;r&ecirc;t &agrave; ce que le montage soit compatible avec la demande CAF.</p><p>Autrement dit : la CAF n&rsquo;est pas seulement le probl&egrave;me du locataire. Un dossier CAF bloqu&eacute; peut devenir, indirectement, un probl&egrave;me pour le bailleur si le paiement du loyer en d&eacute;pend.</p><h2>8. R&eacute;sidence principale ou r&eacute;sidence secondaire ?</h2><p>Si l&rsquo;&eacute;tudiant occupe effectivement le logement comme r&eacute;sidence principale, le bail doit autant que possible traduire cette r&eacute;alit&eacute;.</p><p>En revanche, si le bail est &eacute;tabli au seul nom d&rsquo;un parent qui poss&egrave;de d&eacute;j&agrave; sa propre r&eacute;sidence principale ailleurs, une confusion peut na&icirc;tre. L&rsquo;administration fiscale pourrait s&rsquo;interroger sur la qualification du logement : logement de l&rsquo;&eacute;tudiant ou r&eacute;sidence secondaire du parent titulaire du bail ?</p><p>L&agrave; encore, le montage le plus clair est le plus prudent : bail au nom de l&rsquo;&eacute;tudiant occupant, parents cautions.</p><p>Le bailleur doit &eacute;galement &ecirc;tre attentif aux d&eacute;clarations d&rsquo;occupation des biens immobiliers : les occupants r&eacute;ellement connus doivent &ecirc;tre d&eacute;clar&eacute;s, qu&rsquo;ils soient titulaires du bail ou occupants &agrave; un autre titre.</p><h2>9. Peut-on cumuler caution parentale, garantie Visale et assurance loyers impay&eacute;s ?</h2><p>Il faut &ecirc;tre vigilant.</p><p>La caution parentale est tr&egrave;s fr&eacute;quente pour les &eacute;tudiants. La garantie Visale peut aussi &ecirc;tre utile, notamment pour certains jeunes et &eacute;tudiants. Elle pr&eacute;sente l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t d&rsquo;&ecirc;tre gratuite et de s&eacute;curiser le bailleur dans les limites du dispositif.</p><p>Mais les garanties ne se cumulent pas toujours. Par exemple, Visale ne doit pas &ecirc;tre m&eacute;lang&eacute;e avec d&rsquo;autres garanties pour le m&ecirc;me risque. De m&ecirc;me, lorsqu&rsquo;un bailleur a souscrit une assurance garantissant les obligations locatives, la loi encadre la possibilit&eacute; de demander en plus une caution, avec une exception importante pour les &eacute;tudiants et apprentis.</p><p>Avant de signer, le bailleur doit donc choisir le dispositif adapt&eacute; : caution parentale, Visale ou assurance loyers impay&eacute;s, en v&eacute;rifiant les conditions propres &agrave; chaque solution.</p><h2>10. Les pr&eacute;cautions pratiques avant de remettre les cl&eacute;s</h2><p>Avant la signature ou la remise des cl&eacute;s, le bailleur doit v&eacute;rifier plusieurs points.</p><p>D&rsquo;abord, le bail doit identifier correctement le locataire. Si l&rsquo;&eacute;tudiant est l&rsquo;occupant, il doit en principe &ecirc;tre titulaire du bail.</p><p>Ensuite, l&rsquo;acte de caution doit &ecirc;tre sign&eacute; avant ou au plus tard lors de la signature du bail. Il ne faut pas remettre les cl&eacute;s en se disant que les parents signeront &laquo; plus tard &raquo;.</p><p>Il faut &eacute;galement demander l&rsquo;attestation d&rsquo;assurance habitation. Le paiement du premier loyer et du d&eacute;p&ocirc;t de garantie doit &ecirc;tre organis&eacute; clairement. En meubl&eacute;, l&rsquo;&eacute;tat des lieux et l&rsquo;inventaire du mobilier doivent &ecirc;tre faits avec s&eacute;rieux.</p><p>Enfin, si les parents r&egrave;glent le loyer, il est possible de l&rsquo;indiquer de mani&egrave;re simple, sans leur donner la qualit&eacute; de locataires. Par exemple : le loyer pourra &ecirc;tre acquitt&eacute; par un tiers pour le compte du locataire, sans que ce paiement modifie l&rsquo;identit&eacute; du locataire ni les obligations pr&eacute;vues au bail.</p><h2>Conclusion</h2><p>Louer &agrave; un &eacute;tudiant sans revenus n&rsquo;est pas n&eacute;cessairement risqu&eacute;, &agrave; condition de ne pas improviser le montage.</p><p>Le bail au nom des parents peut donner une impression de s&eacute;curit&eacute;, mais il cr&eacute;e souvent une situation moins claire. Dans la plupart des cas, la formule la plus solide est la suivante : l&rsquo;&eacute;tudiant signe le bail, les parents signent une caution solidaire, les quittances sont &eacute;tablies au nom de l&rsquo;&eacute;tudiant, et le dossier CAF reste coh&eacute;rent.</p><p>Le bailleur est prot&eacute;g&eacute;, l&rsquo;&eacute;tudiant peut faire ses d&eacute;marches normalement, et chacun occupe la bonne place juridique.</p><p>La Chambre accompagne les propri&eacute;taires dans la r&eacute;daction et la v&eacute;rification de leurs baux d&rsquo;habitation, notamment pour les locations &eacute;tudiantes, les actes de caution, les garanties de paiement.</p><h2>R&eacute;sum&eacute; : Les 6 points importants quand on&nbsp;loue&nbsp;&agrave; un &eacute;tudiant</h2><ol>	<li>	<p><strong>Un &eacute;tudiant sans revenus peut signer un bail.</strong><br />	L&rsquo;absence de salaire n&rsquo;emp&ecirc;che pas d&rsquo;&ecirc;tre locataire. Le bailleur doit simplement s&eacute;curiser le dossier avec des garanties adapt&eacute;es.</p>	</li>	<li>	<p><strong>Le bail doit g&eacute;n&eacute;ralement &ecirc;tre au nom de l&rsquo;&eacute;tudiant.</strong><br />	Si c&rsquo;est lui qui occupe r&eacute;ellement le logement, il est pr&eacute;f&eacute;rable qu&rsquo;il soit le locataire officiel, m&ecirc;me si ses parents payent le loyer.</p>	</li>	<li>	<p><strong>Les parents doivent plut&ocirc;t &ecirc;tre cautions que locataires.</strong><br />	La formule la plus claire est souvent : &eacute;tudiant titulaire du bail, parents cautions solidaires. Chacun reste ainsi &agrave; sa bonne place juridique.</p>	</li>	<li>	<p><strong>La CAF doit &ecirc;tre anticip&eacute;e d&egrave;s la signature.</strong><br />	Pour demander une aide au logement, l&rsquo;&eacute;tudiant doit en principe disposer d&rsquo;un bail et de quittances &agrave; son nom. Un bail &eacute;tabli au seul nom des parents peut compliquer le dossier.</p>	</li>	<li>	<p><strong>Le bail au nom des parents peut cr&eacute;er une fausse s&eacute;curit&eacute;.</strong><br />	Il peut poser des questions sur la r&eacute;sidence principale, l&rsquo;assurance, les quittances, la taxe d&rsquo;habitation ou encore le cong&eacute; en fin de location.</p>	</li>	<li>	<p><strong>L&rsquo;acte de caution doit &ecirc;tre r&eacute;dig&eacute; avec soin.</strong><br />	Le bailleur doit v&eacute;rifier les ressources des parents cautions et faire signer un engagement clair, complet et conforme aux r&egrave;gles applicables.</p>	</li></ol><h2>R&eacute;f&eacute;rences utiles</h2><ul>	<li>	<p>Loi n&deg; 89-462 du 6 juillet 1989, article 2 : d&eacute;finition de la r&eacute;sidence principale, notamment le logement occup&eacute; au moins huit mois par an, sauf exceptions.</p>	</li>	<li>	<p>Loi n&deg; 89-462 du 6 juillet 1989, article 25-7 : possibilit&eacute; de r&eacute;duire &agrave; 9 mois la dur&eacute;e du bail meubl&eacute; lorsque la location est consentie &agrave; un &eacute;tudiant, sans reconduction tacite.</p>	</li>	<li>	<p>Loi n&deg; 89-462 du 6 juillet 1989, article 22-1 : r&eacute;gime du cautionnement, mentions obligatoires, remise d&rsquo;un exemplaire du bail &agrave; la caution, et r&egrave;gle relative au cumul caution/assurance avec exception pour les &eacute;tudiants et apprentis.</p>	</li>	<li>	<p>D&eacute;cret n&deg; 2015-1437 du 5 novembre 2015 : liste des pi&egrave;ces justificatives pouvant &ecirc;tre demand&eacute;es au candidat locataire et &agrave; sa caution.</p>	</li>	<li>	<p>D&eacute;cret n&deg; 2015-587 du 29 mai 2015 : contrats types de location pour les logements nus et meubl&eacute;s &agrave; usage de r&eacute;sidence principale.</p>	</li>	<li>	<p>CAF : pour l&rsquo;aide au logement &eacute;tudiant, le bail et la quittance doivent &ecirc;tre au nom de l&rsquo;&eacute;tudiant demandeur, sauf cas du mineur non &eacute;mancip&eacute; repr&eacute;sent&eacute; l&eacute;galement.</p>	</li>	<li>	<p>Impots.gouv.fr : taxe d&rsquo;habitation supprim&eacute;e pour les r&eacute;sidences principales depuis 2023, mais maintenue pour les r&eacute;sidences secondaires ; les occupants connus doivent &ecirc;tre d&eacute;clar&eacute;s dans le service &laquo; Biens immobiliers &raquo;.</p>	</li>	<li>	<p>Visale / Action Logement : garantie gratuite pouvant concerner les &eacute;tudiants et les jeunes de 30 ans ou moins, sous conditions et dans les limites du dispositif.</p>	</li></ul>]]></description></item><item rdf:about="https://www.06.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=791" > <title>Toit-terrasse, jardin, parking : Avoir la jouissance exclusive ne signifie pas être propriétaire</title> <link>https://www.06.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=791</link><dc:date>2026-06-23</dc:date><dc:language>fr</dc:language><dc:subject></dc:subject><description><![CDATA[<h1>&nbsp;</h1><p><strong>Un copropri&eacute;taire a r&eacute;cemment &eacute;t&eacute; condamn&eacute; &agrave; restituer &agrave; sa copropri&eacute;t&eacute; plus de 30 000 euros de loyers provenant de l&rsquo;installation d&rsquo;antennes sur un toit-terrasse. Cette affaire rappelle une distinction fondamentale, mais souvent mal comprise : b&eacute;n&eacute;ficier seul d&rsquo;un espace ne signifie pas n&eacute;cessairement que l&rsquo;on en est propri&eacute;taire.</strong></p><h2>Un toit-terrasse lou&eacute; depuis plusieurs ann&eacute;es</h2><p>L&rsquo;affaire concernait un toit-terrasse sur lequel un op&eacute;rateur de t&eacute;l&eacute;communications avait install&eacute; des antennes.</p><p>Le copropri&eacute;taire qui pensait d&eacute;tenir ce toit percevait personnellement les loyers vers&eacute;s par l&rsquo;op&eacute;rateur. La situation pouvait, &agrave; premi&egrave;re vue, para&icirc;tre r&eacute;guli&egrave;re : le toit-terrasse &eacute;tait d&eacute;sign&eacute; comme un lot dans les documents de la copropri&eacute;t&eacute; et son titulaire disposait d&rsquo;un droit exclusif sur cet espace.</p><p>Une difficult&eacute; importante apparaissait toutefois &agrave; la lecture du r&egrave;glement de copropri&eacute;t&eacute; : le toit-terrasse y &eacute;tait &eacute;galement qualifi&eacute; de <strong>partie commune &agrave; jouissance privative</strong>.</p><p>Saisi par le syndicat des copropri&eacute;taires, le tribunal a consid&eacute;r&eacute; que le toit demeurait la propri&eacute;t&eacute; indivise de l&rsquo;ensemble des copropri&eacute;taires. Il en a d&eacute;duit que les loyers r&eacute;mun&eacute;rant l&rsquo;occupation de cette partie commune devaient revenir &agrave; la copropri&eacute;t&eacute;.</p><p>Le copropri&eacute;taire a ainsi &eacute;t&eacute; condamn&eacute; &agrave; restituer plus de 30 000 euros correspondant &agrave; plusieurs ann&eacute;es de loyers.</p><p>Cette d&eacute;cision, rendue en premi&egrave;re instance, est susceptible d&rsquo;appel. Elle constitue n&eacute;anmoins une excellente illustration des difficult&eacute;s provoqu&eacute;es par certains r&egrave;glements de copropri&eacute;t&eacute; anciens ou impr&eacute;cis.</p><h2>Qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;une partie commune &agrave; jouissance privative ?</h2><p>Une partie commune &agrave; jouissance privative est un espace qui appartient collectivement &agrave; l&rsquo;ensemble des copropri&eacute;taires, mais dont l&rsquo;usage est r&eacute;serv&eacute; &agrave; un seul lot.</p><p>Il peut notamment s&rsquo;agir :</p><ul>	<li>	<p>d&rsquo;une terrasse accessible depuis un appartement ;</p>	</li>	<li>	<p>d&rsquo;un jardin situ&eacute; devant un logement ;</p>	</li>	<li>	<p>d&rsquo;une cour int&eacute;rieure ;</p>	</li>	<li>	<p>d&rsquo;un emplacement de stationnement ;</p>	</li>	<li>	<p>d&rsquo;une portion de toiture ;</p>	</li>	<li>	<p>ou, plus rarement, d&rsquo;une cave ou d&rsquo;un espace situ&eacute; en fa&ccedil;ade.</p>	</li></ul><p>Le titulaire du droit de jouissance est g&eacute;n&eacute;ralement le seul &agrave; pouvoir utiliser cet espace. Les autres copropri&eacute;taires ne peuvent donc pas s&rsquo;y installer ou l&rsquo;occuper librement.</p><p>Mais cette exclusivit&eacute; d&rsquo;usage ne transforme pas la partie commune en propri&eacute;t&eacute; privative.</p><p>L&rsquo;article 6-3 de la loi du 10 juillet 1965 est tr&egrave;s clair : les parties communes &agrave; jouissance privative appartiennent indivis&eacute;ment &agrave; tous les copropri&eacute;taires. Le droit de jouissance est seulement attach&eacute; au lot qui en b&eacute;n&eacute;ficie. Il ne peut pas constituer, &agrave; lui seul, la partie privative d&rsquo;un lot de copropri&eacute;t&eacute;.</p><p>Autrement dit :</p><blockquote><p><strong>Le copropri&eacute;taire peut avoir l&rsquo;usage exclusif d&rsquo;un espace sans en &ecirc;tre personnellement propri&eacute;taire.</strong></p></blockquote><p>La Cour de cassation avait d&eacute;j&agrave; affirm&eacute; ce principe dans un arr&ecirc;t du 6 juin 2007 : un droit de jouissance exclusif sur une partie commune n&rsquo;est pas un droit de propri&eacute;t&eacute; et ne peut constituer la partie privative d&rsquo;un lot.</p><h2>Pourquoi les documents peuvent-ils &ecirc;tre trompeurs ?</h2><p>Les difficult&eacute;s viennent souvent de la r&eacute;daction du r&egrave;glement de copropri&eacute;t&eacute; et de l&rsquo;&eacute;tat descriptif de division.</p><p>Certains documents anciens emploient simultan&eacute;ment plusieurs expressions contradictoires. Un espace peut &ecirc;tre pr&eacute;sent&eacute; comme un &laquo; lot &raquo;, recevoir un num&eacute;ro et des tanti&egrave;mes, tout en &eacute;tant qualifi&eacute; ailleurs de partie commune &agrave; jouissance privative.</p><p>Or l&rsquo;existence d&rsquo;un num&eacute;ro de lot ou de tanti&egrave;mes ne suffit pas n&eacute;cessairement &agrave; &eacute;tablir l&rsquo;existence d&rsquo;une propri&eacute;t&eacute; privative.</p><p>Un v&eacute;ritable lot de copropri&eacute;t&eacute; doit comporter :</p><ol>	<li>	<p>une partie privative ;</p>	</li>	<li>	<p>une quote-part de parties communes.</p>	</li></ol><p>Un simple droit de jouissance sur une partie commune ne peut donc pas, &agrave; lui seul, constituer la partie privative d&rsquo;un lot.</p><p>Depuis la loi ELAN, l&rsquo;article 6-4 de la loi du 10 juillet 1965 pr&eacute;voit &eacute;galement que l&rsquo;existence d&rsquo;une partie commune &agrave; jouissance privative doit &ecirc;tre express&eacute;ment mentionn&eacute;e dans le r&egrave;glement de copropri&eacute;t&eacute;.</p><p>Pour conna&icirc;tre la situation r&eacute;elle d&rsquo;une terrasse, d&rsquo;un jardin ou d&rsquo;un parking, il faut donc confronter plusieurs documents :</p><ul>	<li>	<p>le r&egrave;glement de copropri&eacute;t&eacute; ;</p>	</li>	<li>	<p>l&rsquo;&eacute;tat descriptif de division ;</p>	</li>	<li>	<p>les modificatifs &eacute;ventuellement publi&eacute;s ;</p>	</li>	<li>	<p>l&rsquo;acte de vente ;</p>	</li>	<li>	<p>les plans annex&eacute;s ;</p>	</li>	<li>	<p>et, le cas &eacute;ch&eacute;ant, les d&eacute;cisions d&rsquo;assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale.</p>	</li></ul><p>La seule description figurant dans une annonce immobili&egrave;re ou dans un acte de vente ne permet pas toujours de r&eacute;soudre les contradictions contenues dans les titres de la copropri&eacute;t&eacute;.</p><h2>&Agrave; qui appartiennent les loyers tir&eacute;s d&rsquo;une partie commune ?</h2><p>Le jugement r&eacute;cemment rapport&eacute; apporte une r&eacute;ponse particuli&egrave;rement importante sur le plan financier.</p><p>Le tribunal a consid&eacute;r&eacute; que les loyers vers&eacute;s en contrepartie de l&rsquo;occupation d&rsquo;une partie commune devaient revenir au syndicat des copropri&eacute;taires, et non au copropri&eacute;taire b&eacute;n&eacute;ficiant d&rsquo;un simple droit de jouissance privative.</p><p>La solution s&rsquo;explique par la nature du bien exploit&eacute; : si l&rsquo;espace demeure la propri&eacute;t&eacute; indivise des copropri&eacute;taires, les revenus provenant de son occupation ont vocation &agrave; b&eacute;n&eacute;ficier &agrave; la collectivit&eacute; des copropri&eacute;taires.</p><p>Le titulaire du droit de jouissance ne peut donc pas n&eacute;cessairement :</p><ul>	<li>	<p>conclure seul un contrat avec un op&eacute;rateur ;</p>	</li>	<li>	<p>louer personnellement l&rsquo;espace ;</p>	</li>	<li>	<p>percevoir les loyers ;</p>	</li>	<li>	<p>installer librement des &eacute;quipements ;</p>	</li>	<li>	<p>ou c&eacute;der l&rsquo;espace comme s&rsquo;il en &eacute;tait pleinement propri&eacute;taire.</p>	</li></ul><p>Une convention portant sur l&rsquo;occupation d&rsquo;une partie commune doit, en principe, &ecirc;tre examin&eacute;e au niveau de la copropri&eacute;t&eacute;. Selon son contenu, sa dur&eacute;e et les droits accord&eacute;s &agrave; l&rsquo;occupant, une d&eacute;cision de l&rsquo;assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale peut &ecirc;tre n&eacute;cessaire.</p><p>Les sommes per&ccedil;ues doivent alors &ecirc;tre comptabilis&eacute;es dans les comptes du syndicat des copropri&eacute;taires.</p><h2>Jouissance privative ne signifie pas libert&eacute; totale</h2><p>Le titulaire d&rsquo;un droit de jouissance privative peut utiliser l&rsquo;espace dans les limites pr&eacute;vues par le r&egrave;glement de copropri&eacute;t&eacute;, mais il ne dispose pas des m&ecirc;mes pouvoirs qu&rsquo;un propri&eacute;taire sur une partie privative.</p><p>Il ne peut notamment pas r&eacute;aliser librement des travaux qui affectent :</p><ul>	<li>	<p>l&rsquo;&eacute;tanch&eacute;it&eacute; de la toiture ;</p>	</li>	<li>	<p>le gros &oelig;uvre ;</p>	</li>	<li>	<p>la fa&ccedil;ade ou l&rsquo;aspect ext&eacute;rieur ;</p>	</li>	<li>	<p>la structure de l&rsquo;immeuble ;</p>	</li>	<li>	<p>les canalisations communes ;</p>	</li>	<li>	<p>ou les droits des autres copropri&eacute;taires.</p>	</li></ul><p>Lorsque des travaux affectent les parties communes ou l&rsquo;aspect ext&eacute;rieur de l&rsquo;immeuble, une autorisation pr&eacute;alable de l&rsquo;assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale est g&eacute;n&eacute;ralement requise.</p><p>La r&eacute;partition des d&eacute;penses d&rsquo;entretien et de r&eacute;paration doit &eacute;galement &ecirc;tre v&eacute;rifi&eacute;e. Le r&egrave;glement de copropri&eacute;t&eacute; peut mettre certaines d&eacute;penses &agrave; la charge du titulaire du droit de jouissance. Cela ne signifie toutefois pas que celui-ci devient propri&eacute;taire de l&rsquo;espace.</p><p>Il faut donc distinguer :</p><ul>	<li>	<p>la propri&eacute;t&eacute; de la partie commune ;</p>	</li>	<li>	<p>son usage exclusif ;</p>	</li>	<li>	<p>son entretien courant ;</p>	</li>	<li>	<p>les grosses r&eacute;parations ;</p>	</li>	<li>	<p>et les travaux relevant de la conservation de l&rsquo;immeuble.</p>	</li></ul><p>Ces questions ne re&ccedil;oivent pas toujours la m&ecirc;me r&eacute;ponse et doivent &ecirc;tre examin&eacute;es au regard du r&egrave;glement de copropri&eacute;t&eacute; et de la nature exacte des travaux.</p><h2>Quelles v&eacute;rifications effectuer avant d&rsquo;acheter ?</h2><p>L&rsquo;acqu&eacute;reur d&rsquo;un appartement pr&eacute;sent&eacute; comme b&eacute;n&eacute;ficiant d&rsquo;une terrasse, d&rsquo;un jardin, d&rsquo;une cour ou d&rsquo;un parking doit demander quelle est la qualification juridique exacte de cet espace.</p><p>Trois situations doivent &ecirc;tre distingu&eacute;es :</p><h3>1. L&rsquo;espace est une v&eacute;ritable partie privative</h3><p>Il appartient exclusivement au copropri&eacute;taire et fait partie de son lot, sous r&eacute;serve du respect du r&egrave;glement de copropri&eacute;t&eacute; et des droits des autres copropri&eacute;taires.</p><h3>2. L&rsquo;espace est une partie commune &agrave; jouissance privative</h3><p>Le copropri&eacute;taire en a l&rsquo;usage exclusif, mais l&rsquo;espace appartient collectivement &agrave; l&rsquo;ensemble des copropri&eacute;taires.</p><h3>3. L&rsquo;espace est une partie commune sans droit de jouissance privative clairement &eacute;tabli</h3><p>Son utilisation exclusive peut alors &ecirc;tre contest&eacute;e, notamment si aucun droit n&rsquo;est express&eacute;ment pr&eacute;vu dans le r&egrave;glement de copropri&eacute;t&eacute;.</p><p>Cette qualification peut avoir des cons&eacute;quences importantes sur :</p><ul>	<li>	<p>la valeur du bien ;</p>	</li>	<li>	<p>les possibilit&eacute;s d&rsquo;am&eacute;nagement ;</p>	</li>	<li>	<p>la location de l&rsquo;espace ;</p>	</li>	<li>	<p>l&rsquo;installation d&rsquo;&eacute;quipements ;</p>	</li>	<li>	<p>la r&eacute;partition des d&eacute;penses ;</p>	</li>	<li>	<p>et les conditions d&rsquo;une future revente.</p>	</li></ul><p>Il est donc prudent de faire v&eacute;rifier les documents de copropri&eacute;t&eacute; avant la signature de l&rsquo;acte d&eacute;finitif, en particulier lorsque l&rsquo;espace constitue un &eacute;l&eacute;ment d&eacute;terminant de l&rsquo;achat.</p><h2>Que doivent v&eacute;rifier le syndic et le conseil syndical ?</h2><p>Les copropri&eacute;t&eacute;s ont &eacute;galement int&eacute;r&ecirc;t &agrave; examiner les situations dans lesquelles un copropri&eacute;taire per&ccedil;oit personnellement des revenus li&eacute;s &agrave; un &eacute;l&eacute;ment de l&rsquo;immeuble.</p><p>Cette v&eacute;rification peut notamment concerner :</p><ul>	<li>	<p>des antennes de t&eacute;l&eacute;communications ;</p>	</li>	<li>	<p>des panneaux publicitaires ;</p>	</li>	<li>	<p>un distributeur automatique ;</p>	</li>	<li>	<p>une installation technique ;</p>	</li>	<li>	<p>un emplacement de stationnement ;</p>	</li>	<li>	<p>une terrasse exploit&eacute;e commercialement ;</p>	</li>	<li>	<p>ou une portion de fa&ccedil;ade.</p>	</li></ul><p>Le syndic et le conseil syndical doivent rechercher :</p><ol>	<li>	<p>la qualification de l&rsquo;espace dans le r&egrave;glement de copropri&eacute;t&eacute; ;</p>	</li>	<li>	<p>l&rsquo;existence d&rsquo;une d&eacute;cision d&rsquo;assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale ;</p>	</li>	<li>	<p>l&rsquo;identit&eacute; de la personne ayant sign&eacute; la convention ;</p>	</li>	<li>	<p>l&rsquo;identit&eacute; du b&eacute;n&eacute;ficiaire des loyers ;</p>	</li>	<li>	<p>la dur&eacute;e du contrat ;</p>	</li>	<li>	<p>les obligations d&rsquo;entretien, d&rsquo;assurance et de remise en &eacute;tat.</p>	</li></ol><p>En pr&eacute;sence d&rsquo;une situation irr&eacute;guli&egrave;re, la copropri&eacute;t&eacute; doit agir sans tarder. Une &eacute;ventuelle demande de restitution des sommes per&ccedil;ues doit notamment &ecirc;tre examin&eacute;e au regard des r&egrave;gles de prescription.</p><h2>Une formule &agrave; retenir : l&rsquo;usage n&rsquo;est pas la propri&eacute;t&eacute;</h2><p>Cette affaire illustre un principe simple, mais essentiel :</p><blockquote><p><strong>Avoir seul l&rsquo;usage d&rsquo;un espace ne signifie pas que l&rsquo;on peut en disposer comme un propri&eacute;taire.</strong></p></blockquote><p>Lorsqu&rsquo;une terrasse, un jardin, une cour, un parking ou une toiture est qualifi&eacute; de partie commune &agrave; jouissance privative, son titulaire b&eacute;n&eacute;ficie d&rsquo;un droit r&eacute;el attach&eacute; &agrave; son lot, mais l&rsquo;espace demeure la propri&eacute;t&eacute; indivise de l&rsquo;ensemble des copropri&eacute;taires.</p><p>Avant de louer, transformer, construire, c&eacute;der ou exploiter un tel espace, il est indispensable de v&eacute;rifier pr&eacute;cis&eacute;ment le r&egrave;glement de copropri&eacute;t&eacute; et les d&eacute;cisions de l&rsquo;assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale.</p><p>Une analyse pr&eacute;alable permet souvent d&rsquo;&eacute;viter des travaux contest&eacute;s, une vente fragilis&eacute;e ou, comme dans l&rsquo;affaire rapport&eacute;e, la restitution de plusieurs ann&eacute;es de loyers.</p><hr /><h3>R&eacute;f&eacute;rences juridiques</h3><ul>	<li>	<p>Loi n&deg; 65-557 du 10 juillet 1965 : articles 1er, 3, 6-3, 6-4, 8, 9 et 25.</p>	</li>	<li>	<p>Cour de cassation, troisi&egrave;me chambre civile, 6 juin 2007, n&deg; 06-13.477.</p>	</li>	<li>	<p>Jugement d&rsquo;un tribunal judiciaire du 27 mai 2026, rapport&eacute; par la presse et susceptible d&rsquo;appel.</p>	</li></ul><p><em>Cet article pr&eacute;sente les principes g&eacute;n&eacute;raux applicables. Chaque situation doit &ecirc;tre examin&eacute;e au regard du r&egrave;glement de copropri&eacute;t&eacute;, de l&rsquo;&eacute;tat descriptif de division, des actes publi&eacute;s et des d&eacute;cisions d&rsquo;assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale.</em></p>]]></description></item><item rdf:about="https://www.06.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=781" > <title>Analyse juridique : Gardien d'immeuble et pouvoirs pour l'assemblée générale des copropriétaires</title> <link>https://www.06.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=781</link><dc:date>2023-05-09</dc:date><dc:language>fr</dc:language><dc:subject></dc:subject><description><![CDATA[<div class="fond_gris"><strong><span class="rouge">Le gardien d&#39;un immeuble peut-il obtenir des pouvoirs pour assister et voter &agrave; une assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale de la copropri&eacute;t&eacute; au sein de laquelle il est employ&eacute; ?</span></strong></div><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p><p style="text-align: justify;">En droit de la copropri&eacute;t&eacute;, il est de principe que ne peuvent participer et voter &agrave; l&#39;assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale que les copropri&eacute;taires. Cela s&#39;explique par le caract&egrave;re priv&eacute; de ces r&eacute;unions. L&#39;article 22 de la loi du 10 juillet 1965 apporte une exception &agrave; cette r&egrave;gle en pr&eacute;voyant que &quot;<i>tout copropri&eacute;taire peut d&eacute;l&eacute;guer son droit de vote &agrave; un mandataire, que ce dernier soit ou non membre du syndicat</i>&quot;. Le gardien d&#39;une&nbsp;copropri&eacute;t&eacute;, n&#39;&eacute;tant pas un membre du syndicat, pourrait d&egrave;s lors se voir confier, par un copropri&eacute;taire, un pouvoir pour une assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale.</p><p style="text-align: justify;">Toutefois, l&#39;article 22 pr&eacute;cit&eacute; ajoute que&nbsp;ne peuvent recevoir de d&eacute;l&eacute;gation de pouvoir les &quot;<b><i>pr&eacute;pos&eacute;s</i></b>&quot; du syndic. Il est donc n&eacute;cessaire de d&eacute;terminer si les gardiens d&#39;immeuble, en tant que salari&eacute;s du syndicat des copropri&eacute;taires, mais embauch&eacute;s et cong&eacute;di&eacute;s par le syndic (selon l&#39;article&nbsp;31 du d&eacute;cret du 17 mars 1967), entrent dans cette cat&eacute;gorie de &quot;<i>pr&eacute;pos&eacute;s</i>&quot; du syndic.</p><p style="text-align: justify;">Une r&eacute;ponse minist&eacute;rielle a d&eacute;j&agrave; pu indiquer &quot;<i>qu&#39;en l&#39;absence de lien juridique de subordination, l&#39;interdiction faite aux pr&eacute;pos&eacute;s du syndic de recevoir des mandats ne concerne pas les concierges ou gardiens d&#39;immeuble</i>&quot; (R&eacute;p. min. n&deg; 32353 : JOAN Q, 19 f&eacute;vr. 1996, p. 948). Cela confirmerait que les gardiens d&#39;immeuble sont en mesure de repr&eacute;senter un copropri&eacute;taire &agrave; une assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale, et donc de prendre part au vote de certaines r&eacute;solutions.</p><p style="text-align: justify;">Toutefois, la cour d&#39;appel de Paris, dans un arr&ecirc;t du 26 mai 2021, a nuanc&eacute; ce principe en indiquant qu&#39;il est possible de consid&eacute;rer le gardien comme un pr&eacute;pos&eacute; du syndic si est rapport&eacute;e la preuve (difficilement) que m&ecirc;me en dehors de tout contrat de travail, il se comporte comme tel &agrave; l&#39;&eacute;gard des tiers et des copropri&eacute;taires, qu&#39;il travaille pour son compte, ex&eacute;cute ses ordres et accomplit des actes de gestion incombant au syndic (cour d&#39;appel de Paris, 26 mai 2021, n&deg; 18/03741). Si tel &eacute;tait le cas, le gardien ne saurait recevoir des pouvoirs pour une assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale de copropri&eacute;t&eacute;.&nbsp;</p><p style="text-align: justify;">En tout &eacute;tat de cause, pour pr&eacute;venir toute difficult&eacute; (et toute contestation du proc&egrave;s-verbal d&#39;assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale), il est recommand&eacute; de ne pas confier de pouvoir au gardien d&#39;immeuble, et plus particuli&egrave;rement lorsque l&#39;assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale concern&eacute;e doit&nbsp;&eacute;voquer une question relative &agrave;&nbsp;ses fonctions.</p><p style="text-align: right;">C&eacute;dric Chapelle</p>]]></description></item><item rdf:about="https://www.06.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=780" > <title>Analyse juridique : Le congé délivré par le bailleur d'un bail d'habitation doit l'être pour l'échéance du bail</title> <link>https://www.06.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=780</link><dc:date>2023-03-03</dc:date><dc:language>fr</dc:language><dc:subject></dc:subject><description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Qu&#39;un contrat de bail d&#39;habitation concerne un logement nu ou meubl&eacute;, la loi du 6 juillet 1989&nbsp;(art. 15 pour les logements nus ; art. 25-8 pour les logements meubl&eacute;s)&nbsp;donne la possibilit&eacute; au bailleur de d&eacute;livrer un cong&eacute; au locataire dans 3 situations :&nbsp;pour reprendre le logement afin d&#39;y vivre ou loger un proche ; pour vendre le logement ; pour un motif l&eacute;gitime et s&eacute;rieux. Ces dispositions pr&eacute;voient &eacute;galement les modalit&eacute;s de d&eacute;livrance du cong&eacute;, notamment le d&eacute;lai de pr&eacute;avis qui s&#39;impose au bailleur : il est de 6 mois pour les logements nus, et de 3 mois pour les logements meubl&eacute;s.</p><p style="text-align: justify;">Toutefois face au silence de ces articles sur le moment de d&eacute;livrance du cong&eacute;, nombreux sont les bailleurs qui estiment que celui-ci peut &ecirc;tre d&eacute;livr&eacute; &agrave; tout moment pendant l&#39;ex&eacute;cution du bail, faisant d&eacute;buter le d&eacute;lai de pr&eacute;avis &agrave; sa date de d&eacute;livrance. Or, en application de l&#39;article 10 de la loi du 6 juillet 1989 et selon la jurisprudence, la r&egrave;gle est claire : le cong&eacute; ne peut &ecirc;tre d&eacute;livr&eacute; que pour la date d&#39;&eacute;ch&eacute;ance du bail (pour exemple d&#39;une jurisprudence r&eacute;cente : cour d&#39;appel de Douai, 15 d&eacute;cembre 2022).</p><p style="text-align: justify;">Cette r&egrave;gle stricte impose donc aux bailleurs d&#39;&ecirc;tre particuli&egrave;rement attentifs : le cong&eacute; doit &ecirc;tre d&eacute;livr&eacute; au locataire au moins 6 mois (logement nu) ou au moins 3 mois (logement meubl&eacute;) avant l&#39;&eacute;ch&eacute;ance du bail. Tout cong&eacute; tardif est consid&eacute;r&eacute; comme nul (Cour de cassation, 3&egrave;me&nbsp;chambre civile, 10 juillet 1996). Bien entendu, cela n&#39;emp&ecirc;che pas le bailleur de d&eacute;livrer le cong&eacute; de mani&egrave;re anticip&eacute;e, mais il&nbsp;produira ses effets &agrave; la date &agrave; laquelle il aurait d&ucirc; &ecirc;tre donn&eacute; (Cour de cassation, 3&egrave;me chambre civile, 17 mai 2005).</p><p style="text-align: right;">C&eacute;dric Chapelle</p>]]></description></item><item rdf:about="https://www.06.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=779" > <title>Information pratique : Nouvelle obligation déclarative pour les propriétaires</title> <link>https://www.06.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=779</link><dc:date>2023-02-17</dc:date><dc:language>fr</dc:language><dc:subject></dc:subject><description><![CDATA[<div class="fond_gris" style="text-align: justify;"><strong><span class="rouge">Une nouvelle obligation d&eacute;clarative pour les propri&eacute;taires de biens immobiliers &agrave; usage d&#39;habitation</span></strong></div><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p><p style="text-align: justify;">Conform&eacute;ment &agrave; la loi de finances pour 2020 du 28 d&eacute;cembre 2019, les propri&eacute;taires de biens immobliers &agrave; usage d&#39;habitation sont tenus, <strong>depuis le 1er janvier 2023</strong>,&nbsp;de d&eacute;clarer ces derniers en ligne sur le site des imp&ocirc;ts, dans leur espace personnel ou professionnel (onglet &quot;G&eacute;rer mes biens immobiliers&quot;). Les propri&eacute;taires n&#39;ayant pas acc&egrave;s &agrave; ce service en ligne pourront se rendre dans leur centre des imp&ocirc;ts ou le contacter par t&eacute;l&eacute;phone. Les propri&eacute;taires concern&eacute;s (personnes physiques et morales - s&#39;&eacute;levant &agrave; 34 millions selon les donn&eacute;es communiqu&eacute;es par le gouvernement) auront <strong>jusqu&#39;au 30 juin 2023 inclus</strong> pour effectuer cette d&eacute;claration.<br />Ils devront notamment indiquer s&#39;ils occupent personnellement leur bien en tant que r&eacute;sidence principale ou secondaire, si le logement est occup&eacute; par un locataire, ou s&#39;il est tout simplement inoccup&eacute;.&nbsp;&nbsp;</p><p style="text-align: justify;">Cette d&eacute;claration a pour objet de permettre &agrave; l&#39;administration fiscale de d&eacute;terminer, en fonction des donn&eacute;es renseign&eacute;es par les propri&eacute;taires, si les logements restent soumis &agrave; la taxe d&#39;habitation (ce sera le cas pour des r&eacute;sidences secondaires) ou si leurs propri&eacute;taires sont assujettis &agrave; la taxe sur les logements vacants (pour les logements nus et inoccup&eacute;s).</p><p style="text-align: justify;">L&#39;absence de d&eacute;claration, une d&eacute;claration incompl&egrave;te ou erron&eacute;e pourra conduire au prononc&eacute; d&#39;une amende forfaitaire de 150 euros par local.</p><p style="text-align: right;">C&eacute;dric Chapelle</p>]]></description></item><item rdf:about="https://www.06.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=778" > <title>Analyse juridique : Bail commercial et tacite prolongation</title> <link>https://www.06.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=778</link><dc:date>2023-01-23</dc:date><dc:language>fr</dc:language><dc:subject></dc:subject><description><![CDATA[<div class="fond_gris" style="text-align: justify;"><span class="bleu"><b>Le bail commercial prend-il automatiquement fin &agrave; l&#39;issue de sa dur&eacute;e ?</b></span></div><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p><p style="text-align: justify;">De nombreux bailleurs sont inquiets &agrave; l&#39;approche de l&#39;&eacute;ch&eacute;ance du bail commercial qui les lie avec le preneur. Ils craignent qu&#39;&agrave; l&#39;issue des 9 ans du bail commercial (dur&eacute;e pouvant &ecirc;tre plus longue dans certaines hypoth&egrave;ses), celui-ci cesse et que le preneur se trouve dans l&#39;obligation de quitter les lieux. Si c&#39;est le principe pour les baux d&eacute;rogatoires (art. L. 145-5 du code de commerce) et les conventions d&#39;occupation pr&eacute;caire (art. L. 145-5-1 du code de commerce), tel n&#39;est pas le cas en mati&egrave;re de baux relevant du statut des baux commerciaux.</p><p style="text-align: justify;">En effet, l&#39;article L. 145-9 alin&eacute;a 2 du code de commerce offre une s&eacute;curit&eacute; aux parties li&eacute;es par un bail commercial, en pr&eacute;voyant que &quot;<i>&agrave;&nbsp;d&eacute;faut de cong&eacute; ou de demande de renouvellement, le bail fait par &eacute;crit se prolonge tacitement au-del&agrave; du terme fix&eacute; par le contrat</i>&quot;. Il en r&eacute;sulte qu&#39;au terme de la dur&eacute;e du bail commercial, si aucune partie n&#39;en sollicite le renouvellement ou ne d&eacute;livre un cong&eacute;, le contrat se poursuit par tacite prolongation, pour une dur&eacute;e ind&eacute;termin&eacute;e&nbsp;, ce qui donne la possibilit&eacute; &agrave; chacune des parties d&#39;y mettre fin &agrave; tout moment&nbsp;(Cour de cassation, 3&egrave;me chambre civile, 7 d&eacute;cembre 2004, n&deg; 03-19.226)&nbsp;selon les modalit&eacute;s l&eacute;gales relatives aux cong&eacute;s&nbsp;(Cour de cassation, 3&egrave;me chambre civile, 30 juin 1999, n&deg; 97-20.521), et m&ecirc;me d&#39;en solliciter le renouvellement (article L. 145-9 alin&eacute;a 2 du code de commerce).&nbsp;&nbsp;</p><p style="text-align: justify;">La tacite prolongation du bail commercial implique bien &eacute;videmment que les parties continuent &agrave; respecter les obligations contenues dans le bail prolong&eacute;.</p><p style="text-align: right;">C&eacute;dric Chapelle.</p>]]></description></item><item rdf:about="https://www.06.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=777" > <title>Analyse juridique : Fonds de travaux et petites copropriétés</title> <link>https://www.06.unpi.org/index.php?c=8&amp;cc=777</link><dc:date>2023-01-09</dc:date><dc:language>fr</dc:language><dc:subject></dc:subject><description><![CDATA[<div class="fond_gris" style="text-align: justify;"><strong><span class="bleu">Une copropri&eacute;t&eacute; compos&eacute;e de 8 lots est-elle dans l&#39;obligation de constituer un fonds de travaux ?</span></strong></div><p style="text-align: justify;">Cr&eacute;&eacute; par la loi Alur du 24 mars 2014, le fonds de travaux se d&eacute;finit comme une somme &eacute;pargn&eacute;e par les copropri&eacute;taires sur un compte d&eacute;di&eacute; et aliment&eacute; par une cotisation annuelle, dans le but d&#39;anticiper le financement de travaux dans l&#39;immeuble. Il s&#39;agit donc d&#39;un fonds de &quot;s&eacute;curit&eacute;&quot; permettant la mise &agrave; disposition quasi-imm&eacute;diate de fonds lorsque des travaux s&#39;av&egrave;reraient n&eacute;cessaires. Il est &agrave; noter que le montant du fonds de travaux varie en fonction des situations.</p><p style="text-align: justify;"><u>Avant le 1er janvier 2023</u> :&nbsp;<br />L&#39;article 14-2 de la loi du 10 juillet 1965 pr&eacute;voit que la cotisation annuelle vers&eacute;e par les copropri&eacute;taires pour alimenter ce fonds de travaux est &quot;obligatoire&quot;, donnant un caract&egrave;re imp&eacute;ratif &agrave; ce dernier. Ce m&ecirc;me article indique toutefois que &quot;<em>lorsque l&#39;immeuble comporte moins de dix lots, le syndicat peut d&eacute;cider de ne pas constituer de fonds de travaux</em>&quot;. Ainsi, dans les copropri&eacute;t&eacute;s allant jusqu&#39;&agrave; 9 lots, le fonds de travaux est facultatif, les copropri&eacute;taires pouvant d&eacute;cider de s&#39;en dispenser. Une telle d&eacute;cision rel&egrave;ve cependant de l&#39;unanimit&eacute; des copropri&eacute;taires.&nbsp;De m&ecirc;me, si les copropri&eacute;taires prennent le soin de faire r&eacute;aliser un diagnostic technique global de l&#39;immeuble&nbsp;et que ce document ne fait appara&icirc;tre aucun besoin de travaux dans les dix prochaines ann&eacute;es, le syndicat est dispens&eacute; de l&#39;obligation de constituer un fonds de travaux pendant la dur&eacute;e de validit&eacute; du diagnostic.</p><p style="text-align: justify;">Le montant du fonds de travaux ne saurait &ecirc;tre inf&eacute;rieur &agrave; 5% du budget pr&eacute;visionnel vot&eacute; en assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale.</p><p style="text-align: justify;"><u>Depuis le 1er janvier 2023</u> :&nbsp;<br />Le fonds de travaux est pr&eacute;vu &agrave; l&#39;article 14-2-1 de la loi du 10 juillet 1965. Les syndicats de&nbsp;copropri&eacute;taires comprenant plus de 200 lots &agrave; usage de logements, de bureaux ou de commerces ont&nbsp;l&#39;obligation de constituer&nbsp;un fonds de travaux. Cette obligation s&#39;&eacute;tendra progressivement dans le temps : pour les syndicats de&nbsp;copropri&eacute;taires comprenant entre 51 et 200 lots &agrave; partir du 1er janvier 2024, et pour les syndicats de copropri&eacute;taires comprenant 50 lots maximum &agrave; partir du 1er janvier 2025.&nbsp;</p><p style="text-align: justify;">A noter que lorsque l&#39;assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale a adopt&eacute; un plan pluriannuel de travaux, le montant de la cotisation annuelle ne peut &ecirc;tre inf&eacute;rieur &agrave; 2,5 % du montant des travaux pr&eacute;vus dans le plan adopt&eacute; et &agrave; 5 % du budget pr&eacute;visionnel. A d&eacute;faut d&#39;adoption d&#39;un plan, le montant de la cotisation annuelle pour le fonds de travaux ne peut &ecirc;tre inf&eacute;rieur &agrave; 5 % du budget pr&eacute;visionnel.</p><p style="text-align: right;">C&eacute;dric Chapelle</p><p style="text-align: right;">&nbsp;</p><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>]]></description></item></rdf:RDF>